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    Entreprises

    Al Omrane au Parlement
    Les dossiers chauds de la holding

    Par L'Economiste | Edition N°:3493 Le 24/03/2011 | Partager
    Situation financière, conformité des logements… à l’ordre du jour
    Le PJD s’en mêle

    La mobilisation du foncier, l’absence des équipements de base dans les villes nouvelles, la signature de conventions avec des opérateurs immobiliers défaillants, les projets d’Al Omrane… autant de questions auxquelles Ahmed Taoufik Hejira, ministre de tutelle, promet d’apporter des réponses, «en toute transparence» (Ph. Bziouat)

    rcredi 23 mars. La Commission des finances et du développement économique recevait Ahmed Taoufik Hejira et Badr Kanouni, respectivement ministre de l’Habitat et président du directoire du groupe Al Omrane. Un exercice qui rentre dans le cadre du contrôle des entreprises publiques par le Parlement.
    Après le management de Royal Air Maroc (RAM) et de l’Office national des aéroports (ONDA), Hejira et Kanouni devaient faire un exposé détaillé sur l’accessibilité des logements et des lotissements aux classes moyennes et aux couches défavorisées. Une tâche à laquelle est rodé le ministre. Mais pour Kanouni, c’est le baptême du feu, puisque cela fait à peine quatre mois qu’il a été nommé à la tête d’Al Omrane. Nombreux étaient donc les députés venus débattre de la question du logement. Un sujet grand public. La réunion a été tenue suite à la demande du PJD et du groupe socialiste. «L’objectif de cette rencontre est de s’enquérir de l’évolution de cette institution, sa gestion financière et commerciale et tenir le public au courant de certaines réalités qui peuvent se cacher derrière les différents rapports dont nous entendons parler», déclare Ahmed Zaïdi, représentant de l’USFP.
    Depuis quelques années, le Maroc enregistre un rythme d’urbanisation soutenu. D’où un certain nombre de contraintes qui impactent l’activité de l’aménageur étatique. De plus, la surenchère des coûts, la limite de la réserve foncière, la croissance du nombre de bidonvillois, la lenteur du recouvrement auprès des bénéficiaires des logements… sont autant de facteurs qui ont des retombées inévitables sur la holding. Par ailleurs, les collectivités locales ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour mettre en œuvre les documents d’urbanisme, rappelle Zaïdi. «Toutefois, malgré l’assiette foncière et les budgets accordés à Al Omrane, nous ne connaissons pas avec précision l’orientation générale de cette institution. Est-ce qu’elle va accentuer son action en matière de lutte contre les bidonvilles? Est-ce que l’entreprise va se complaire dans une position de société commerciale qui s’appuie sur la logique de l’offre et de la demande?» s’interroge le député usfpéiste.
    Pour Lahcen Daoudi, député PJD, «l’accès au logement, qui est une priorité pour tout un chacun, demeure toujours problématique». Le député pjdiste n’a pas hésité à pointer du doigt «les lobbys de la promotion immobilière, dont certains arrivent à obtenir des terres à des prix modestes, réalisent d’importants bénéfices et sont incapables d’offrir un logement accessible». Les manifestants du 20 février et du 20 mars n’ont d’ailleurs pas manqué de le rappeler. Ces sociétés ne sont pas soumises au contrôle du Parlement du fait qu’elles sont à caractère privé. Le camarade de Benkirane estime qu’il est temps qu’un terme soit mis à cette situation. «Les privilèges accordés à ces opérateurs n’ayant résolu la crise du logement, le dispositif doit être revu à l’occasion de la prochaine loi de Finances», suggère Daoudi.  Le groupe Al Omrane a été créé suite à la fusion des sept anciennes entreprises (ERAC), l’Agence nationale de lutte contre l’habitat insalubre (ANHI), la Société nationale d’équipement et de construction (SNEC) et At Tacharouk. Des structures qui avaient été créées pour répondre à des problèmes ponctuels, mais dont la plupart étaient en situation de quasi faillite. L’endettement global avait atteint 3,4 milliards de DH. D’où la réforme qui a donné lieu en 2007 à la création d’Al Omrane.

     

    Indicateurs
     


    Reconnaissant les difficultés du secteur, Ahmed Taoufik Hejira, ministre de l’Habitat, se veut toutefois rassurant. Pour lui, plusieurs indicateurs montrent l’efficience de la politique menée par son département. Ainsi, «pour la première fois, Bank Al-Maghrib a enregistré une baisse de 4% des prix du logement dans la plupart des régions du pays». De plus, «c’est la première fois que le nombre de familles n’ayant pas de logement en milieu urbain commence à descendre au-dessous de la barre des 608.000 logements». Par ailleurs, aujourd’hui, 67% des familles sont propriétaires d’un logement dans le monde urbain. L’objectif est de le porter à 80%.


     Hassan EL ARIF

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