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Agrumes: La campagne d'exportation compromise

Par L'Economiste | Edition N°:958 Le 15/02/2001 | Partager

. L'export s'annonce difficile, voire impossible à cause de l'effet négatif de l'Euro. La moitié du tonnage destiné à l'UE est réorientée vers le marché intérieur. Les pertes de la campagne précédente se chiffrent à 400 millions de DHC'est sur fond de crise que les agrumiculteurs s'apprêtent à donner le coup d'envoi de la deuxième phase de leur campagne d'exportation. Celle-ci concerne la Maroc Late qui, «compte tenu de la baisse de la production globale (-21%), représentera plus de la moitié de l'ensemble des exportations du Maroc», indique M. Ahmed Derrab, secrétaire général de l'ASPAM (Association des Producteurs d'Agrumes du Maroc). Cet export, poursuit-il, s'annonce difficile et «peut-être impossible à cause de la baisse de l'Euro et le surenchérissement du Dirham qui en résulte». Ainsi, à l'instar d'autres secteurs exportateurs, les agrumes se heurtent à la parité du Dirham pour la deuxième année consécutive. D'ailleurs, la campagne précédente s'est soldée par une perte de 400 millions de DH, dont 150 millions pour la variété Maroc Late.Pour cette seconde moitié de la saison 2000/2001, il est prévu d'expédier près de 220.000 tonnes de Maroc Late, dont 70.000 sur la Russie et 150.000 sur l'UE. Compte tenu de la parité actuelle du Dirham, «nous ne pourrons exporter sur les marchés de l'UE que la moitié du tonnage disponible si nous voulons garantir aux producteurs un minimum de recettes. Dans le cas contraire, nous payerons des prix très faibles», ajoute le secrétaire général de l'ASPAM.Les tonnages non exportés sur l'UE seront déversés sur le marché local, gonflant ainsi l'offre et poussant à la baisse des prix déjà faibles (autour de 50 et 70 centimes le kilo pour un prix de revient qui dépasse 1 DH). «Nous aurions pu destiner ces tonnages aux usines de transformation, mais même cette année, le marché international des jus et concentrés est au plus bas», est-il indiqué. Actuellement, le cours moyen du concentré est à environ 700 Dollars la tonne contre près de 1.200 Dollars l'an dernier.«Notre seul salut aujourd'hui est que l'Etat nous octroie une indemnité compensatoire pour nous permettre d'exporter la totalité de la Maroc Late sur l'UE», souligne M. Derrab.Face à cette situation, une série d'interventions a été menée auprès des pouvoirs publics et du Ministère de tutelle pour «réactiver le dossier», notamment le plan de sauvetage du secteur. Ce dernier a été présenté par l'ASPAM lors de son assemblée générale extraordinaire, en juin 2000. Ce plan concerne l'octroi d'une indemnité compensatoire de 0,50 DH/kg pour les tonnages d'agrumes exportés sur les marchés de la zone Euro et évalués à environ 200.000 tonnes. Ce qui représente un montant global de 100 millions de DH. Le plan de sauvetage prévoit également le rééchelonnement des crédits de campagne contractés par les producteurs, conditionneurs et exportateurs auprès de la CNCA et des banques privées avec allégement des taux d'intérêt et suppression des intérêts de retard sur les impayés. S'y ajoute la facilitation de la réalisation du fameux Plan National Agrumicole 1998/2010 (www.leconomiste. com) par «l'allégement des procédures administratives et l'accélération des traitements des dossiers en vue du déblocage rapide des aides prévues».Depuis, auprès des pouvoirs publics, c'est le silence radio. A la CGEM, un front des secteurs dits sinistrés a été constitué pour «attirer l'attention des pouvoirs publics».


La dégringolade

Depuis le démarrage de la campagne (fin octobre) au 11 février, les exportations totales d'agrumes se sont élevées, selon les statistiques de l'EACCE, à 177.045 tonnes contre 347.000 à la même date de l'année dernière, soit une dégringolade de 49%. Pour la clémentine, les expéditions ont atteint 95.000 tonnes après 192.000 l'année précédente.La chute est encore plus importante pour la navel. Les exportations se sont ainsi élevées à 17.000 tonnes contre 60.000 la campagne précédente (-71%). Initialement, il était prévu d'exporter sur les marchés étrangers 40.000 tonnes de navel. La salustiana ne fait pas mieux: -69,5% à 19.039 tonnesoMeriem OUDGHIRI

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