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Economie

AMO: 50 milliards de DH de cotisations

Par L'Economiste | Edition N°:1976 Le 11/03/2005 | Partager

. Près de 1,28 million de salariés à l’origine de cette manne. Ça ne coûtera rien aux entreprises qui gardent leur couverture Peu de gens prêtaient crédit à la fonctionnalité de l’AMO (Assurance maladie obligatoire). Pourtant, ce sera une réalité dans un mois. Mounir Chraïbi, DG de la Sécurité sociale, persiste et signe devant assureurs et professionnels de la santé autour d’un dîner-débat, organisé le mercredi 9 mars par Interface, sur l’introduction et les implications de l’AMO. Chraïbi a fait savoir, à travers un long liminaire sur sa situation actuelle, que la CNSS fonctionne bien et mieux après sa restructuration. Une façon pour lui d’attester «l’aptitude» de la caisse à gérer l’AMO sans grandes difficultés. Par touches successives, la CNSS a modernisé ses systèmes de déclaration, de contrôle et d’inspection ou encore de recouvrement pour accueillir l’AMO. Comme elle a simulé des études actuarielles, réorganisé ses pôles, assaini ses bases de données et mis à niveau ses polycliniques.Le plus gros des réformes reste encore la mise en place d’un système d’information pour la gestion des prestations. Une plate-forme, prenant en charge jusqu’à 6 millions d’assurés, pour gérer dossiers médicaux, dépenses par prescripteur et échanges de données informatisées. Le développement de cartes électroniques pour les assurés et la délégation de la gestion des polycliniques sont également dans le pipe. Mounir Chraïbi a précisé que «la population éligible au système AMO atteint 1.419.767 assurés, dont 70% ont moins de 40 ans et 2/3 sont des hommes». L’application des conditions de stage exclut momentanément 200.000 salariés de ce panier. Le DG de la Sécurité sociale fait remarquer que «les revenus déclarés restent faibles: près de 40% ne disposent pas du salaire minimum». Le financement est encore problématique puisque 30% des affiliés à la CNSS disposent d’une couverture facultative et sont à l’origine de près de 60% des cotisations. Les prélèvements pour l’AMO seront effectués dès avril prochain. Les taux sont de 1 et 4% de la masse salariale déplafonnée. Les affiliés optant pour l’AMO verseront 4% à charge égale entre salariés et employeurs. Ceux qui garderont leur assurance privée, pendant les 5 ans de transition (éventuellement renouvelables), paieront 1% (à la charge de l’employeur) au titre de la solidarité. Ce taux de cotisation est pompé sur celui des allocations familiales qui passe de 7,5 à 6,5%, de telle sorte que les entreprises ne supportent aucune charge sociale supplémentaire. Le panier des soins, qui est toujours en discussion, permet de supporter un taux de remboursement de 70% sur un tarif de référence et 90% en cas de prise en charge dans les hôpitaux publics. B. E. Y.

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