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Economie

AMO: Jugement sévère de la Banque Mondiale sur les assurances privées

Par L'Economiste | Edition N°:533 Le 21/06/1999 | Partager

· La note conjointe Banque Mondiale/MSP identifie des dysfonctionnements dans l'assurance privée

· La CNSS et la CNOPS renvoyées dos à dos

Plusieurs études ont analysé les caractéristiques du systèmes marocain de financement de la santé. La Banque Mondiale n'en est d'ailleurs pas à sa première rapport sur le sujet (voir l'étude de 1995). Le diagnostic retrouve aujourd'hui une autre intensité, en particulier, si l'on tient compte du débat qui a lieu sur l'assurance-maladie obligatoire (AMO).
La note conjointe Banque Mondiale/MSP qui a comparé notamment le système d'assurance publique (et l'éventualité d'une gestion AMO confiée à la CNSS) à celui des assurances privés n'a bien entendu pas voulu prendre position sur la question du montage institutionnel.

La balance des arguments/contre-arguments penche toutefois en défaveur des assurances privés. Le document rappelle tout d'abord que les discussions antérieures de réforme au Maroc ont visé à faire de la CNSS l'équivalent de la CNOPS pour le secteur privé et ce, dans le but d'étendre la couverture à tous les employés du secteur formel. Cette option ne semble pas être la panacée. "La préoccupation est que la CNSS pourrait en fin de compte s'avérer l'assureur du dernier ressort, avec des risques sérieux et sans possibilités de répartir les risques, étant donné qu'elle serait contrainte d'accepter tous les individus". Abordant ensuite la deuxième composante des assurances publiques, à savoir la CNOPS, la note souligne que la principale faiblesse du système actuel réside dans le plan de paiement qui ne correspond pas aux coûts de prestation des soins. Ce qui dans le secteur public se traduit par des surcharges. "En répartissant les risques entre les mutuelles, la CNOPS parviendrait à éviter les problèmes de coût, de risque et d'effet de levier des marchés de la petite assurance groupe que représentent ces mutuelles prises individuellement". Il est également fait allusion à la quote-part des employeurs et des employés (autrement dit à l'assiette de cotisation). La CNOPS n'est donc pas mieux lotie que la CNSS. L'assurance privée, qui couvre aujourd'hui 3,5% de la population (300.000 adhérents ainsi que leurs ayants droit), ne l'est pas d'avantage.

La note Banque Mondiale/MSP rappelle en effet que les échecs du marché de l'assurance-maladie, notamment la "sélection adverse" et le "hasard moral", sont omniprésents dans un système qui n'est pas bien réglementé et où les mécanismes de mutualisation des risques ne sont pas systématiquement institutionnalisés. "En général les assureurs écrèment les risques dans l'optique de n'attirer que les patients en présentant le moins". Par ailleurs, le document précise en effet que la réglementation en matière de solvabilité, de marketing, de divulgation de l'information, niveaux des primes et bénéfices, garanties d'obtention, de renouvellement et de maintien de la couverture, et de réassurance est très peu importante, voire inexistante.

Mohamed BENABID


Les indicateurs de la santé au rouge


· Le Maroc affiche les plus mauvais indicateurs de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord

S'IL y a bien un consensus en matière de santé au Maroc, c'est autour du travail qui reste à accomplir. Car si l'on juge d'après les principaux indicateurs retenus par la note MSP/Banque Mondiale, l'état des lieux n'est guère brillant. Pour une population très jeune de 28 millions d'habitants -dont 35% ont moins de 15 ans et 4,4% ont 65 ans ou plus-, le taux annuel de croissance démographique est de 2,06%. Sans l'annoncer explicitement, la note dresse l'échec de la stratégie de planification familiale. D'ailleurs, la part des femmes qui utilisent des méthodes contraceptives atteint 59% seulement. En outre, l'insuffisance pondérale à la naissance reste assez importante, elle concerne 9% des nourrissons. De son côté, le taux de mortalité infantile atteint 36,6 décès pour 1.000 naissances vivantes. Seul réconfort, le taux de vaccination s'élève à 89% pour les enfants de 1 à 2 ans.
Par ailleurs, à peine 50% de la population a accès à l'eau potable et 40% aux services d'assainissement. S'agissant de l'offre de soins, le Maroc compte 0,4 médecin et 1,1 lit pour 1.000 habitants. Il s'agit des chiffres les plus faibles (si l'on excepte la République du Yémen) de toute la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
Une autre critique cible les procédures qui sont censées permettre aux couches défavorisées d'accéder aux soins.
Ceux-ci doivent, en principe, obtenir un «certificat d'indigence» auprès des collectivités locales. Ce document peut leur donner droit à bénéficier gratuitement de soins dans les installations publiques. La réalité est tout autre. Le document fait état, sans toutefois les préciser, «d'abus» dans la délivrance des certificats d'indigence. Il s'agira sans doute d'une des principales pistes à examiner dans le cadre de la réforme en cours.
On rappellera, en effet, que le MSP a diligenté en collaboration avec le Ministère de l'Intérieur une enquête portant sur l'identification des indigents.

Wissal SEGRAOUI


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