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    Economie

    Agriculture: Le détail du plan Maroc vert

    Par L'Economiste | Edition N°:2763 Le 24/04/2008 | Partager

    . Accompagnement des opérateurs, investissements…. Retombées attendues: 10 milliards de DH d’investissement par an . Implication des acteurs du secteurLE secteur agricole a désormais sa stratégie. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, en a présenté les grands axes devant le Souverain, à Meknès à l’occasion des premières Assises nationales du secteur (www.leconomiste.com). Baptisé «Plan Maroc vert», cette stratégie s’articule autour de six idées principales. Tout d’abord, il s’agit de relancer le secteur de manière à ce qu’il devienne le principal moteur de croissance de l’économie nationale dans les 10 à 15 prochaines années. Ceci avec des retombées importantes en termes de croissance du PIB, de création d’emplois, d’exportation et de lutte contre la pauvreté. Pour atteindre ces objectifs, le programme qui sera mis en œuvre devrait mettre fin aux disparités entre l’agriculture moderne et celle dite traditionnelle, et ainsi s’adresser à tous les acteurs de l’activité. A cet effet, il est indispensable de régénérer le tissu des acteurs par des modèles d’agrégation innovants en suivant des exemples d’entreprises comme celui de la Copag. L’enjeu est de drainer de nouveaux investissements et d’atteindre la barre des 10 milliards de DH/an. A cet effet, “une approche transactionnelle doit être utilisée autour de la mise en œuvre concrète sur le terrain de 1.000 à 1.500 projets définis sur la base d’un modèle économique ciblé”, est-il indiqué. Enfin, dans ce processus, aucune activité agricole ne devrait être écartée. “Toutes les filières peuvent et doivent réussir”, a souligné le ministre. Pour atteindre ces objectifs, la stratégie de l’Agriculture a retenu deux piliers essentiels et un bloc de réformes du cadre sectoriel. Le premier pilier concerne la modernisation du secteur. L’objectif est de développer une agriculture performante, adaptée aux règles du marché par le biais d’une nouvelle vague d’investissements privés, “organisés autour de nouveaux modèles d’agrégations équitables”, est-il indiqué. Par ailleurs, il s’agit de renforcer la lutte contre la pauvreté en augmentant le revenu agricole des exploitants “les plus fragiles”, notamment dans les zones en bour défavorisées. L’objectif visé est toutefois tributaire d’autres facteurs. Il s’agit, entre autres, du développement de la gestion rationnelle de l’eau, la modernisation de la distribution commerciale accompagnée d’une ouverture à l’international. Sans oublier la réforme du foncier, une révision du volet fiscal et la réforme institutionnelle du ministère de l’Agriculture. Les retombées attendues à l’horizon 2015 sont, d’une manière globale, une amélioration du PIB agricole, des exports et des investissements privés. Des effets positifs devraient être également ressentis sur la croissance et la lutte contre la pauvreté ainsi que sur le pouvoir d’achat du consommateur marocain. L’enjeu est le développement durable et territorial sur 15 à 20 ans. Ceci grâce à une meilleure organisation des acteurs du secteur. De manière à rééquilibrer sur le long terme le déficit de la balance alimentaire et sécuriser au maximum les échanges. En chiffres, à noter que les piliers 1 et 2 du Plan vert visent plus d’un million d’entreprises agricoles. En termes d’impact sur le PIB, il s’agit d’atteindre un PIBA (produit intérieur brut agricole) supplémentaire de 70 à 100 milliards de DH.


    Cadre stratégique

    LA plan Maroc vert a été élaboré sur la base d’une radioscopie du secteur. La troisième phase de la démarche consiste en l’élaboration d’une façon pragmatique d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la stratégie. Cette feuille de route est en cours d’élaboration avec toutes les parties prenantes. Il est question d’établir les priorités, les échéances et les responsabilités. Les modes de financement ainsi que la formation des ressources humaines sont également au menu. A noter que ce dispositif s’appuie sur une coresponsabilité de l’Etat et des acteurs du secteur.


    Radioscopie

    LE diagnostic sur la base duquel a été préparé le plan Maroc vert a permis de mettre en exergue les atouts mais aussi les faiblesses du secteur agricole. Ainsi, ce dernier souffre d’un déficit de croissance chronique et connaît depuis 20 ans une période de stagnation. Pourtant, le Maroc possède des atouts intrinsèques très forts dans de nombreuses filières agroalimentaires. D’un côté, des freins au développement se manifestent tels qu’une faible capacité d’investissement privé, un management insuffisant et un secteur d’acteurs hétérogènes. A ceci s’ajoute des blocages au niveau des domaines, à savoir une lourde problématique du foncier, de la raréfaction de l’eau et une faiblesse des structures d’encadrement. Face à ces handicaps, on enregistre un potentiel énorme en termes de main d’œuvre de qualité et très compétitive par rapport aux concurrents. S’ajoute encore une proximité géographique avec le marché européen, sans oublier des avantages comparatifs avérés dans le secteur des fruits et légumes notamment. A cet effet, on retient la réussite exemplaire de la filière tomate qui dispose d’un rayonnement international. Les filières fraise, lait et élevage (ovins et caprins) connaissent également un développement spectaculaire.Malika ALAMI

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