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Entreprises

Akwa Holding: L'histoire d'une succession réussie

Par L'Economiste | Edition N°:531 Le 17/06/1999 | Partager

· Nouveaux axes de développement: Gaz naturel, environnement et peut- être le GSM

· La holding a déjà un pied en Afrique de l'Ouest

"Feu Hadj Ahmed était au Sud ce que Abdelkrim Khatabi était au Nord", déclare M. Aziz Akhannouch, fils du fondateur de la Holding. Un nom sur lequel Akwa Holding a bâti sa renommée.
Le groupe a actuellement quarante ans d'existence. Il compte une trentaine d'entreprises regroupées en quatre pôles, réalise un chiffre d'affaires annuel de 5 milliards de DH et emploie 1.500 personnes.
La holding a réussi à travers le temps à percer dans un environnement très fermé. Aujourd'hui, elle peut se targuer d'être l'un des groupes à 100% marocain à s'être positionné dans un marché dominé d'abord par l'Etat et ensuite par les multinationales. Le succès de ce fleuron local est un véritable cas d'école dans les méthodes de management. Cette réussite, il "la doit à l'engagement et à l'esprit d'ouverture de ses fondateurs".
Le groupe est né à la fin des années 50 à l'initiative de MM. Akhannouch et Wakrim. Afriquia SMDC, première entreprise du Groupe est créée en 1959 et constitue la base de tout son développement. Depuis, la petite entreprise familiale a grandi et la holding a fait du chemin...
Déjà vers la fin des années 80, le "visionnaire", comme aime à l'appeler M. Aziz Akhannouch, avait déjà pensé à l'ouverture sur le marché financier. Pour s'y préparer, un vaste plan de restructuration a été mis en place. A côté des tâches fonctionnelles, le groupe s'est organisé autour de quatre pôles principaux: carburant, lubrifiants, gaz et fluides. Toujours dans une vision d'avenir, le fondateur préparera assez tôt sa succession. Celle-ci s'est faite en douceur et sans faille.

A son arrivée, M. Aziz Akhannouch a en effet poursuivi le chemin tracé par son père sur la base d'une double préoccupation: modernisation et repositionnement. "Nous avons voulu créer une institution dans le vrai sens du terme", précise le successeur. Il a fallu ensuite passer à une vitesse supérieure pour faire front à l'ensemble des mutations que connaissait le secteur. Les ressources humaines ont subi une cure de jouvence (rajeunissement des cadres, responsabilisation, formation...). L'outil de production a été entièrement remis à niveau pour faire face à toute concurrence. A peine son plan de développement actuel achevé que la holding s'attaque aux cinq années à venir. Outre ses métiers de base, le groupe compte s'investir à moyen terme dans deux nouvelles activités: le gaz naturel et l'environnement. Pour le premier cas, bien qu'il n'y ait pas encore de décision sur l'environnement juridique, le groupe entend se positionner sur ce créneau. Des alliances sont en gestation avec des opérateurs étrangers. "L'avenir est au gaz et nous en sommes conscients", indique le président.
Dans le domaine de l'environnement, le groupe brigue des gestions déléguées. Cela va de la distribution à l'assainissement, en passant par la gestion des décharges publiques. Il compte pour cela créer un pôle environnement qui fonctionnera au départ essentiellement en partenariat avec des étrangers.

Autre secteur d'intérêt: les télécoms. Afriquia fait partie d'un groupement candidat à la seconde ligne GSM, celui de BMCE-BANK, avec Telefonica et Portugal Telecom. Le développement de cette activité dépendra du résultat de l'appel d'offres.
Le développement national de l'entreprise n'est pas la seule préoccupation du management. A l'international, le groupe souhaite également une forte présence. Bien qu'actuellement cela ne représente qu'une proportion insignifiante de son chiffre d'affaires, la holding vise les 20% à moyen terme. Elle vient d'ailleurs de signer un accord avec Petroci, une entreprise étatique pétrolière ivoirienne. Ce partenariat va donner naissance à une société de GPL et de gaz naturel. Pour le GPL, elle s'occupera principalement de l'implantation de centres emplisseurs. Quant aux gaz naturels, il s'agira de "Maghreb Oxygène II". Un investissement qui aura coûté quelque 150 millions de DH. Pour transférer le savoir-faire du groupe, les responsables ont procédé au recrutement de cadres marocains prêts à "s'expatrier". A noter qu'entre temps, Afriquia s'est totalement désengagé des stations-service en Côte-d'Ivoire, mettant fin à un accord qui le liait à une société privée locale. L'intérêt pour d'autres pays arabes et africains ne manque pas, mais pour l'instant, le groupe préfère "ne pas trop se disperser".

Fatima MOSSADEQ & Hanaâ FOULANI

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