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Economie

Agriculture: La pluie tarde à venir

Par L'Economiste | Edition N°:2132 Le 18/10/2005 | Partager

. Ça craint pour les nappes phréatiques . La situation encore contrôlable pour les céréales. Baisse des stocks de semencesLes petits «crachins» qui ont mouillé le pays lundi ne suffiront pas à cacher suffisamment longtemps le soleil automnal. Un soleil trop chaud de l’avis de tous, citadins et ruraux. Et si les grosses se font encore attendre, la campagne agricole a plus ou moins démarré selon les régions et, de l’avis des observateurs, «la situation n’est pas catastrophique». Pourtant, après l’hiver rigoureux qu’a connu le pays, on avait craint le pire (cf. www.leconomiste.com), notamment dans les régions agrumicoles et maraîchères. Pour Mohamed Zahidi, secrétaire général de l’Association des producteurs de fruits et légumes (Apefel), les prévisions sont à la hausse: «Il y a même quantité et qualité». A noter que le secteur, qui a particulièrement souffert du gel, n’est pas directement dépendant de la pluie. En effet, l’irrigation, largement pratiquée dans les régions maraîchères, permet de combler le déficit pluviométrique. Mais à terme, si la pluie tarde à venir et que la sécheresse continue de sévir, le problème de l’eau risque de se poser avec acuité. Cela contraindrait à creuser plus profond dans les nappes phréatiques. Ce qui suppose des moyens encore plus colossaux pour maintenir, voire augmenter la production agricole et assurer l’alimentation en eau potable des habitants. En effet, le niveau de remplissage des barrages est au plus bas. Au 17 octobre, le taux -diffusé par la direction générale de l’Hydraulique- est de 42% contre 56% à la même période en 2004. Des régions comme Al Haouz, Souss et Tafilalet souffrent d’un déficit hydrique relativement important. Plusieurs mesures ont été prises début septembre par le ministère de tutelle. Elles comprennent en particulier l’alimentation en eau des zones les plus affectées ainsi que l’approvisionnement en eau du bétail. Du côté du secteur céréalier, on est pour l’heure serein. La campagne qui démarre mi-novembre n’est pas menacée. «Il vaut mieux que les pluies n’arrivent qu’à la fin novembre juste après les semences», indique Mohamed Medkouri Zaïdi, président de la Chambre d’agriculture de Benslimane. Il ajoute tout de même que pour le fourrage, des précipitations précoces seraient les bienvenues. Seule inquiétude, les stocks de semences qui connaissent, selon lui, en ce moment, une baisse notable particulièrement en ce qui concerne l’orge et les légumineuses de printemps (pois chiches, petits pois, fèves). La Société nationale de commercialisation des semences (Sonacos) indique pour sa part que le déficit n’est pas si important. Et s’il devait y avoir effectivement carence, des importations se feront très rapidement. L’objectif est de ne pas perturber le démarrage de la campagne céréalière prévu pour la mi-novembre. Seulement, dans le milieu agricole, on pense que les achats de l’étranger coûtent cher.Fatima EL OUAFI

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