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Politique

Aménagement des voiries:
Marrakech peine à soigner ses chaussées

Par L'Economiste | Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

. 600 millions de DH pour le pavage, financés par le FEC. Moins de 400 millions pour les voies de circulation . Pas de plan d’entretien et des artères délaissées2 millions de DH et 116.000 m2 de pavés. C’est ce qui a été mis en place à Marrakech au cours des cinq dernières années. Visiblement, le Conseil communal n’a pas lésiné sur les moyens pour rendre plus «jolie» la cité ocre avec un investissement de 600 millions de DH, financé par des prêts auprès du Fonds d’équipement communal (FEC). Un pavage qui techniquement était indispensable au vu du climat de Marrakech, des forts vents et du manque de pluies, justifient les responsables de la commune. En revanche, le même conseil communal a été nettement moins généreux sur les voiries. Ce sont 321 millions de DH qui ont été dédiés à la voirie dont le tiers consacré à la création de nouvelles voies de circulation dans la Palmeraie, Douar Koudia, les routes reliant Guemassa à Amezmiz, Aïn Mezouar à l’aéroport, M’hamid à l’aéroport, route de Fès… ainsi que la rocade reliant l’autoroute de Casablanca à la route de Safi et qui a absorbé le plus gros investissement. Des voies nouvelles imposées dans le cadre du crédit du FEC bien entendu. Rappelons que Marrakech a enregistré entre 2005 et 2007 un déficit de 39 millions de DH. La dette de la ville ne fait que s’alourdir (cf. www.leconomiste.com). Car les estimations d’emprunts dans le cadre du financement du programme de mise à niveau des équipements de la ville sont de l’ordre de 1.432 millions de DH d’emprunts auprès du FEC. Sur le terrain, les élus de la ville et aussi les autorités locales se targuent par exemple d’avoir aménagé une avenue, Mohammed VI, plus longue et plus large (90 m) que celle des Champs-Elysées à Paris. Une réalisation qui laisse d’ailleurs indifférents les Marrakchis, qui n’empruntent au passage que rarement cette avenue. Force est de constater que le Conseil communal, qui gère un budget annuel d’environ 520 millions de DH, programme en 5 ans moins de 5% de sa manne pour le volet de la voirie et peine à mettre en place un véritable plan d’entretien et mise à niveau des voies existantes de circulation. Celui-ci exige une enveloppe de près de 150 millions de dirhams à investir tous les 10 ans pour la réfection des voies actuelles, contre des millions de DH affectés au traitement curatif, après cassure des chaussées et qui ne résout que temporairement les problèmes, commente un ingénieur de la commune. Normalement, les chaussées doivent être reprises suivant le volume du trafic. Or, de par le développement incontestable de la ville et l’augmentation de sa population et de ses visiteurs, celui-ci exige une refonte des voies que les élus actuels ont préféré ignorer, malgré les désagréments que cela produit auprès de la population. Il est incontestable que la forte croissance de la population met sous pression les équipements de l’agglomération. L’une des priorités de la ville devrait être donc l’absorption de cette population, analyse cet observateur. Circuler aujourd’hui à Marrakech, capitale du tourisme, est devenu un véritable calvaire. Calvaire qui s’accentue tous les week-ends, les périodes de fêtes et les vacances scolaires. Mais les élus locaux, eux, préfèrent pointer du doigt les instances de tutelle comme le ministère de l’Equipement, qui a confié les voiries aux communes sans les doter de moyens nécessaires pour l’entretien. Autres instances pointées du doigt, les opérateurs télécoms (Maroc Telecom et Wana) ainsi que la Radeema qui programmeraient des extensions de réseaux sous les chaussées, sans aucune coordination avec le Conseil de la ville, et dégraderaient ainsi les chaussées. Qui dit Marrakech dit aussi ses régions. Le Conseil de la région a consacré, depuis 2007, 70% de son budget aux voiries. Un fonds d’affectation spécial a été créé pour financer entre autres l’aménagement d’une liaison entre Essaouira et l’autoroute, soit 113 kilomètres. Ce projet comprend le dédoublement de la voie pour relier la station Mogador aux artères touristiques. En projet également, le renforcement de toutes les artères régionales stratégiques reliant Marrakech aux provinces régionales. Celles du Haouz par exemple, où sont en construction de nouvelles cités touristiques.


Des pavages et des élus

Quoi de plus juteux que les marchés de pavage à Marrakech surtout lorsque les élus des arrondissements demandent à refaire le pavage juste parce que les trottoirs actuels ont été réalisés par l’ancien mandataire? A l’approche des élections, quel Marrakchi n’a pas vu son quartier et ses rues investis par de nouveaux travaux et une armada d’ouvriers. C’est que le pavage demeure un des moyens les plus utilisés pour convaincre les électeurs.B. B.

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