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    Politique Internationale

    AMH: Le centre de rééducation en panne de financement

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Le centre de rééducation et de réinsertion pour handicapés, en construction sur deux hectares à Bouskoura, prend forme. L'appel d'offres relatif à l'attribution des lots secondaires sera finalisé cette semaine. Le financement connaît cependant quelques difficultés.


    Deux mois après le démarrage des travaux, la construction du centre de rééducation pour handicapés de Bouskoura, l'unique du genre au Maroc, entame sa seconde phase. L'appel d'offres relatif à l'attribution des lots secondaires sera finalisé cette semaine. C'est la seconde opération du genre après celle qui avait porté le 24 juin dernier sur les gros oeuvres. Ce lot avait été attribué à l'entreprise Tramco, après ouverture des plis en séance publique, pour un montant de 12 millions de DH. Selon l'Amicale Marocaine des Handicapés (AMH), promoteur du projet, les échéanciers sont globalement respectés.
    Le bornage et les terrassements ainsi que la construction du mur de clôture sont achevés. Par ailleurs, les fondations ont été entamées. Le chantier est piloté par le Ministère des Travaux Publics. Le délai de réalisation du projet est de 18 mois, l'ouverture étant prévue pour le printemps 1999.
    Seule zone sombre au tableau, et pas des moindres, le volet financement n'est pas encore résolu. Le budget prévisionnel de construction du centre de Bouskoura est estimé à 24 millions de DH. Ce budget est financé à travers des dons en espèces et en nature: le terrain (deux hectares) a été offert par un mécène, la société Lafarge fournit pour sa part le ciment. De leur côté, des institutionnels ont promis de contribuer financièrement (mais ne se sont pas encore manifestés). Ces aides s'avèrent toutefois insuffisantes.

    Les besoins financiers immédiats sont, pour la part consacrée à la construction, de 8 millions DH. En fait, plus que de la construction «qui ne devrait pas poser de problèmes», l'AMH se préoccupe surtout de trouver les budgets d'équipements et de fonctionnement (6 millions de DH chacun). L'Association prévoit de postuler pour des lignes de crédit auprès de l'UE.
    Ce qui semble acquis, l'association Handicap International a donné son accord de principe pour parrainer l'AMH.
    En fait, Handicap International est l'une des multiples associations étrangères partenaires dans le projet de construction du centre de Bouskoura. En effet, l'Association des Paralysés de France (APF) doit prendre en charge le volet formation et les ateliers protégés, l'Association Régionale pour l'Intégration (ARI) doit convoyer les équipements, le Groupement pour l'Insertion des Personnes Handicapée (GIHP) s'occupera du «transport adapté» et du «maintien des personnes handicapées à domicile. Handicap International, outre son parrainage, doit mettre en place l'atelier protégé. o

    Rééducation fonctionnelle: Etat des lieux


    LE bilan dressé par l'Amicale Marocaine des Handicapés en matière de rééducation fonctionnelle est alarmant. Aucune structure offrant un programme de rééducation fonctionnelle complet, n'existe au Maroc. Les quelques unités existantes restent éparpillées dans le pays et n'offrent pas une prise en charge de rééducation complète. La médecine de rééducation fonctionnelle n'est reconnue officiellement au Maroc que depuis 1994 et une quinzaine de médecins marocains de rééducation sont installés en cabinets privés. L'enseignement de cette discipline n'existe pas encore au Maroc et la plupart des médecins ont été formés en France.
    Les professions paramédicales (ergothérapie, orthophonie, techniques d'appareillage orthopédique, psychomotricité, éducation spécialisée), elles non plus, ne sont pas enseignées. Seuls des techniciens de rééducation reçoivent une formation dans un centre de rhumatologie (Al Ayachi à Salé) mais n'ont pas de stage pratiques dans les domaines d'intervention de la kinésithérapie et sont donc limités aux seuls soins de rhumatologie de base: massage et lampe à infrarouges. Par ailleurs, certaines professions paramédicales telles que l'ergothérapie (traitement de rééducation par une activité physique) ou la technique d'appareillage orthopédique ne sont pas encore reconnues.

    Mohamed BENABID

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