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AMO: Le calendrier de la réforme arrêté

Par L'Economiste | Edition N°:1692 Le 27/01/2004 | Partager

. 2005 sera l'année de transition et d'identification des indigents. Une étude actuarielle recommande l'adaptation du système des soins selon un schéma de régionalisation . Les décrets d'application finalisés en juin2005 sera incontestablement l'année de transition dans le système des soins au Maroc. Bien entendu, il y aura auparavant quelques préalables, ceux relatifs aux mécanismes de mise en oeuvre de l'assurance maladie obligatoire (AMO) et du régime d'assistance médicale aux économiquement faibles (RAMED), deux axes importants de la réforme. Une étude actuarielle relative au projet vient d'être finalisée par les techniciens du ministère de la Santé et servira de “feuille de route” pour l'application du projet. Après la promulgation de la loi 65-00 portant code de la couverture médicale de base, et l'engagement du Premier ministre, qui s'est fixé 2005 comme année pour la mise en oeuvre d'un projet social de grande envergure, les réunions se succèdent pour décliner les modalités techniques relatives à la réforme. Les 8 commissions qui relèvent du ministère de la Santé devront boucler leur travail fin mars; celles du ministère des Finances, de la CNOPS, de la CNSS fin avril. Les décrets d'application seront finalisés au plus tard en juin. L'année en cours sera décisive pour le gouvernement qui a pris l'engagement de généraliser l'accès aux soins à toutes les couches sociales de la population. La couverture de base comporte deux volets. Le premier concerne l'assurance, à savoir l'AMO, au profit des personnes actives, des pensionnés et des étudiants. Le deuxième est relatif à l'assistance (RAMED). Il vise principalement les laissés-pour-compte.L'étude expose les difficultés réelles qui peuvent surgir une fois la réforme en place. Celles-ci s'articulent autour de trois variables: identification des personnes cible, notamment celles éligibles au RAMED, projections de la population et estimations financières. L'étude actuarielle expose le schéma directeur de mise en œuvre du projet. Les structures institutionnelles seront mises en place en 2005, notamment en installant les instances de l'Agence nationale de l'assurance-maladie (ANAM), son conseil d'administration, son organigramme et aussi en la dotant de ressources humaines et financières. Il s'agit aussi d'élaborer les textes d'application nécessaires au projet. La population éligible au RAMED sera identifiée la même année. Cette étape de l'étude constitue la partie la plus délicate du processus. Elle conditionne même la réussite du mécanisme de mise en œuvre. Les difficultés qui se posent sont principalement d'ordre technique et organisationnel.Au cours de cette période, l'étude recommande d'entreprendre les changements induits par le RAMED dans l'organisation sanitaire (hiérarchisation des soins, sectorisation et l'accès à l'hôpital). Durant les deux premières années, des évaluations périodiques seront réalisées par provinces, par régions et au niveau national.Pour la période allant de 2006 à 2008, l'effort sera concentré sur la poursuite de l'identification de la population cible estimée en 2005 et l'établissement d'un bilan critique sur les mécanismes mis en oeuvre.D'ailleurs, le gouvernement est conscient de la difficulté de cette transition. Pour cela, Driss Jettou a rassuré les principaux intervenants, notamment les partenaires sociaux, sur la nécessité d'une approche progressive au niveau de la méthodologie pour faire aboutir ce chantier. Une précision qui rejoint d'ailleurs les préoccupations des principaux opérateurs économiques. La mise en œuvre de l'assurance-maladie sera une occasion d'expérimenter la politique de la régionalisation. C'est même un gage de succès. Selon l'étude, c'est l'entité régionale qui constitue le modèle le plus approprié pour le traitement global des problèmes liés à la pauvreté. L'objectif escompté étant la prise en charge sanitaire correcte des indigents. L'architecture finale du projet qui assurera la couverture universelle de la maladie sera connue en 2005. Mais ce n'est qu'en 2008 que des liaisons opérationnelles AMO/RAMED seront établies.


La Santé dépense à peine 20% pour les pauvres!

Les principes édictés par les organisations internationales Banque Mondiale et OMS pour mettre en place un système de soins efficace militent pour une intervention de l'Etat pour corriger les défaillances du marché des soins et de l'assurance-maladie. Cela s'opère principalement par la prise en charge des besoins des plus démunis.Pour l'OMS, “il peut être parfois nécessaire de rationaliser certains services, mais il est inadmissible d'exclure des groupes entiers de la population”. Au Maroc, le système actuel de protection sociale connaît un vrai problème d'efficacité. Selon les données avancées par l'étude actuarielle, 59% des ménages à revenus élevés ne paient pas les frais d'hospitalisation, 70% des usagers des hôpitaux produisent une attestation d'indigence. Pire, les dépenses du secteur de la santé publique bénéficient pour moins de 20% aux plus pauvres. Actuellement, 16,6% des personnes bénéficient de l'assurance. Avec l'application de la réforme, ce taux sera de 33% à fin de 2005, selon les estimations du ministère de la Santé.Nabil BOUBRAHIMI

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