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    Allemagne: Le débat sur l’intégration des immigrés se radicalise

    Par L'Economiste | Edition N°:3387 Le 20/10/2010 | Partager

    . Le modèle multiculturel a «totalement échoué», selon Merkel. Le président allemand joue l’apaisement sur l’immigration«LE Multikulti est mort». Christian Wulff, le président allemand, a adressé mardi 19 octobre un message de conciliation aux Turcs. Ceci au moment où le débat bat son plein en Allemagne sur la question de l’intégration des immigrés musulmans, Turcs pour la majorité d’entre eux. «Nous devons réaliser que nous sommes étroitement liés», a déclaré Wulff, le premier chef d’Etat allemand à effectuer une visite en Turquie depuis une décennie, lors d’une conférence avec son homologue turc Abdullah Gül à Ankara. Pour rappel, la Chancelière Angela Merkel a prononcé le week-end dernier un discours controversé sur l’immigration, enterrant le modèle d’une Allemagne multiculturelle et insistant sur la nécessité pour les immigrants d’adopter la culture et les valeurs allemandes. «L’approche Multikulti a totalement échoué», avait affirmé Merkel devant le congrès des jeunes de son parti CDU et de son pendant bavarois CSU. «Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes. Celui qui n’admet pas cela n’a pas sa place ici», avait-elle ajouté. Le cabinet de Merkel a annoncé lundi dernier qu’il allait adopter la semaine prochaine des mesures «concrètes» pour l’intégration des étrangers, évoquant des cours obligatoires pour les immigrés et la lutte contre les mariages forcés.A Ankara, Wulff a salué le rôle grandissant de la Turquie dans les affaires régionales, tout en réitérant la position de Berlin sur le caractère ouvert des négociations d’adhésion, qui ne garantissent pas une pleine adhésion à l’issue du processus. Wulff devait aussi rencontrer le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le président de la direction des Affaires religieuses Ali Bardakoglu et prononcer un discours devant le Parlement turc. Il doit se rendre mercredi à Kayseri, une ville industrielle du centre de la Turquie, puis en Cappadoce et à Istanbul avant de quitter la Turquie ce vendredi. A noter que Merkel est opposée à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, redoutant l’arrivée dans le club européen d’un pays de 73 millions d’habitants, presque tous musulmans. En revanche, la Turquie, puissance émergente avec un taux de croissance de plus de 10%, accueille plus de 4.000 entreprises allemandes. Le débat fait rage en Allemagne depuis la publication cet été par un haut fonctionnaire de la banque centrale, Thilo Sarrazin, d’un pamphlet affirmant que le pays «s’abrutit» sous le poids des immigrés musulmans. La classe politique a condamné les thèses de Thilo Sarrazin. Mais selon les sondages, une majorité des Allemands les approuvent. Une étude publiée cette semaine montre même que plus de 50% d’entre eux tolèrent mal les musulmans. Plus de 35% estiment que l’Allemagne est «submergée» par les étrangers et 10% que l’Allemagne devrait être dirigée «d’une main ferme» par un «führer».Synthèse L’Economiste

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