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    Economie

    Agro-alimentaire : SAM 96: Un premier coup d'essai réussi

    Par L'Economiste | Edition N°:220 Le 07/03/1996 | Partager


    La première édition du SAM 96 a été une réussite. Les participants ont établi des contacts et conclu des affaires, mais se sont aussi informés sur les grandes tendances de l'innovation alimentaire.


    De l'avis de la plupart des exposants et des organisateurs, le premier Salon de l'Alimentaire du Maroc (SAM 96), organisé du 29 février au 3 mars 1996 par la FICOPAM, en collaboration avec d'autres associations concernées et le Crédit Agricole, a été un succès.
    "Les résultats de ce salon ont dépassé nos attentes. Il s'agit d'une première édition et d'une première expérience. Nous avons pu recueillir une satisfaction quasi-unanime au niveau des exposants. Dans tous les cas, nous sommes satisfaits, car nous avons démontré que nous étions capables d'organiser un salon professionnel et faire du SAM une vitrine de l'ensemble de la filière alimentaire au Maroc", avancent les promoteurs du salon.
    Satisfaction a donc été le maître-mot de ce salon. Il a été une ébauche de partenariat, mais aussi, pour beaucoup de visiteurs marocains et de clients étrangers, un voyage de prospection.
    Des affaires commerciales ont été conclues notamment au niveau des secteurs du jus de fruits, du café, de la conserve ou encore des fruits et légumes. Durant quatre jours, les professionnels ont échangé leurs expériences, comparé leurs produits et leurs prix, parlé de leurs projets...
    "Le salon est un catalogue de tout ce que nous produisons aujourd'hui. Si nous avons établi des contacts prometteurs lors du salon, les véritables affaires et contrats ne peuvent être réalisés qu'après de nombreux suivis", souligne un exposant. De plus, ajoute-t-il, "les deux premières journées réservées uniquement aux professionnels ont permis de rehausser la teneur des contacts avec les donneurs d'ordre".

    Changement de décor de l'agro-industrie

    Point de rencontre des distributeurs, grossistes et industriels de l'agro-alimentaire, le SAM 96 a accueilli près de 120 exposants, 17 sous-secteurs, 157 entreprises, ainsi que près de 7.000 visiteurs, dépassant le nombre attendu. "L'espace Toro n'a jamais reçu autant de monde. Les visiteurs retardataires ont stationné leurs voitures à plus d'1km de l'entrée".
    Outre certains hauts responsables marocains et européens, les visiteurs étrangers sont venus des Etats-Unis, d'Afrique, de Scandinavie, du Moyen-Orient, ainsi qu'une délégation israélienne de 30 opérateurs de l'agro-industrie.
    Pour les grands groupes comme pour les PME, l'innovation a semblé être la recette face aux tendances lourdes de l'évolution de la consommation alimentaire. C'est donc le changement de décor de l'agro-industrie marocaine qui a été au coeur du SAM 96. Ce secteur affiche aujourd'hui de bonnes potentialités et amorce un nouveau tournant. De nouveaux produits arrivent sur le marché. Le transformé, avec le surgelé, le congelé, le prêt-à-consommer... commencent à intégrer les habitudes alimentaires. Celles-ci changent et la rapidité prime. Cependant, les professionnels pensent que, même si le Maroc n'échappera pas totalement à la tendance mondiale à l'uniformisation des pratiques alimentaires, la cuisine marocaine gardera ses spécificités.

    Développement du marché local

    Par ailleurs, outre l'opportunité pour les clients étrangers de découvrir les potentialités du secteur, l'objectif des organisateurs du SAM a été également "de faire connaître au consommateur marocain la gamme aussi multiple que diversifiée des produits alimentaires nationaux". Le salon a ainsi été l'occasion d'accueillir des grossistes, des professionnels de la distribution moderne, des responsables de supérettes marocains,... "Outre les contacts, nous avons pu bénéficier aussi des conseils de ces professionnels, notamment sur la présentation des emballages à adapter au marché local", soulignent les organisateurs. "C'est de cette manière que nous pourrons amorcer le développement de la consommation intérieure", ajoutent-ils. Le marché local, longtemps négligé, est devenu aujourd'hui capital. "Ces derniers temps, un effort considérable a été déployé afin de développer de nouveaux produits sur le marché local".
    Il en est ainsi des produits surgelés. Cependant, pour les professionnels de ce secteur, "le chemin est encore long avant de convertir le consommateur à ce type de produit". Il y a certes un début de répondant sur le marché, mais le potentiel reste encore très restreint. Le Marocain demeure avant tout un consommateur de produits frais. De plus, le développement des produits surgelés ne peut s'effectuer que par la mise en place d'équipements adéquats. "Avec le démarrage de la distribution moderne, les choses commencent à changer", indiquent les professionnels. Des distributeurs investissent actuellement dans des bacs réfrigérants. Certaines entreprises commenceront à placer en consignation des bacs de produits surgelés, dans un premier temps, au niveau de différentes supérettes de Casablanca et Rabat.
    Outre les surgelés, l'innovation a également été remarquée au niveau des emballages, notamment des huiles d'olive bientôt commercialisées au Maroc, mais aussi des fruits et légumes frais.

    Meriem OUDGHIRI

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