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Culture

Amine Bennis s’essaye à «l’art brut»

Par L'Economiste | Edition N°:2960 Le 10/02/2009 | Partager

. Il expose à la galerie Alif Ba pendant un mois . Sa peinture est colorée et enfantine AMINE Bennis, 39 ans, réinvestit la galerie Alif Ba jusqu’au 9 mars, pour une seconde exposition. Il y présente une vingtaine de toiles et quelques sculptures originales. Totalement autodidacte en peinture, ce jeune ingénieur de formation a fait ses études supérieures en France et vécu en Europe pendant plusieurs années, avant de rentrer définitivement au Maroc il y a cinq ans. Après une première exposition en 2004 à la galerie Alif Ba et plusieurs autres à Marrakech et Rabat, l’artiste renoue avec le public casablancais à travers cette nouvelle exposition intitulée «Les dérives de l’instant présent». Amine Bennis a commencé à peindre il y a une quinzaine d’années vers l’âge de 25 ans. Suite à sa rencontre en 2001 avec la responsable du Musée d’art spontané de Bruxelles qui apprécie son travail et l’expose, l’artiste décide d’abandonner sa carrière d’ingénieur pour se consacrer pleinement à sa nouvelle passion. Avec une spontanéité maximale dans la création, il livre une peinture colorée et enfantine, avec un thème qui revient fréquemment, celui du corps déstructuré. «Mon travail, très instinctif, est brut et inclassable. Il n’entre dans aucune catégorie bien définie», explique-t-il. Depuis deux ans, l’artiste s’est mis à faire aussi des sculptures et des fresques murales. Il a beaucoup été influencé par le mouvement «Cobra», diminutif de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. Il s’agit d’un groupe de peintres autodidactes, qui, vers les années 1950, ont commencé à peindre d’une façon très primaire et très colorée. Ils se sont beaucoup intéressés aux arts primitifs et naïfs et pensaient que l’art doit être pratiqué par tout le monde, et pas seulement par des «zârtistes». Amine Bennis est aussi un fervent admirateur du Français Jean Dubuffet, le fondateur de l’art brut. C’était un peintre dont la démarche consistait à se défaire de tout académisme, pour chercher une spontanéité des formes et du geste. Faisant table rase de tout savoir-faire, il a traité ses portraits et personnages de manière naïve, voire grotesque. Volontairement malhabile, il peignait de manière frontale, sans perspective. Il pensait que la création pure ne peut éclore que chez les marginaux, qui sont totalement en dehors du marché de l’art (malades mentaux, prisonniers… ). Il était donc parti collecter des œuvres dans des prisons, des hôpitaux et des monastères et avait créé le Musée d’art brut de Lausanne, où il avait exposé ses propres tableaux également. Lui-même avait une formation artistique poussée mais a essayé de peindre comme les gens marginaux.Nadia BELKHAYAT

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