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    Economie

    AMO: La coalition gouvernementale à l'épreuve

    Par L'Economiste | Edition N°:633 Le 08/11/1999 | Partager


    · Deux projets d'assurance-maladie obligatoire sur fond de crise entre l'USFP et l'Istiqlal
    · Après l'affaire de la réforme du Crédit Populaire du Maroc, une autre brèche risque de secouer
    la majorité gouvernementale


    Le Premier ministre a de quoi avoir des soucis. M. Abderrahman Youssoufi a à peine installé une commission permanente de coordination des partis de la majorité au Parlement, qu'une brèche est ouverte. Cette fois-ci, c'est dans ses rangs, particulièrement au sein de la coalition gouvernementale où le feu a pris avec un rebondissement dans le feuilleton de l'Assurance-Maladie Obligatoire (AMO). C'est M. Abdelouahed El Fassi, ministre de la Santé qui monte au créneau avec sa propre mouture.
    Le projet de M. Khalid Alioua, ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle n'est pas né sous la belle étoile. Les assureurs privés, regroupés dans leur Fédération, s'étaient opposés au projet accordant la gestion de l'AMO à la CNSS.
    La position des assureurs est réconfortée par M. El Fassi qui dispose de sa propre étude dont les recommandations divergeraient de la vision de son collègue au gouvernement.
    Cette affaire va mettre de l'huile sur le feu déjà que les relations entre les partis de l'Istiqlal et de l'USFP traversent une zone de turbulence. Le mémorandum adressé au Premier ministre et les dernières sorties publiques du leader de l'Istiqlal n'ont fait qu'attiser le feu. Il va falloir sans doute recourir à un arbitrage du Premier ministre. Deux ministres pour un seul dossier, c'est tout de même un peu trop, d'autant que les chantiers sont nombreux. Si seulement cela au moins pouvait faire avancer un projet qui traîne depuis des années.
    Cette affaire rappelle une autre qui a eu comme décor la Chambre des Représentants à la fin de la dernière session. En effet, un bras de fer entre les ministres des Finances et de la Privatisation a abouti au blocage du projet de réforme du Crédit Populaire du Maroc. Ce texte avait franchi le cap du Conseil de Gouvernement et celui des ministres. Chacun voulait tirer la couverture de son côté. M. Fathallah Oualalou veut piloter l'opération d'ouverture du capital de la BCP en tant que département de tutelle des banques. M. Rachid Filali met en avant la loi sur la privatisation pour mener cette bataille. Les intérêts en jeu semblent importants politiquement. Le Parti de l'Istiqlal a posé son veto et prépare une contre-offensive pour contrecarrer ce projet initié par le gouvernement.

    Mohamed CHAOUI

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