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Agriculture: La campagne est-elle compromise?

Par L'Economiste | Edition N°:3224 Le 03/03/2010 | Partager

. Le CMC prévoit un taux de croissance de 3,2% pour 2010 . Baisse attendue de 4,3% de la valeur ajoutée agricole Faible taux de croissance à l’horizon. Le Centre marocain de conjoncture table tout au plus sur un taux de 3,2% en 2010. Niveau qui devrait consacrer juste le retour des activités industrielles et des services à la dynamique tendancielle des années d’avant la crise. Mais faut-il préciser encore que cela dépendrait de la reprise de la demande étrangère. Quant à l’apport du secteur agricole, il sera, à ne point douter, cantonné dans un niveau absolument bas. «L’évolution de sa valeur ajoutée devrait connaître une baisse d’environ 4,3%», pronostiquent les conjoncturistes du Centre. Sans oublier que l’année 2010 succède à un exercice dont la croissance a été surtout induite par la récolte céréalière record qui a atteint 102 millions de quintaux. Or, même si la saison 2009/2010 s’avère bien arrosée, la performance de la campagne passée ne sera pas rééditée. Bien au contraire, il faudrait peut-être s’attendre à une campagne agricole mi-figue mi-raisin selon les régions. Et dans tous les cas, la récolte sera moyenne à faible.D’autant plus que même les indicateurs du département de l’Agriculture confortent les prévisions du CMC. A commencer par la situation des emblavements qui accusent une baisse de 8% des superficies. Par céréale, l’orge a été la plus affectée. Cette céréale occupe cette année un peu plus de 1,9 million ha au lieu de 2,18 la campagne précédente, soit un recul de 13%. Régression, imputable au retard des pluies enregistré en début de saison. Car, faut-il le rappeler, les précipitations n’ont démarré que vers la 2e semaine du mois de décembre 2009. Or, cette spéculation compte parmi les cultures précoces et se pratique en particulier dans la région du Haouz-Tensift. En revanche, les superficies dédiées aux blés n’ont chuté que de 5%. C’est ainsi que les semis du blé dur ont concerné 918.200 ha contre 968.600 réalisés en 2008/2009. Alors que les semis du blé tendre ont été pratiqués sur un peu plus de 1,9 million ha au lieu de près de 2,2 millions la saison passée. En tout, la superficie dédiée aux céréales en 2009/2010 s’élève à 4,7 millions ha contre 5,1 millions réalisés la campagne précédente.Cette situation aurait tout de même débouché sur une bonne récolte céréalière du moins au niveau de l’hypothèse de la loi de Finances qui table sur un volume de 70 millions de quintaux.Mais voilà que d’importants dégâts ont été enregistrés dans deux grandes régions de production agricole, le Gharb et le Souss, en l’occurrence. La première réputée pour ses productions céréalières, industrielles et maraîchères a perdu quelque 120.000 ha. Plus grave encore, elle risque de ne pas conduire son plan de reconversion en cultures de printemps, persistance des pluies et stagnation d’eau obligent. Quant à la région du Souss qui réalise pratiquement plus de 80% des exportations des fruits et légumes a aussi grandement souffert des inondations. Les pertes sur tomates, produits phares de la région, et autres légumes sont estimées à plus de 50%. Et la liste des dégâts s’allonge encore pour comprendre l’élevage et autres plantations arboricoles dont les agrumes. Autant réviser à la baisse les indicateurs de croissance économique.A. G.

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