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Economie

Agroalimentaire
Comment développer la filière

Par L'Economiste | Edition N°:3417 Le 03/12/2010 | Partager

. Investissement, sous-qualification, retard dans l’intégration de la technologie… les faiblesses. Accords de libre-échange, plans sectoriels…, la recette gouvernementaleFaiblesse de l’investissement, sous-qualification, retard dans l’intégration de la technologie, absence d’organisation et de recherche-développement… L’étude que vient de publier la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) révèle les principales faiblesses du secteur de l’industrie agroalimentaire. Aujourd’hui, cette branche est en perte de compétitivité sur les marchés extérieurs aussi bien que sur le marché domestique. Une situation attribuée aux pratiques protectionnistes en vigueur dans les pays de l’UE, qui constituent le principal débouché des exportations marocaines. Cette situation s’explique par d’autres facteurs. Les produits sont de faible qualité, les coûts de production élevés. De même, l’innovation fait également défaut aux produits agroalimentaires. Le recul de la compétitivité externe des entreprises de ce secteur s’explique également par la non-diversification en termes de produits et de marchés. L’étude de la DEPF relève également les contraintes de l’environnement dans lequel évoluent ces industries. Parmi ces difficultés, l’accès aux matières premières. «Même si les récoltes sont bonnes, les agriculteurs préfèrent encore orienter leurs produits vers le marché de bouche et l’export car ils sont plus rentables», relève un professionnel. Difficile donc pour la filière de s’approvisionner en intrants à des tarifs intéressants. Autre contrainte pour le secteur, la faiblesse de la demande solvable, les difficultés d’accéder au financement, le coût élevé du transport, de l’emballage, de l’énergie… Difficile donc de concurrencer les marchés internationaux, d’autant plus que ces derniers restent dominés par les grandes multinationales, lesquelles sont elles-mêmes en proie à de sérieuses difficultés depuis plusieurs années. De plus, si les produits agroalimentaires nationaux sont en perte de compétitivité, ceux des pays concurrents ne cessent d’augmenter leurs parts de marché au niveau de l’UE. Il s’agit notamment des Etats-Unis, de la Suisse, de l’Espagne, du Brésil et de l’Argentine. D’autres pays, mais dans une moindre mesure, représentent de sérieux concurrents: Turquie, Tunisie, Chili, Indonésie, Chine… Ainsi, au cours de la période 2000-2008, la part des produits agricoles transformés dans les importations de l’UE a diminué à 0,9% en raison de la régression des expéditions des boissons, qui s’est établie à 29%. Quant aux principaux concurrents du Maroc, ils ont vu leur part augmenter, sinon stagner. Pour le cas de la Turquie, elle a vu sa part de marché augmenter de 4,9%. Il en va de même pour l’Egypte. Pour booster l’industrie agroalimentaire et consolider son arrimage à l’économie mondiale, le Maroc a signé plusieurs accords de libre-échange (ALE) et procédé à des réductions tarifaires unilatérales. Ainsi, en 2008, selon l’étude de la DEPF, 65% des importations et 79% des exportations marocaines ont été effectuées dans le cadre des ALE signés avec l’UE, les Etats-Unis, les pays Arabes (Accord d’Agadir) et la Turquie. L’accord avec l’UE prévoit d’ailleurs l’élimination progressive à l’horizon 2012 de tous les droits et taxes pour les produits originaires de l’UE. Ainsi, les importations, par le Maroc, de produits agricoles en provenance de l’UE sont soumises à des contingents tarifaires préférentiels pour 125 produits. Quant aux exportations européennes des fruits et légumes, des conserves alimentaires, des produits laitiers, des oléagineux, ils bénéficieront d’une totale libéralisation. Autre dispositif destiné à redynamiser l’industrie agroalimentaire, la mise en œuvre du plan Maroc Vert. Une stratégie censée assurer à l’industrie un meilleur accès aux matières premières agricoles. Ce qui doit contribuer à une utilisation optimisée des capacités de production, qui étaient sous-utilisées en raison de la volatilité de la production agricole. Cependant, pour un professionnel, le plan Maroc Vert, qui prévoit la réalisation de six agropoles spécialisées dans l’industrie agroalimentaire, est «en fait une stratégie destinée à l’agriculture et ne prévoit pas de mesures concrètes pour l’agroalimentaire. De plus, il ne permettra pas à cette filière de se développer». En effet, certains objectifs du plan ne seront réalisés qu’à l’horizon 2020. Par ailleurs, pour assurer à la filière des débouchés à l’export, le département du Commerce extérieur a mis en place la stratégie Maroc Export Plus. Elle cible 17 marchés, représentant des pays de l’UE, la région Mena, la Russie, le Japon, Singapour et l’Amérique du Nord.Autre plan sectoriel mis en place et comportant des mesures dédiées à l’agroalimentaire, le plan Emergence. La feuille de route prévoit 13 mesures. Le gouvernement estime l’impact du plan Emergence sur la filière agroalimentaire à 10 milliards de DH de PIB additionnels et à 24.000 nouveaux emplois directs à l’horizon 2015. Hassan EL ARIF

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