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Affaires

Al Hoceïma, un an après le séisme
Le relogement accuse du retard

Par L'Economiste | Edition N°:1965 Le 24/02/2005 | Partager

. Mobilisation de la société civile. 12.000 logements sont prévus dans le rural. Les sinistrés d’Imzouren attendent toujoursMalgré le retard dénoncé par les sinistrés, l’opération de relogement des victimes du séisme d’Al Hoceïma a transformé la région en un grand chantier. Quelque 13.000 logements ont été recensés par le LPEE. Près de 3.000 sont déjà prêts alors que la construction de près de 5.000 autres est en cours, dans une vingtaine de douars. Au début, le gouvernement avait prévu un budget de 310 millions de DH pour le relogement des sinistrés. 50.000 DH pour un effondrement total. 30.000 DH pour un effondrement partiel et 20.000 DH pour les logements légèrement endommagés. “Mais il y avait beaucoup de difficultés pour réaliser cette solution. Les victimes hésitaient”, explique Mounaim Bellouki, ingénieur et membre du groupement pluridisciplinaire bénévole qui chapote le projet de relogement dans le monde rural. “En plus, le discours royal était clair quant au respect des normes parasismiques. Il a donc fallu démolir tous les logements touchés et les reconstruire à nouveau”, ajoute-t-il. Le projet présenté par cette équipe issue de la société civile a nécessité une hausse de 90 millions de DH du budget initial qui a atteint 400 millions de DH.Il propose la construction de logements parasismiques de 100 m2 avec une dalle de 40 m2 et dont le coût se chiffre seulement à 30.000 DH. “L’établissement du plan béton armé a tenu compte du Règlement parasismique marocain RPS 2000. Ces plans ont été examinés et approuvés par le bureau de contrôle Socotec Maroc”, affirme Bellouki.Au douar Bouhm, les travaux de construction vont bon train. A côté des ruines et des tentes qui servent encore de logements provisoires pour les sinistrés, une trentaine de maisons sont en construction. Le douar s’est transformé en un vaste chantier. Certaines constructions sont déjà terminées, d’autres le sont à moitié ou sont en phase de nivellement du sol. Des camions et des camions-citernes sillonnent le village pour acheminer les matériaux et l’eau vers les maisons en construction. Des pistes ont été créées et réaménagées pour faciliter le transport des matériaux de construction. Un point d’eau a été également créé dans chaque douar. Au milieu du douar se trouve le dépôt des matériaux. Il est également utilisé pour forger le fer nécessaire pour les poutres et les dalles. Entrepreneurs, maçons, ferronniers, chauffeurs, gardiens et propriétaires travaillent main dans la main pour réussir ce challenge. “Les habitants doivent mettre la main à la pâte. Nous avons opté pour une approche participative. Ils sont tenus de creuser le terrain et ramasser les pierres”, souligne l’ingénieur. “La solidarité qui règne entre les habitants des douars nous a bien aidés. Aussi, nous avons réussi à leur inculquer la culture du parasismique”, ajoute-t-il.Hassan Zerrouki, sinistré, a hâte de vivre dans une vraie maison. Ce père de famille de cinq enfants est impatient de quitter la tente sous laquelle il subit encore le rude froid de cette année. “Quel soulagement de pouvoir enfin avoir un logement décent”, souligne-t-il.D’autres habitants sont d’un avis différent. Ils ne sont pas satisfaits des logements qui leur sont octroyés. “C’est une bonne action entreprise par l’Etat, mais je n’ai pas d’argent pour terminer ma maison”, souligne Mohamed El Asbouni, un vieillard qui n’a pas cessé de nous inviter à boire un thé, tout en s’excusant de ne pas pouvoir nous offrir des amandes. En effet, sans murs de séparation, ni menuiserie, ni enduits, les bénéficiaires ont besoin de quelque 25.000 DH supplémentaires pour terminer les logements et pouvoir y habiter. Une somme jugée exorbitante par des habitants qui vivent déjà dans la précarité. Surtout après une année d’arrêt d’activité à cause des séquelles de la catastrophe. Selon Bellouki, quelques ONG internationales ont déjà manifesté leur intérêt pour financer l’achèvement des travaux. 87 logements dans la commune de Lota seront achevés par l’association hollandaise CORDAID, via l’association marocaine Badis. Une trentaine d’autres au douar Aït Abdelaziz seront également terminés par des bienfaiteurs d’Amsterdam. “D’autres promesses espagnoles, belges et françaises sont enregistrées”, souligne Bellouki.Abdelhakim El Asbouni, père de famille de six membres, souligne qu’il vivait avec son père dans une maison de 200 m2. Les 40 m2 couverts qui leur seront construits par l’Etat vont juste suffire pour son père. “Je dois avoir une maison personnelle. Dans le cas contraire, je resterai sous une tente, en compagnie de mes enfants”, ajoute Abdelkrim. Pour l’ingénieur, ce sont des maladresses et des erreurs commises par les gens qui ont fait le recensement. “Ils ont recensé les logements sans prendre en considération les ménages”, souligne-t-il. De leur côté, les 558 sinistrés concernés par le relogement urbain doivent patienter davantage. L’opération de relogement des 258 victimes recensées par les autorités à Imzouren, n’a pas encore démarré. “Le retard a été dû à un problème foncier qui vient d’être réglé. Les travaux démarreront prochainement”, indique un architecte de la wilaya.A Béni Bouayach, le deuxième village concerné par l’opération, les travaux de construction d’un complexe résidentiel pour les victimes, par le groupe Chaâbi, sont en cours. Quelque 180 appartements sont prévus dans cette opération. Deux types d’appartements sont prévus. Des 70 et des 80 m2 dont les coûts s’élèvent respectivement à 100.000 et 150.000 DH. Les bénéficiaires payeront 700 ou 1.000 DH par mois. Cependant, ils doivent patienter encore entre six mois et un an avant la première livraison. En attendant, ils se contenteront des tentes ou d’un logement provisoire chez des proches.


Du parasismique à 30.000 DH

Selon Bellouki, le coût réel des logements fournis par l’Etat varie entre 60.000 et 80.000 DH, selon l’emplacement du logement et le coût du transport des matériaux. Le montant de 30.000 DH est un prix symbolique qui a nécessité l’implication et la solidarité de tous les opérateurs. L’Etat s’est engagé par la suite à assurer le transport des matériaux et l’évacuation des déchets. 10 camions-citernes et 36 camions assurent le transport. 12 trax sont également à la disposition des habitants pour niveler le sol. Les 30.000 DH sont répartis comme suit: 14.000 DH sont fournis en matériaux (5 tonnes de ciment et 1.140 Kg d’acier). Les 16.000 DH restants, donnés en espèces, couvrent les frais de la main-d’oeuvre (7.700 DH), et sert à l’achat d’autres matériaux (8.300). Mohamed AKISRA

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