×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Agriculture/Maroc-UE
    Après les Espagnols, les Français attaquent

    Par L'Economiste | Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    . Un syndicat d’horticulteurs s’oppose au paraphe de l’accord. Pour seulement quelques tonnes de légumes de plus Beaucoup de bruit autour de quelques tonnes de tomates de plus. Après la réaction du puissant syndicat français des exploitants agricoles, notamment la branche fruits et légumes, le Maroc aurait décroché le gros lot en finalisant son accord avec l’UE sur le volet agricole. Angélique Delahaye, présidente de cette filière, est allée sans réserve dans ses commentaires. «Cet accord a beaucoup surpris les producteurs tant il prévoit des avancées très significatives en faveur du Maroc», a-t-elle déclaré à l’AFP. Et de demander à l’Etat français «de ne pas parapher l’accord». Mais de quelles avancées s’agit-il? En l’absence d’indications de la partie marocaine -discrétion oblige sur un dossier sensible-, on parle de fortes augmentations des importations de six produits: tomates, courgettes, concombres, ail, clémentines et fraises. Dans le détail, il est annoncé la hausse de 22% sur cinq ans du contingent de la tomate et l’augmentation des quotas des courgettes et des concombres qui doivent passer respectivement de 20.000 à 50.000 tonnes et de 6.200 à 15.000 tonnes. Mais pour la clémentine, la fraise ou encore l’ail, point de précision. Car, dans le cas d’espèce, rien ne justifie la protection d’une production locale. Tout au plus, la France produit quelque 20.000 tonnes de clémentines en Corse alors que le marché communautaire absorbe plus de 4 millions de tonnes de petits fruits. En résumé, une goutte dans un océan. Alors pourquoi s’alarmer autant pour quelque 65.000 tonnes de légumes? De surcroît de primeurs et pour l’essentiel issus de production biologique. Et où faut-il placer les attentes du consommateur européen en quête de produits compétitifs et de meilleure qualité? Reste la tomate, produit qui a fait couler beaucoup d’encre et mobiliser les plus grands lobbyistes ibériques tout au long du déroulement des dernières négociations. En fait, toutes ces réactions concernent ce produit phare qui reste entouré de conditions draconiennes ayant pour nom, quota, droit d’entrée et calendrier mensuel des expéditions. A tel point que les exportations marocaines peinent à dépasser le cap de 4% des importations totales de l’Union européenne. Le contingent actuel, y compris le quota additionnel, est de 213.000 tonnes sur la période octobre à mai. «En 1973, dans une Europe à six, le Maroc exportait quelque 175.000 tonnes. Volume qui est passé à 235.000 tonnes en 2008/2009 alors que l’Union compte 27 Etats membres», constate Menouar Alem, l’ambassadeur marocain auprès de l’UE. On n’a donc pas avancé d’un iota. Si bien que les tonnages supplémentaires enregistrés entre les deux périodes représentent aussi l’apport d’un bon nombre d’opérateurs européens délocalisés au Maroc. D’où la nécessité d’imaginer un espace agricole autre que géographique. Il y a là un débat important à lancer dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune.


    Péripéties de l’accord

    FIN novembre 2009 marque la signature du procès verbal des négociations techniques. Il sera paraphé d’ici la fin de cette semaine. La procédure d’adoption par la Commission et sa présentation au Conseil des ministres et du Parlement européens sont prévues pour début janvier. Suivront la signature officielle de l’accord et sa ratification par le Parlement marocain. Son entrée en vigueur est attendue pour 2011. A. G. avec notre correspondant à Bruxelles, Aziz Ben MARZOUQ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc