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International

Algérie/tourisme
4 millions de touristes à l’horizon 2015
De notre correspondant à Alger, Nacer OULD MAMMAR

Par L'Economiste | Edition N°:2764 Le 25/04/2008 | Partager

. Principaux marchés émetteurs: Tunisie, France, Belgique et Hollande. Un nouveau contrat-programme à l’étudeIl y a  une réalité, l’Algérie est en retard en matière de tourisme. C’est un concept nouveau pour le pays. Même si l’échéance de 2025 paraît raisonnable par rapport aux mentalités et à la volonté d’ouvrir le pays vers le tourisme extérieur. Certes, le pays est gangrené par certains bureaucrates qui freinent la modernisation et l’ouverture du pays.  La bureaucratie algérienne est la pire de toutes, mais c’est le combat de tout un chacun de se débarrasser de cette gangrène.  Les sites touristiques d’excellence ne manquent pas mais l’autre problème crucial qui se pose est le manque d’encadrement et de formation pour l’accueil des visiteurs étrangers. Une carence relevée même au Maroc, pourtant beaucoup plus en avance. Jusqu’ici, l’Algérie était refermée sur elle-même, mais aujourd’hui elle a donné un signe fort d’ouverture en organisant les 12 et 13 février derniers les Assises nationales et internationales sur le Tourisme. Le but de ces Assises était de faire passer deux messages. Un: l’Algérie existe, deux: le terrorisme n’est que conjoncturel, c’est son dernier baroud. Francesco Frangialli, secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme, a déclaré que l’Algérie n’est pas le seul pays à subir des incidents et personne n’est à l’abri, qu’il soit chez soi ou ailleurs. L’OMT est prête à mettre son expérience à la disposition de l’Algérie pour qu’elle réussisse l’application de son schéma directeur de développement du tourisme. C’est bien beau, mais la tâche est loin d’être facile vu que la question a besoin d’être étudiée de fond en comble tout en incluant aussi le paramètre éducationnel.    L’Algérie “exporte” plus de touristes qu’elle n’en reçoit et, puisque le réveil vient 45 ans après l’indépendance, il est primordial de renverser la tendance. La demande interne est actuellement forte et en pleine expansion: 11 millions d’Algériens devraient être concernés par le tourisme en 2025. Néanmoins, l’Algérie compte recevoir 4 millions de touristes à l’horizon 2015. Un défi qui attend le ministre algérien de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme. Il a la charge de rattraper l’immense retard pour placer l’Algérie au niveau de ses voisins tunisiens et marocains qui viennent, eux, en tête.Les points forts du tourisme algérien sont certainement la variété des sites, l’existence de paysages contrastés alors que les faiblesses résident dans les services et le manque de moyens d’hébergement. Si le Maroc table sur 10 millions de touristes d’ici 2010, c’est tout simplement parce qu’il a opté pour un tourisme de qualité et de haut de gamme. C’est le résultat d’un véritable plan de marketing dans lequel on n’injecte pas moins de 25 millions de DH par an. Et pourtant, l’on continue à relever des carences. Sinon, comment expliquer cette hausse de 13% réalisée en 2007 par rapport à l’année 2006 au niveau du nombre de touristes qui a atteint un total de 7,45 millions, avec une hausse de 12% des recettes, générant quelque 59 milliards de DH?. Affaires à prendreRésultat, certes, positif mais au vu de la nouvelle stratégie touristique, il ne s’agit plus de se complaire en chiffres et en réalisations. Seul objectif: conclure, en 2010, un nouveau contrat-programme Vision 2020 pour le tourisme marocain. Aujourd’hui, un nouveau challenge est sur la table pour préparer le nouveau contrat-programme d’ici 2009. C’est ce qui a poussé, peut-être, les investisseurs marocains du secteur du tourisme à ne pas se manifester pour tenter de décrocher des projets en Algérie en marge du nouveau schéma directeur touristique. C’est évident quand on sait que le secteur privé est appelé à mettre la main à la pâte efficacement dans la réalisation du contrat-programme Vision 2020 dont il est à l’origine. Mais les Marocains devraient se rendre compte qu’il y a beaucoup d’argent à gagner en Algérie, à l’instar des arabes du Golfe qui ont compris l’importance du marché. Selon nos sources crédibles, un groupe d’investisseurs marocains chapeauté par un bureau d’études libanais, est toujours attendu en Algérie pour peaufiner un dossier devant aboutir à la concrétisation d’un projet touristique. Ce serait là une aubaine qui relancerait, à coup sûr, les relations économiques algéro-marocaines.


Comptes dans le rouge

Même si les entrées aux frontières algériennes sont en hausse en 2007, il n’en demeure pas moins que le nombre de touristes est loin d’égaler celui enregistré au Maroc et qui avoisine les 8 millions. Près de 1.741.000 touristes ont visité l’Algérie l’an passé, soit une hausse de 6,5% dont 1.230.000 Algériens résidant à l’étranger, ce qui représente 71% du flux touristique total et 511.000 étrangers. Les pays de provenance sont la Tunisie, la France, la Belgique, la Hollande dont les motifs du séjour sont les loisirs, la détente et les affaires. Le tourisme étranger a généré  des recettes de 215, 3 millions de dollars et 380,7 millions de dollars de dépenses. C’est dire que les faibles performances (le déficit, pour tout dire) demeurent en décalage par rapport aux potentialités  touristiques énormes du pays.

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