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    Affaires

    Al Amana gagne le pari du microcrédit

    Par L'Economiste | Edition N°:1157 Le 04/12/2001 | Partager

    . 200.000 prêts ont été concédés depuis la création de l'association en 1997 . Les femmes forment près de 95% de sa clientèle Quelques années seulement après sa fondation, l'association Al Amana a pleinement réussi son pari. Dans des milliers de foyers, les conditions de vie se sont améliorées. Les sommes d'argent débloquées ont apporté du baume au coeur de nombreuses familles. Lorsque Al Amana a été constituée en 1997, l'objectif fixé relevait presque de l'impossible. Elle a dû inscrire un nouveau comportement dans les moeurs. Encore méconnue, la notion de microcrédit faisait sourire bon nombre de personnes. Un fort doute planait quant à l'utilité et l'efficacité d'un emprunt de 1.000 DH. Une somme tellement réduite face à l'immensité des besoins. Cependant, l'effort déployé par cette association a démenti tous les préjugés. Aujourd'hui, la formule connaît une forte acceptation de la part des catégories défavorisées. Pas moins de 200.000 prêts, dont 60.000 actifs, ont été concédés. “Bien que rares, nous avons même enregistré quelques success stories”, souligne Fouad Abdelmoumni, DG d'Al Amana. A la base de cette réussite, une démarche de proximité. Les membres de l'association définissent des quartiers où le niveau de vie de la population est marqué par la précarité. Il s'agit le plus souvent de zones périphériques aux centres urbains et anciennes médinas. Des endroits où le chômage et l'exclusion sont le lot quotidien. La notion de microcrédit est expliquée à cette frange de la population avec détail et simplicité. Des exemples concrets de projets sont cités, afin de mieux en illustrer l'application. Il n'existe pas a priori de conditions rigides exigées pour bénéficier d'un prêt. Les requérants doivent seulement se présenter par groupe de cinq personnes, et habiter le même quartier. Ils peuvent ainsi se cautionner mutuellement et partager leurs expériences respectives. Le groupe réuni sert aussi de relais de communication efficace dans son entourage. “Nos clients sont nos meilleurs agents marketing. Grâce au bouche-à-oreille, l'action de notre association est connue par un nombre croissant de personnes”, reconnaît Fouad Abdelmoumni. Les femmes constituent la partie de la clientèle la plus importante. 95% des prêts leur sont accordés. Quant au secteur le plus exploré, le textile, il occupe la première place. Il représente environ le tiers des projets initiés. Malgré la forte demande qui a accompagné l'activité du microcrédit au Maroc, Fouad Abdelmoumni déplore la persistance de certains obstacles. Les sommes octroyées s'avèrent dans bien des cas insuffisantes. La loi limite les prêts des institutions de microcrédit (IMC) à 50.000 DH. Elle ne leur permet pas d'accepter des dépôts. Ces institutions doivent par ailleurs être financièrement solvables durant une période de cinq ans, à partir de leur date de constitution. En outre, l'essentiel de l'action des IMC est centré sur des activités à caractère financier. Le conseil, l'assistance et la formation sont en retrait. Enfin, le milieu urbain demeure le principal terrain d'action. La pénétration en milieu rural ne s'est pas encore effectuée en profondeur. Des opérations sont menées de temps à autre sans un réel impact.Les difficultés ne doivent pas pour autant faire baisser les bras. Le microcrédit est une institution qui n'en est qu'à ses débuts dans le pays. Aussi se doit-elle d'être encouragée. Grâce à des efforts tels que ceux déployés par Al Amana, l'avenir s'annonce sous de bons auspices.


    Carte de visite

    Al Amana est une association a but non lucratif créée en 1997. La gestion est assurée par un directeur, une assemblée générale et un conseil d'administration. Lors de sa constitution, un fonds de 53 millions de DH a été mis à sa disposition par l'USAID. Par la suite, elle a bénéficié d'un apport du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social de 46 millions de DH. Forte d'un réseau de 80 agences et 300 agents, elle couvre une bonne partie du territoire national. Les performances enregistrées lui valent régulièrement de nombreux soutiens financiers. Le dernier en date, un don de 580.000 dollars octroyé par Citibank, la semaine dernière. Abdelfattah BERHIL

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