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Politique

Anticipations «féministes» sur les prochaines élections

Par L'Economiste | Edition N°:2196 Le 19/01/2006 | Partager

. L’ADFM organise une rencontre. Des débats qui cafouillent souvent. Le féminisme, «dépassé»?Véritable cafouillage à la rencontre organisée mardi 17 janvier par l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM). L’intitulé de la table ronde «Participation politique des femmes: enjeu démocratique» n’avait rien à voir avec le contenu des débats. Aucune relation aussi avec la plate-forme de discussions distribuée aux participantes. Les représentantes de diverses associations, qui devaient prendre part aux débats, n’ont d’ailleurs pas manqué de le faire remarquer aux organisateurs. En effet, le document distribué traitait essentiellement du féminisme et de ses évolutions au lendemain de la promulgation du code de la famille. «Dans quelle mesure le projet et le mouvement féministes peuvent-ils prétendre continuer à constituer un enjeu dans le cadre du processus d’évolution que vit le pays?», se demande le politologue Mohamed Mouaqit dans l’introduction présentée à l’assistance. Ses questionnements ne s’arrêtent pas là. «L’enjeu féministe peut-il cependant se réduire au maintien des acquis»? Le féminisme serait-il réduit à l’obtention des droits? La nouvelle version de la moudawana ou code de la famille a-t-elle réglé toutes les questions relatives à la femme? Mouaqit s’en défend. Pour lui, le féminisme est défini à la fois comme une conception et un projet de société qui veulent reconnaître aux femmes la qualité de sujet au sens philosophique d’être autonome, libre et égal. C’est du moins ce qu’avance le politologue en question. Du coup, la rencontre donnait l’impression d’être une réunion autour du féminisme et non pas de la participation des femmes à la vie politique. Les deux sujets ne sont pas indissociables pour autant. Les féministes ont, de tout temps, été aussi des politiques. Du moins certaines d’entre elles. Les associations féministes ont un champ d’intervention et les politiques le leur. Ces sphères d’intervention interfèrent dans certains cas. Particulièrement lorsqu’il s’agit de concevoir des lois et de les faire adopter par les parlementaires. Le questionnement de Mouaqit n’était cependant pas sans bien-fondé. Depuis la promulgation du code de la famille, nombreux sont ceux à se poser des questions sur l’action féministe. Les représentantes d’associations présentes à la rencontre ont vite fait de rectifier le tir. Le féminisme, ce n’est pas uniquement l’obtention des droits. La société marocaine est loin d’être égalitaire et l’espace public reste accaparé par le sexe masculin. Les propos tenus avaient une résonance soixante-huitarde. Doit-on actuellement cantonner l’action féministe au seul chapitre des droits de la famille? «Les prochaines élections seront les premières après l’avènement du code de la famille», devait rappeler une participante. «Ce code a élargi les compétences et les responsabilités des femmes. Cela sera-t-il visible lors des élections de 2007?», lance-t-elle. Toutes les femmes sont cependant d’accord sur la nécessité de changer le discours politique. «C’est une des conditions pour que la femme soit davantage représentée». Le mouvement féministe a donc encore beaucoup à faire. Il a certes évolué, non seulement au Maroc mais dans le monde entier. Le problème actuel n’est pas de redéfinir le féminisme. La question réside dans la définition de la position des femmes à l’égard de plusieurs sujets capitaux pour le pays. Cela va de leur présence au sein des partis à la représentation dans les instances dirigeantes de ces mêmes partis ou encore des listes électorales. C’était d’abord de cela dont voulaient discuter tous ceux qui ont fait le déplacement à la rencontre de mardi soir. Rendez-vous a toutefois été pris pour poser les vrais problèmes relatifs à l’enjeu démocratique et au rôle de la femme dans la construction d’un Etat de droit.


Indignation

Comment peut-on estimer que le féminisme n’a presque plus lieu d’être? Ce ne sont surtout pas les militantes des associations de femmes qui le diront. La revendication des droits est universelle et n’arrive jamais à terme. A la table ronde, organisée par l’ADFM, le message véhiculé semblait pourtant épouser cette thèse. La plate-forme élaborée affirme que «à croire certaines opinions, les réalisations acquises par le mouvement féministe au cours des dernières années sont si importantes que l’agenda de l’évolution de la législation semble avoir, sinon épuisé les réformes à apporter au dispositif de la législation, du moins amoindri l’acuité et l’urgence de l’intervention dans ces matières». Les acquis consécutifs à mai 68 en France ont-ils pour autant amoindri le mouvement féministe? Le questionnement obéit à la même logique.Amale DAOUD

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