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Aide aux pays pauvres: La BM sollicite le privé

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

. 33 milliards de dollars collectés l’année dernièreLe nouveau président de la Banque mondiale (BM), l’Américain Robert Zoellick, veut permettre à des entreprises privées de contribuer au financement de l’aide aux pays les plus pauvres, une innovation sujette à controverse.«Un certain nombre d’entreprises nous ont approché au sujet de cette possibilité», a annoncé la semaine dernière Zoellick, lors d’une conférence de presse.«Si nous arrivons à faire avancer cette idée, cela nous permettrait de satisfaire une des orientations stratégiques que j’encourage, à savoir impliquer davantage le secteur privé», a ajouté l’ancien responsable de la banque d’affaires Goldman Sachs, à quelques jours de l’assemblée générale de l’institution multilatérale.Zoellick, qui a succédé début juillet à Paul Wolfowitz, tombé pour une affaire de népotisme, était interrogé sur la 15e campagne de reconstitution des fonds de l’Association internationale de développement (AID).L’AID est l’organe de la Banque mondiale qui prête aux 81 pays dont les habitants ont un revenu de moins de 2 dollars par jour. La plupart d’entre eux se trouvent en Afrique subsaharienne. «Nous n’en sommes qu’au stade préliminaire», a précisé Zoellick. «Le conseil d’administration doit maintenant se pencher dessus».La Banque mondiale, que Zoellick dirige depuis une centaine de jours, réunit les responsables des 185 pays qui en sont membres, du 20 au 22 octobre à Washington.«D’ici à la fin de l’année, j’espère que nous aurons rassemblé les contributions pour AID 15», la 15e campagne de levée de fonds de l’AID, a ajouté Zoellick.La prochaine réunion de l’AID doit avoir lieu demain à Washington. La rencontre suivante est prévue les 12 et 13 novembre, à Dublin. «Je pense que nous sommes en bonne voie pour faire mieux que AID 14», qui avait permis de collecter 33 milliards de dollars, avait-il indiqué la semaine dernière. Mais l’initiative de Zoellick, qui pourrait être étendue aux fondations privées, comme celle des milliardaires américains Bill et Melinda Gates, ne fait pas l’unanimité.«L’implication de secteur privé dans la reconstitution des fonds de l’AID pose de graves questions», estime l’organisation non-gouvernementale Oxfam. La Banque mondiale est «une institution publique, qui doit des comptes aux citoyens», pas aux actionnaires d’entreprises, a expliqué son porte-parole Sébastien Fourmy. «C’est vraiment terrible,» juge pour sa part Mark Weisbrot, codirecteur du Centre de recherche politique et économique (CEPR), à Washington. Un tel dispositif «laisse un vaste champ libre à la corruption», pense-t-il.Pour Weisbrot, cette initiative est symptomatique de la crise que traverse aujourd’hui l’organisme multilatéral sexagénaire. Synthèse L’Economiste

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