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Affaires

Amith: «Industriels, prenez vos responsabilités»

Par L'Economiste | Edition N°:1814 Le 19/07/2004 | Partager

. Mezouar rappelle que l’industrie textile est en danger. Et qu’il faut absolument diversifier l’offre et les marchés. Les opérateurs s’insurgent contre le non-respect des engagements de l’EtatL’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) a tenu son assemblée générale ordinaire jeudi 15 juillet à Casablanca. Une séance qui a été présidée par l’actuel ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’Economie, Salah Eddine Mezouar, qui est néanmoins resté président de l’association. D’ailleurs, Mezouar a annoncé en avant-première que l’assemblée élective du futur président aura lieu en septembre prochain. «Entre-temps, je reste responsable légalement de cette association mais ce sont les deux vice-présidents qui en assureront la gestion quotidienne», déclare Mezouar.Outre la ratification de vigueur des rapports moral et financier pour l’année 2003, le bureau exécutif de l’Amith a établi lors de cette rencontre, un état d’avancement du plan de développement du secteur. Et au-delà des réalisations pour le moins encourageantes de l’association professionnelle, ce sont les multiples problèmes que rencontre encore le secteur textile et habillement au Maroc qui ont le plus suscité de débats. Du côté des autorités, représentées à l’occasion par Mezouar, les gros tourments de cette industrie résident dans «la sous-productivité et l’hyperconcentration des produits marocains dans 3 grands marchés, à savoir la France, l’Espagne et l’Angleterre». En effet, poursuit le président de l’Amith, le secteur national manque cruellement de diversification tant des produits que des marchés. «Les entreprises nationales ne disposent pas de structures professionnelles dédiées à la promotion de leurs produits à l’étranger. Ce sont souvent les chefs d’entreprise qui s’en chargent alors qu’ils ne devraient pas. D’abord parce qu’ils disposent rarement de la formation adéquate et ensuite parce que leur temps ne leur permet pas de le faire», ne cesse de répéter le ministre. Selon lui, et dans de telles circonstances, l’ouverture du Royaume sur des marchés géants tels que les Etats-Unis, devrait être appréhendée avec beaucoup de précision. «Les entreprises qui ne sont pas prêtes à investir ce marché, dans le sens où elles ne disposent pas encore de structures adéquates, ne doivent pas prospecter. Sinon, c’est à l’ensemble de l’industrie textile marocaine qu’ils nuisent», ajoute Mezouar. Les opérateurs quant à eux ne voient pas le problème sous le même angle. «L’Etat doit d’abord respecter ses engagements tels qu’ils ont été définis dans l’accord-cadre signé avec la profession en août 2002», tonne un opérateur du secteur. Les remboursements tant au titre de la CNSS, TVA que la ristourne énergétique (draw-back), poursuit-il, sont toujours attendus par la majorité des industriels. Signalons à titre d’exemple, que les remboursements de la TVA doivent s’effectuer au bout de trois mois et dans un maximum de 6 mois. De plus, «le ministère des Finances vient de nous imposer la condition de régularité avec le Fisc pour effectuer les remboursements. Cette condition ne figure tout simplement pas dans l’accord signé avec le gouvernement», déplore un autre industriel. Reste qu’en sa qualité de président de l’Amith, le ministre, «sans pour autant être corporatiste», a promis à ses membres «de régler ce problème au plus vite».


Réalisations

L’industrie marocaine du textile-habillement a enregistré en 2003 une légère progression de la production et des emplois et une stabilisation des exportations et des investissements. Le secteur est en effet passé d’une situation de perte d’emplois à une dynamique de sauvegarde et de création de postes de travail. «En 2003, les réalisations en matière d’emploi dépassent nos engagements», souligne le bureau exécutif de l’Amith. Les exportations ont également enregistré une hausse de 0,4%, atteignant les 28 milliards de DH en 2003. La valeur des importations du secteur est en revanche restée au même niveau que l’année dernière, enregistrant 20,2 milliards de DH. Naoufal BELGHAZI

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