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Airbus et Boeing ont deux mois pour convaincre la RAM

Par L'Economiste | Edition N°:716 Le 02/03/2000 | Partager

· Le transporteur marocain a lancé un appel d'offres pour le renouvellement de sa flotte
· Un marché d'un milliard de Dollars (10 milliards de DH) pour plus de 20 avions
· La compagnie devrait bénéficier de meilleures conditions financières


C'est fait. La Royal Air Maroc a lancé, le 29 février dernier, l'appel d'offres pour l'extension de son parc d'avions. Le marché qui porte sur un montant d'un milliard de Dollars concerne une flotte de 20 avions (moyens porteurs) et quatre long courriers (gros porteurs). Des études préliminaires avaient chiffré ce marché à près de 1,5 milliard de Dollars (15 milliards de DH). Cette différence s'explique par les commandes en option qui ne sont pas intégrées dans le montant global.
Jusqu'à présent, la flotte RAM est entièrement constituée d'avions Boeing. Avec cet appel d'offres, c'est aussi le démarrage du dernier sprint entre les deux avionneurs Airbus et Boeing qui ont multiplié ces derniers temps les ballets au Maroc.
Même petit, le marché marocain les intéresse tous les deux: Boeing, bien décidé à garder son «monopole» sur la compagnie nationale, ne souhaite vraiment pas perdre cet appel. Pour sa part, le consortium européen espère remporter cette manche, d'autant qu'il a perdu quatre appels d'offres marocains. C'est ainsi que les grandes manoeuvres se sont intensifiées depuis que la RAM a dévoilé son intention de renouveler sa flotte. Tour à tour, Airbus et Boeing débarquaient avec des armadas d'experts pour expliquer leurs arguments avec un rare souci de détails. Le mois dernier, ce sont les grands patrons qui se sont impliqués. Fin janvier, c'est Noël Forgeat, administrateur d'Airbus en personne qui est venu défendre sa paroisse et, trois semaines après, c'est M. Seddik Belyamani, vice-président, chargé des Ventes de Boeing qui a fait le déplacement, histoire de contrer tous les arguments de son concurrent. D'ailleurs, lors de cette visite, les managers du constructeur américain n'ont pas fait dans la dentelle. Ils ont été très agressifs en répondant et en cassant point par point les arguments commerciaux d'Airbus, que ce soit sur la communalité des avions, les prix, le confort, le design et les économies d'exploitation. Tout cela augure d'une compétition rude. Théoriquement, les prix vont être très compétitifs. La compagnie nationale pourra bénéficier de conditions financières. Les avionneurs l'ont d'ailleurs souvent affirmé.
En principe, tout devait aller très vite. Les deux constructeurs auront un ou deux mois pour affiner leur offre et faire des propositions à la compagnie nationale. Un juré interne devra juger les offres. Celles-ci seront ensuite soumises au Conseil d'Administration de la compagnie qui tranchera en dernier ressort. A priori, l'adjudicataire serait connu dans trois ou quatre mois.

Badra BERRISSOULE

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