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Politique

ALE Maroc-USA: L’heure de vérité a sonné

Par L'Economiste | Edition N°:2183 Le 30/12/2005 | Partager

L’accord de libre-échange avec les Etats-Unis entre en application dans quarante-huit heures (le 1er janvier 2006). Deux des maillons forts de l’économie -l’industrie textile et l’agroalimentaire- sont prêts à saisir cette opportunité pour prendre pied sur l’un des plus grands marchés solvables de la planète. Certaines entreprises avaient déjà précédé l’accord alors que d’autres investissent pour répondre au défi du volume que pose le marché américain. Reste à négocier la variable logistique. Dans l’autre sens, cette ouverture aux produits américains servira de courroie de transmission aux réformes radicales pour certains secteurs, des réformes trop longtemps gelées.


Emballage papier et carton: Que du bonus!

LA compagnie marocaine de carton et papier, dirigée par Aziz Qadiri, vient d’ouvrir son capital à International Paper, une société américaine. Selon le PDG, l’accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis n’est pas plus favorable que celui avec l’Union européenne. Pour le secteur du papier, il n’y a pas de réserves particulières à part pour certains types de papier. Le kraft importé peut augmenter. Pour ce qui est des exportations vers les Etats-Unis, un tel accord ne peut que doper indirectement les ventes, notamment via les exportations de textile, d’agroalimentaire et tous les métiers qui utilisent l’emballage. Cet accord n’est que du bonus, d’autant qu’il sécurise les investisseurs américains, encouragés à investir au Royaume. International Paper a certainement été séduite par ces dispositions.


Assurance: Les professionnels partagés

DANS leur analyse, les assureurs sont partagés entre ceux qui voient le verre à moitié plein et ceux qui le voient à moitié vide. Certains estiment que l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis n’aura pas d’impact particulier tandis que d’autres craignent que les succursales américaines ne débarquent en masse sur le marché. Pour les premiers, les exigences réglementaires sont draconiennes et n’encourageraient pas les compagnies américaines à s’installer au Maroc. Les seconds s’attendent à une rude concurrence, soutenant même que le secteur des assurances a été “sacrifié” (voir aussi article page 2). En fait, à l’exception du maritime et de l’aérien, il ne risque pas d’y avoir un impact important puisque le marché est étroit. Fouad Douiri, directeur général de RMA-Wataniya, explique que l’incidence est difficile à appréhender. Selon lui, les courtiers américains pourraient couvrir des risques particuliers tels que le “risque entreprise”. L’effet se fera surtout sentir au niveau de la réassurance. La Société Centrale de Réassurance (SCR) pourrait perdre des positions commerciales. Une des conditions de l’accord de libre-échange est l’abandon de la cession légale, les 10% que chaque compagnie lui reversait sur chaque police. Dans un premier temps, seuls les contrats vie sont concernés, en attendant l’extension à tous les produits d’ici 2012. A terme, le réassureur national serait dépouillé de 60% de son chiffre d’affaires. Pour faire face, il compte développer son activité à l’international. “C’est la première sur le marché arabe et elle compte à son actif une expertise qu’elle pourra mettre à profit”, soutient Mohamed Larbi Nali, directeur délégué à la SCR. Le réassureur peut également amortir le choc par la prise en charge de la gestion du risque catastrophe naturelle. Selon un opérateur, ce ne sont pas les Américains qui sont le plus à craindre. “Ils ne sont pas purement dans la stratégie d’envahir le marché maghrébin”. Si théoriquement ils peuvent venir, la situation des assurances américaines n’est pas reluisante après les résultats catastrophiques de certaines compagnies. Les réassureurs mondiaux se désinvestissent. Les rating sont mauvais. Quant aux multinationales européennes, elles sont déjà implantées au Maroc. “Je ne pense pas que les compagnies américaines soient sur le pied de guerre pour venir au Maroc. Les enjeux sont ailleurs”, estime un assureur.K. M. & M. Kd


Automobile: Peu de roues de secours

POUR l’industrie automobile, il est évident que l’offre de la plate-forme Maroc n’est pas du tout compatible avec les normes du parc américain, constitué majoritairement de véhicules imposants et de grosses cylindrées essence. Sur ce point précis, les opérateurs marocains doivent s’adapter. En attendant, ils ciblent une niche particulière, la gamme européenne qui représente environ 10% du parc US. Le site Maroc ne peut se positionner que sur des compléments de gammes auprès de donneurs d’ordre, de constructeurs et équipementiers US. Au-delà des niches, l’intérêt est de pouvoir développer des alliances avec des PME US, qui ont des objectifs d’internationalisation, notamment sur le marché européen, précise Mohamed Ouzif, directeur de l’Amica. Le facteur de proximité géographique et culturelle avec le Vieux continent est un argument de taille. En témoigne l’expérience de Polydesign, qui a décidé l’extension de ses unités de production suite à un arbitrage entre le Mexique et le Maroc. Autre contrainte, l’environnement des affaires US a aussi ses propres particularités. Un marché énorme mais très difficile d’accès. L’Amica prône des efforts sur les négociations de projets et des contrats de partenariat. L’environnement des affaires américain a ses spécificités culturelles qu’il faut étudier scrupuleusement sur tous les plans (GRH, culture industrielle, délais...). A rappeler que les droits de douane sur la pièce automobile, pas très élevés aux USA, ne sont pas perçus comme un avantage par les équipementiers contrairement à d’autres secteurs comme le textile.A. R.


Agrumes: “On ne pouvait rêver mieux”

L’ALE Maroc/USA a eu le mérite de confirmer l’exonération de 100% en droits de douane pour les agrumes. “Certes, on ne pouvait faire mieux et l’ALE ne pouvait pas être ainsi mieux négocié; mais ceci n’est rien que nous n’ayons obtenu déjà”, indique Tariq Kabbage, PDG de GPA (société de gestion des exportations des produits agricoles). En fait, le commerce avec ce continent ne pose aucun problème, sauf en matière de conditions sanitaires et phytosanitaires. Des barrières d’accès qui constituent un frein pour l’évolution des expéditions d’agrumes vers les USA. Le développement de l’offre marocaine passerait également par une meilleure connaissance du marché américain. Fortement rémunérateur mais aussi très exigeant. La demande de ce pays à fort potentiel va plutôt vers les fruits à gros calibres. “Nous avons des produits compétitifs, mais la capacité d’offres ne suit pas”, ajoute Kabbage. Au niveau des clémentines, le marché américain est demandeur d’au moins 200.000 tonnes par an. Cela représente l’équivalent de toutes les exportations en clémentines marocaines dans le monde entier. Selon le PDG de GPA, “les exportations n’ont pas évolué depuis plusieurs décennies pour plusieurs raisons, notamment les prix élevés des terrains fonciers”. Aussi, les opérateurs du secteur sont nombreux à réclamer le soutien de l’Etat. Etat qui doit aussi investir sur le plan logistique, en fret aérien et maritime. La promotion et la prospection sont également importantes si l’on veut pénétrer “un marché aussi vaste”. M.A


Les doutes des génériqueurs

L’ire des industriels pharmaceutiques suscitée par l’ALE avec les Etats-Unis n’est pas encore tombée. Une appréhension agite toujours la profession, notamment les “génériqueurs” suite à cette ouverture sans “règles équitables”, comme la qualifie Ali Sedrati, administrateur de Pharmaceutical Institute. Le risque? Celui de voir les importations augmenter au détriment de la fabrication locale. “Nous avons beaucoup investi. Nous sommes aujourd’hui plombés par les dettes et les charges du personnel pour faire face aux conséquences de cet accord. Et encore moins pour s’attaquer à l’export”, constate Sedrati qui glisse au passage que des usines ne tournent déjà qu’à 40, voire 30% de leur capacité. Pour un génériqueur qui requiert l’anonymat, “cet accord est une vraie catastrophe”. Aux laboratoires Sothema, on ne partage pas cet avis. Avec un engagement des pouvoirs publics à l’instar du textile et de l’automobile, ce ne peut être qu’une aubaine. “Il suffit d’être performant et de maîtriser l’outil industriel”, estime Omar Tazi, président de Sothema. Engagée dans une dynamique d’internationalisation tous azimuts, cette entreprise ne craint pas la concurrence. “Nous ne misons plus sur le marché local. L’essentiel de la production est depuis quelques années destiné à l’export”. En revanche, le patron de Sothema et président de l’Amip, tire la sonnette d’alarme quant aux risques liés à l’ouverture des frontières. “Les producteurs asiatiques risquent d’inonder le marché marocain de médicaments génériques produits dans des conditions où la qualité est reléguée au second plan”. D’où sa proposition de créer une agence pour contrôler la qualité. Il en va de la santé du citoyen qui reste pour des industriels le plus menacé par cet accord. Plus des trois quarts des Marocains ne peuvent accéder aux soins faute de couverture sociale et de leur faible pouvoir d’achat. Qu’adviendra-t-il d’eux avec le durcissement des mesures de protection des nouvelles molécules? K. E. H.


L’industrie de la conserve de poissons satisfaite

POUR Majid Joundy, PDG de Belma et membre de l’Union nationale des conserves de poisson (Unicop), l’accord est positif pour la filière, notamment pour les sardines sans peau et sans arêtes (skinless-boneless). D’autant plus que ces produits bénéficient d’un accès sans droits de douane sur le marché américain. Ce qui est très prometteur en termes de pénétration de ce marché dans lequel la conserve de sardine marocaine s’est introduite depuis les années 60. Les professionnels prévoient ainsi, avec les dispositions de l’ALE, une augmentation de 15 à 20% des exportations dès la première année de l’entrée en vigueur de l’accord. Ceci même si les droits de douane n’ont pas été supprimés sur les autres produits de la conserve de poisson en raison du fort lobbying exercé par une seule unité industrielle implantée à la frontière américano-canadienne. Toutefois, le développement sur le marché américain reste tributaire d’un assouplissement des barrières non tarifaires. Il repose aussi sur le devenir de cet accord qui gagnerait à être évolutif et non pas figé. “Dans ce cadre, il serait bon de dresser un premier bilan dès fin 2006 et d’apporter les correctifs nécessaires. En attendant, il faut s’atteler à engager des relations d’affaires plus intenses pour faire vivre cet accord”, recommande Joundy. M.A.


Sardines à l’huile: Attention à la concurrence thaïlandaise!

«LE marché US? Nous y sommes déjà depuis longtemps!» lance un des directeurs commerciaux de LGMC (Les grandes marques et Conserveries chérifiennes réunies). L’entreprise créée en 1946 exporte des conserves de sardine. Pour les spécialités, les sardines à la tomate par exemple, le démantèlement prévu dans l’accord représente un gros avantage avec un droit de douane de 3% dès janvier 2006. Par contre, les sardines à l’huile connaissent un abattement progressif de 15% sur 10 ans. “Ce qui nous embête, c’est la concurrence thaïlandaise. Ils ont de gros avantages sur nous”. Pour les anchois, le Maroc est déjà leader sur le marché américain. Le problème pourrait venir d’un manque de ressources. “Dans ce cas, on risque de laisser sa place à l’Amérique du Sud! Il faudrait que les autorités marocaines autorisent à importer la matière première avec des droits de douane minimes”. L’accord de libre-échange avec les Etats-Unis devrait permettre à la firme, qui est cotée en bourse depuis 1973, d’augmenter son “business”. “Nous serons mieux positionnés”… “Quant à critiquer les négociations, il me semble que c’est toujours trop facile”.A noter que le groupe est présent sur toute la filière des conserves pélagiques, sardine, maquereau, thon, hareng, anchois via ses filiales. LGMC produit également des conserves d’abricot ainsi que du concentré de tomate. 6 usines traitent, chaque jour, près de 400 tonnes de matières premières. LGMC assure, en outre, près de 20% de la production nationale sur le segment de la conserve pélagique.C.P


Les ambitions de la tomate de Oualidia et Dakhla

L’ACCORD de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis est “un échange à sens unique. A quelques exceptions près, les Etats-Unis sont excédentaires dans presque tous les secteurs”, affirme un responsable chez Copag. La coopérative installée dans le sud du pays et connue notamment pour sa marque Jaouda, exporte 60% de sa production, vers 12 pays dont le Canada, la Russie et les pays scandinaves. “Pour les agrumes, la clémentine est la seule opportunité pour le Maroc mais elle reste soumise à plusieurs contraintes. Outre une protection sanitaire rigoureuse, le marché américain ne cible que la clémentine de calibre 1 et 2, ce qui représente 10 à 15% seulement de la récolte marocaine. Pour la tomate, uniquement celle produite à Oualidia et Dakhla, elle peut être exportée à cause de la mouche méditerranéenne qui touche les autres régions de production, explique la même source. “C’est un marché difficile avec des protections sanitaires exagérées”, estime le responsable. Selon lui, le Maroc n’avait pas le choix de bien négocier. Les USA ont les prix de revient les moins élevés au monde grâce notamment aux conditions climatiques favorables, la taille des exploitations, une technologie de pointe et les fameuses subventions. Pour les produits laitiers, Copag ne se sent pas menacée. Ses produits ont déjà “leur clientèle”. M.Ak


Le textile est le mieux loti

LES professionnels du textile ne cachent pas leur enthousiasme. L’ALE avec les Etats-Unis, qui entre enfin en vigueur le 1er janvier 2006, n’était plus qu’une amère désillusion tant les reports l’ont échaudé. “Avec cet accord, le Maroc a toutes les chances de devenir une plate-forme d’exportation privilégiée vers les Etats-Unis”, indique Karim Tazi, président de l’Amith. Cet avantage est conforté par la réalisation du projet Tanger Med, qui offrira la possibilité de livrer dans un délai record (une semaine), souligne-t-il. “Il faut aussi prévoir un statut fiscal avantageux aux exportateurs pour valoriser davantage la destination Maroc”, ajoute Tazi. Les professionnels marocains ont déjà mis en marche leur découverte US. “Au terme de l’année 2005, nous avons exporté plus de 600.000 mètres de tissu denim (jean) aux Etats-Unis. Nous comptons atteindre 2,5 à 3 millions de mètres à fin 2006”, affirme Badr Kanouni, directeur général de Settavex.Cette filiale du groupe Tavex va investir des centaines de millions de dirhams pour accroître ses capacités en prévision de l’ouverture du marché américain. Les Américains montrent aussi un intérêt grandissant pour le marché marocain. Des grandes griffes sont déjà installées via des plates-formes de production importantes (Fruit of the Loom). “Via l’ALE, le Maroc devient aussi très attractif pour les Asiatiques et les Européens qui exportent aux Etats-Unis”, affirme Tazi. Toutes les branches de l’industrie textile marocaine sont concernées par l’accord. Le jean semble être privilégié en raison de son intégration en amont, il sera certainement talonné par la maille et le chaîne et trame qui ont la possibilité de se restructurer d’ici la fin de la dérogation. En effet, les textiliens se réjouissent de la manière dont les négociateurs marocains ont affiné l’ALE. “Nous sommes le seul pays à bénéficier d’une dérogation aussi souple sur la règle de triple origine, malgré la fermeté des Américains sur ce point-là”, explique Tazi. Les industriels marocains peuvent exporter pendant 4 ans, 15 millions de mètres sans respecter cette fameuse règle. Une quantité qui diminuera progressivement durant 6 autres années avant de s’y conformer. D’ici-là, les Marocains doivent assumer leur responsabilité de restructuration et être à la hauteur du potentiel US.N.Sq


Produits avicoles: Le casse-tête de la distribution

SELON Adil Msougar, directeur technique de la société Eldin et président de l’Association nationale des abattoirs avicoles industriels (ANAVI), l’accord de libre-échange avec les USA, c’est deux poids deux mesures. Une protection élevée est prévue pour le poulet frais… rien pour le transformé. Normal, l’activité est quasi inexistante chez nous. “L’impact sera relativement modéré pour le poulet prêt à cuire, car les Etats-Unis ne peuvent évidemment pas exporter du frais”. Par ailleurs, les produits siglés US vont emprunter les mêmes circuits que ceux du secteur… Or, la distribution moderne constitue le seul moyen pour l’activité d’écouler sa marchandise. “Aujourd’hui, notre principale clientèle est la grande distribution. C’est une catastrophe”. L’abattoir est la voie de l’avenir, estime par ailleurs Msougar et un des risques majeurs est la disparition, à terme, de la majorité des unités du pays. Mais là où le bât blesse, selon le président de l’Anavi, c’est qu’après la signature de l’accord, les Etats-Unis auraient fait pression et renégocié des clauses sur les produits transformés à base de volaille. Les nuggets, par exemple, ne bénéficieront donc d’aucune protection dès janvier prochain. Or, aujourd’hui, la plus forte valeur ajoutée pour le producteur demeure le poulet transformé. “Et l’industrie américaine est très avancée dans le domaine, donc plus compétitive”.C.P.


Pâtes alimentaires: Marché difficile mais pas inaccessible

«LE marché américain est très difficile, mais avec l’accord de libre-échange, on peut maintenant y accéder”, affirme un responsable de chez Dari Couspate. L’entreprise cotée en bourse a, d’ailleurs, déjà reçu une première commande. C’est ce qui laisse présager de nombreuses possibilités. “Le marché des Etats-Unis nous était inaccessible. Les barrières tarifaires et non tarifaires ainsi que la réglementation très stricte sur l’importation de produits alimentaires sont autant de contraintes qui dissuadent les industriels marocains”, affirme le responsable. La tâche n’est donc pas facile et il faut beaucoup de temps et de travail pour prospecter toutes les opportunités offertes par ce vaste marché, explique-t-il.Mais l’entrée en vigueur de l’ALE, à partir du 1er janvier 2006, ne veut pas dire que l’on va “exporter à tout va”. Des conditions draconiennes sont imposées par l’administration américaine. La toute-puissante Foods and Drugs Administration (FDA) a établi des normes en dessous desquelles il est impossible d’accéder à ce marché. “Il faut aussi dire que l’accord n’a pas été bien négocié, pour ne pas dire mal négocié”, affirme le responsable. “Tout s’est fait dans la hâte et aujourd’hui, nous allons récolter les fruits de cette précipitation”, ajoute-t-il. Ce qui ne l’empêche cependant pas de voir les choses sous un angle optimiste: l’accord est là, il faut maintenant s’y adapter et tirer profit un tant soit peu des possibilités et opportunités qu’il offre. J.E.H.


Huile d’olive: Pas de problème de vente

POUR Mardochée Devico, DG des Conserves de Meknès (LCM), l’accord de libre-échange avec les USA est positif, notamment pour les exportations d’huile d’olive. A rappeler que l’entreprise est déjà sur ce marché depuis une dizaine d’années. C’est donc une ouverture supplémentaire pour LCM, ainsi qu’“un moyen de renforcer les liens”. En plus des “très petits droits de douane qui sautent”, l’apport de l’ALE est important dans le sens où le Maroc n’est plus marginalisé ni considéré comme un partenaire “exotique”. Il fait partie intégrante du jeu. “Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un marché ouvert. Là où nous pourrions rencontrer des problèmes, c’est davantage au niveau de la matière première que de la vente”. Pour Devico, l’accord de libre-échange qui entre en vigueur dans quelques jours, “est avant tout une ouverture psychologique”. Pour rappel, LCM est connue pour sa marque Aïcha dans le concentré de tomate, les confitures, l’huile de table et bien sûr l’huile d’olive.C.P

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