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    Agrumes: De gros volumes à placer

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    Cette année, les exportations marocaines risquent de se heurter aux contraintes imposées par l'UE. Un plan d'action visant à améliorer la production est en cours de finalisation. Un autre plan de promotion est prévu pour la Russie.


    La campagne d'exportation des agrumes prévue pour ce mois risque de démarrer dans des conditions difficiles. Pour cause, les exportations de l'ensemble des pays méditerranéens producteurs d'agrumes sont estimées à 5,350 millions de tonnes contre 4,860 l'année dernière, soit une augmentation de 10%.
    L'Espagne à elle seule prévoit des exportations de l'ordre de 2,8 millions de tonnes contre 2,6 millions l'année dernière. Tandis que les exportations marocaines ne dépassent guère 700.000 tonnes, soit 25% des exportations espagnoles, indique l'ASPAM. Néanmoins, le volume des agrumes marocains à l'export a augmenté. L'an dernier, il était de 513.000, soit une progression de 36%. Cette situation s'explique par la croissance de la production qui est passée à 1,57 million de tonnes contre 1,14 million l'année précédente, soit une augmentation de 37%. La région du Souss, à elle seule, prévoit une production de 900.000 tonnes d'agrumes dont 400.000 destinées à l'export.
    Mais les contingents imposés par l'Union Européenne associés aux prix d'entrée constituent un écueil pour ces exportations.

    Mise à niveau

    Pour faire face à ces contraintes, les producteurs ont procédé à des opérations de reconversion "variétale" en vue d'introduire de nouvelles variétés plus précoces ou plus tardives. L'objectif est d'élargir la période d'exportation du pays. De plus, des efforts sont déployés au niveau de la qualité. "Nous avons éliminé les fruits de petits et très gros calibres pour n'en garder que ceux à moyen et gros calibres. Ces derniers sont susceptibles d'obtenir de bons prix", explique M. Ahmed Darrab, secrétaire général de l'ASPAM.
    En outre, une sélection qualitative est effectuée également en fonction notamment de l'aspect extérieur du produit, sa coloration et le pourcentage de jus. Par conséquent, les tonnes reçues ne sont pas toutes exportées. Les volumes non exportés sont soit vendus sur le marché intérieur, soit envoyés à l'usine de transformation. Dans les deux cas, ils sont vendus à un prix plus faible. "Cette situation engendre un manque à gagner pour le producteur".
    Un plan d'action est en cours d'établissement pour "la mise à niveau" des vergers. Ce plan s'étend sur la période allant de 1998 à 2010, date du rendez-vous avec l'UE. Ce plan envisage le renouvellement d'environ 34.000 ha pour lutter contre le vieillissement du verger et améliorer son profil variétal.

    Cette opération, menée en concertation avec le Ministère de tutelle, concernera les principales zones de production agricole sur la base d'un certain nombre de variétés. Ce plan porte aussi bien sur quelques anciennes variétés telles que la clémentine que les nouvelles telles Afourar. A préciser que ce programme d'action concerne aussi bien les agrumes que les primeurs.
    En vue de susciter l'intérêt des agriculteurs, ce plan d'action a prévu des mesures incitatives. Parmi elles figurent les subventions pour l'achat de plants certifiés. Mais pour en profiter, ces plants doivent correspondre aux variétés prévues par le programme d'action.

    Programme de promotion

    Outre ces subventions, le plan prévoit également des encouragements au niveau de l'exportation, notamment une prime pour le transport maritime pour des destinations lointaines, la participation de l'Etat à des actions de promotion à l'extérieur ainsi qu'une subvention sur le matériel d'irrigation.
    "Nous cherchons à maintenir les positions traditionnelles sur l'UE afin de garder l'équilibre des échanges entre les deux parties".
    Dans le cadre de la politique de diversification, "nous essayons de diriger nos exportations vers de nouveaux marchés", déclare M. Darrab. La gestion et le suivi de ces marchés sont assurés par l'Atlas Fruit Board (AFB) qui regroupe 95% des exportateurs des agrumes. Ces nouvelles destinations d'export ne sont autres que le Canada, les pays scandinaves ainsi que le Moyen-Orient (notamment les pays du Golfe) et les pays de l'Est, à savoir la Pologne et la Russie. "Nous avons particulièrement essayé de développer les tonnages à destination de la Russie et de la Pologne", indique M. Darrab.
    Dans cette optique, un programme de promotion des agrumes et de la tomate, cofinancé par les producteurs et les exportateurs, sera lancé sur la Russie à partir de février prochain. Ce programme comprend aussi bien des actions de télévision, de presse que d'affichage. Le coût de cette opération, échelonnée sur deux ans, n'est pas encore déterminé. A préciser que les exportations vers les pays de l'Est ont augmenté en flèche an passant de 15.000 tonnes, il y a cinq ans, à plus de 120.000 pour l'année en cours.

    Rafik IKRAM

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