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Economie

Agrumes: 583.000 tonnes exportées pour cette campagne

Par L'Economiste | Edition N°:531 Le 17/06/1999 | Partager

· Des expéditions en baisse de 5% et une production en recul de 20%

· Russie, Asie, Amérique du Nord, les opérateurs bétonnent leur politique de diversification


La campagne d'exportation des agrumes vient tout juste de s'achever.
Selon les premiers chiffres, 583.000 tonnes ont été expédiées, toutes variétés confondues, contre 610.000 l'an dernier, soit une baisse de 5%. Sur ce tonnage, l'Union Européenne en a absorbé à peine 57% contre une moyenne de 65%.
Cette campagne aura été, selon l'expression de M. Ahmed Derrab, secrétaire général de l'ASPAM, «pleine de péripéties», notamment au niveau de la production. En effet, les conditions climatiques ont été particulièrement difficiles et imprévisibles: alternance du temps sec et chaud, de la pluie et du froid. «Cette climatologie très cyclique et des précipitations mal réparties ont créé des perturbations au niveau de l'évolution du calibre et de la maturité des fruits».
Ainsi, la production a enregistré un recul de 20%: 1,3 million de tonnes contre 1,59 million en 1997/98. Sur ce volume, 717.000 tonnes sont allées au marché intérieur dont 87.000 livrées à Frumat et 630.000 destinées au marché de consommation directe.
A l'export, la clémentine est arrivée à tirer son épingle du jeu. En effet, les prévisions ont été légèrement dépassées avec 162.000 tonnes réalisées au lieu des 158.000 initialement établies (156.000 l'an dernier). Ces résultats s'expliquent par les conditions climatiques favorables, particulièrement l'absence de pluies, qui ont permis une bonne exploitation de la variété à l'export.
Concernant la navel, les exportations ont porté sur 63.000 tonnes contre 65.000 en 1997/98 (-3%). Pour cette variété, la baisse des réalisations est essentiellement due à la concurrence du marché intérieur qui a été cette année très actif et aux problèmes de qualité engendrés par les pluies de début décembre.

Pour les variétés de demi-saison, les phases d'exportation se sont achevées sur un tonnage de 28.000 pour la salustiana (-15%) et de 29.000 pour la sanguine (-12%) Représentant près de 40% des exportations d'agrumes du Maroc, la Maroc Late, qui ferme la marche de la campagne export, a réalisé un tonnage de 239.000 tonnes contre 260.000 l'an dernier (-8%).
Sur les marchés extérieurs, la commercialisation a été «difficile et épisodique». La baisse généralisée de la production de la plupart des pays du Bassin méditerranéen et les problèmes qualitatifs de la production espagnole ont créé des conditions de marché relativement favorables, particulièrement pour les petits agrumes. Si les variétés précoces et de demi-saison ont déjà été réglées aux producteurs, pour l'heure les résultats financiers de la Maroc Late ne sont pas encore arrêtés.


La diversification à tout prix


Ils y ont cru dur comme fer. En dépit des difficultés économiques et financières que connaît la Russie, les opérateurs n'ont pas pour autant baissé les bras. Sur ce marché, les exportations d'agrumes ont atteint cette campagne 135.000 tonnes (28.000 sur les autres pays de l'Est). Les exportateurs ont donc continué à travailler et multiplier les actions sur la destination russe. Ils y ont d'ailleurs lancé avec les producteurs une vaste campagne de communication et de promotion pour les oranges et les tomates made in Morocco. L'objectif était d'assurer une continuité et mémoriser davantage le label Maroc chez le consommateur russe. Après la Russie, les efforts de diversification ont aussi concerné l'Amérique du Nord avec un tonnage pour cette campagne de l'ordre de 57.000 à 80% destinés au marché canadien. L'Asie était aussi présente sur la liste. Sur cette destination, les exportateurs ont dépassé le cap des 5.000 tonnes, notamment sur Hong-Kong, Singapour ou encore la Chine.

Meriem OUDGHIRI

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