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Agrumes: Les premiers résultats de la campagne 1996/97

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Baisse de la production et de l'exportation, résultats commerciaux plutôt moyens, effondrement des cours sur le marché local... la campagne agrumicole 1996/97 vient d'être bouclée. Les premiers chiffres.


LA campagne agrumicole 1996/97 vient de s'achever. Pour cette saison, la production s'est élevée à 1.194.000 tonnes contre 1.400.000, soit une baisse de 15%, toutes variétés confondues.
A l'origine de cette baisse, indique M. Ahmed Derrab, secrétaire général de l'Association des Producteurs d'Agrumes du Maroc (ASPAM), le phénomène de l'alternance, les précipitations importantes de décembre et janvier qui ont entraîné des dégâts, surtout sous forme de manques à gagner pour les professionnels. S'est ajoutée la sécheresse persistante jusqu'au mois d'avril avec des températures anormalement élevées pour le printemps. Conséquence: problèmes de coloration et de pigmentation des fruits, particulière-ment pour la variété d'oranges tardives, la Maroc Late.
De leur côté, les exportations ont atteint 514.000 tonnes contre 625.000 la campagne précédente (-18%). Sur ce tonnage, les clémentines ont représenté 172.000 tonnes contre 158.000 (+9%), les autres petits agrumes 41.000 tonnes contre 45.000 (-8%), les oranges (Navel, Sanguines, Salustiana, Maroc Late) 300.000 contre 421.000 tonnes (-29%).

Blocage inexplicable


Sur les marchés extérieurs, les résultats de la clémentine sont qualifiés d'"assez satisfaisants", de "très moyens" pour la Navel et de "normaux" pour les demi-saisons (en particulier la Salustiana et la Sanguine). Concernant les oranges tardives, dont la commercialisation est toujours en cours, les résultats n'ont pas encore été arrêtés. "Mais d'ores et déjà, indique M. Derrab, nous pouvons avancer que la conjoncture commerciale n'a pas été favorable et ce, malgré la baisse importante des tonnages exportés". En effet, les expéditions se sont élevées à 176.000 tonnes contre 275.000 l'année dernière (-36%).
Sur les marchés de l'Union Européenne, les oranges tardives marocaines se sont heurtées notamment à un blocage inexplicab-le de la consommation et à la stagnation des prix. S'ajoutent les problèmes de coloration qui ont gêné la commercialisation, ainsi que la concurrence des productions européennes de fruits rouges (fraises, cerises, pêches...), arrivés sur les marchés avec une quinzaine de jours d'avance et en volumes importants. Toujours sur les marchés extérieurs, M. Derrab signale "les efforts particuliers" réalisés sur les destinations à contrat, notamment les ex-pays de l'Est et ceux du Moyen-Orient.
Concernant le marché intérieur, sur une production de 1.194.000 tonnes, il a absorbé 680.000 tonnes, presque exclusivement consom-mées par le marché du frais. A l'origine de cette situation, la fermeture, pendant une bonne partie de la saison, des unités de transformation d'agrumes dépen-dant de la société Frumat. A la fin de la campagne, seules 6.500 tonnes ont été écrasées par les unités de transformation.

Dans tous les cas, avance le secrétaire général de l'ASPAM, le marché de la consommation en frais a été marqué par plusieurs étapes. Ainsi, lors de la première partie de la campagne, le marché était actif avec de niveaux de prix soutenus. A partir de décembre, les importantes pluies ont entraîné des problèmes qualitatifs ainsi qu'une aggravation des pourcentages des écarts de triage (les fruits non admis à l'exportation). L'arrivée du Ramadan a cependant permis un léger relèvement et une augmentation de la consommation.
A partir du mois de mars, la campagne de la Maroc Late a démarré dans un contexte très difficile: fermeture de la Frumat avec une accumulation des tonnages dans les stations de conditionnement entraînant un effondrement des cours sur le marché intérieur. Cette situation a duré jusqu'au 15 avril, date de réouverture des unités de transformation. Avec la fin de la campagne, plusieurs éléments ont joué en faveur d'un relèvement des prix. Il s'agit ainsi de la raréfaction de la marchandise, de la rétention d'une petite partie des soldes de tonnages en vergers par les producteurs, des opérations de retrait en frigorification en perspective des mois d'été.
Enfin, concernant la prochaine campagne, s'il est encore trop tôt pour se prononcer, "quelques éléments permettent cependant d'avancer qu'elle s'annonce bien meilleure en tonnage avec une certaine précocité et un bon calibrage", conclut M. Derrab.

Meriem OUDGHIRI

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