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    Economie

    Agrumes et primeurs: La récolte 1992-1993 en augmentation

    Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager

    C'est le paradoxe d'une saison agricole marquée par la sécheresse, la récolte des agrumes et des primeurs 92-93 sera en hausse de 20%. Les marchés européens, qui abordent 70% des exportations, sont qualifiés de "mous". La production de tomates connaît un recul.


    LA récolte d'agrumes pour la saison 1992-1993 pourrait être en augmentation de 20% par rapport à la dernière récolte. En effet, les professionnels estiment la production de cette année à 1,3 million de tonnes contre 1,1 million pour la période 1991-1992.
    Pour cette dernière campagne, alors que la récolte était jugée favorable à une réduction des prix, Frumat se plaignait de ne pas pouvoir s'approvisionner à des prix bas pour être compétitive. Les observateurs ont alors conclu "qu'il existait des flux under ground en destination des marchés voisins".

    Une hausse de 13% des exportations

    Cette année, deux facteurs ont été bénéfiques. D'une part, la dernière récolte, jugée moyenne, a permis un repos végétatif des arbres. D'autre part, les conditions climatiques, hiver et été doux, ont été favorables à la floraison des fruits.
    Cependant, le calibrage jugé "dans l'ensemble satisfaisant" a connu un léger blocage au courant du mois d'Août en raison des hausses de températures.
    Par ailleurs, les exportations seraient de 600.000 tonnes contre 530.000 par rapport à la dernière campagne, soit une hausse de 13%. Sur le plan des variétés, les premières estimations laissent prévoir pour la clémentine un export total de 165.000 tonnes dont 50.000 tonnes pour le Maroc-Oriental, 25.000 pour le Centre et 90.000 pour le Souss.
    Pour les autres fruits, il est prévu d'exporter 800 à 1.000 tonnes de la Bekria, 4.000 à 4.500 de la variété Nour et 9 à 10.000 d'Ortaline.
    Pour la navel, il est prévu 110.000 tonnes à l'export contre 108.000 tonnes pour la campagne 1991/1992. La répartition régionale de l'export navel est de 40.000 tonnes pour le Gharb et le Nord, 25.000 pour Béni-Mellal et Marrakech et enfin 45.000 pour le Souss. "La région du Souss a fait de gros efforts sur le plan de la superficie et de la qualité. Elle contribue actuellement à près de 50% des récoltes et des exportations", selon un professionnel.
    La CEE absorbe 60 à 70% du total des exportations marocaines. Les autres destinations d'export sont les pays scandinaves, le Canada et dans une moindre mesure les Etats-Unis. Les exportations sont également destinées aux pays du Moyen-Orient dont principalement l'Arabie Saoudite.
    Depuis la fin des années 80, le Maroc n'exporte plus vers les pays de la CEI. Toutefois, les exportations durant la campagne 1979-1980 ont été de 194.000 tonnes et elles ont dépassé les 200.000 tonnes lors de la campagne 1980-81. Actuellement, les professionnels espèrent retrouver un nouvel accord de financement à l'occasion de la construction du barrage de M'jaâra.

    Recul des surfaces cultivées

    Concernant la tomate, les cultures plein champ ont concerné 3.100 hectares pour la campagne 1992-93 contre 4.200 pour la dernière campagne, soit une réduction de 26,2%. Le manque d'eau dans les puits et l'augmentation du taux de salinité ont été parmi les causes du recul de la superficie cultivée. La production export pour la campagne 1992-1993 est estimée à 49.000 tonnes en retrait par rapport à la dernière campagne.
    Pour les cultures sous-serres, un accroissement de la superficie cultivée a été noté dans le zone d'Agadir. Près de 1.320 hectares ont été cultivés contre 1.100 pour la dernière campagne, soit un accroissement de 20%. Cet accroissement des superficies cultivées est essentiellement dû aux investissements de sociétés mixtes, franco-marocaines notamment.
    Par contre, dans l'axe Casablanca-Safi, une diminution de la superficie cultivée a été relevée. Celle-ci est passée de 1.110 hectares à 920 soit une diminution de 17,11%. La production des tomates sous-serres serait de 110.000 tonnes à l'export. Ainsi, au total, les prévisions de la production des tomates export pour la campagne 1992-1993 sont aux alentours de 170.000 tonnes. La CEE représente le principal marché de la tomate. Elle a absorbé 92% des exportations durant la campagne 1991-1992.
    Cependant, M. Mohamed Bennani Smirès, Président Délégué de Delassus estime que "les marchés européens sont mous. Les consommateurs réduisant leurs achats d'agrumes pour des motifs économiques et de légumineuses pour des raisons de commodité". Selon les acheteurs, "la baisse de la consommation se situerait dans les alentours de 10%".

    Leîla TRIKI.

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