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    Economie

    AGO de l'APEFEL : Les nouveaux enjeux des fruits et légumes

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Mesures d'accompagnement, mise à niveau... les opérateurs du secteur des fruits et légumes ont dressé l'état des lieux de leur activité et émis un certain nombre de propositions lors de l'assemblée générale ordinaire de l'APEFEL.


    Représentant près de 18% de la valeur de la production agricole, le secteur des fruits et légumes emploie 22% de la main-d'oeuvre exerçant dans l'agriculture. Par ses exportations, il rapatrie entre 4 et 5 milliards de DH suivant les années. «C'est dire les potentialités de ce secteur qui, depuis la libéralisation de l'exportation et les différents accords signés par le Maroc (GATT, accord d'association), a connu de nombreuses mutations», ont souligné les producteurs lors de l'assemblée générale ordinaire de l'Association Marocaine des Producteurs Exportateurs de Fruits et Légumes (APEFEL), le 14 décembre à Agadir. Cette AGO s'est tenue autour du thème «pour une stratégie volontariste dans le secteur des fruits et légumes».
    Tout en rappelant les avantages des différentes phases franchies par la profession et leurs répercussions positives sur l'encouragement de l'initiative privée, M. Abderrazak Mouisset, président de l'APEFEL, a soulevé une série de difficultés entravant le développement du secteur. Figure notamment «le manque de coordination entre les exportateurs et l'absence d'une stratégie régissant le domaine». Selon lui, l'absence de solutions claires risque d'entraîner la défaillance sinon «l'effondrement» du secteur des fruits et légumes.

    Compétitivité globale


    Aujourd'hui, face aux nouveaux enjeux imposés par les différents accords, «il devient nécessaire d'adapter le secteur aux exigences d'une compétitivité devenue globale». Cette adaptation ou cette politique suppose «l'identification de priorités quantitatives et qualitatives à atteindre par le secteur et la définition de mesures d'accompagnement à mettre en place par les pouvoirs publics" et ce, notamment par une assistance ciblée à la restructuration, la modernisation des capacités de production, le renforcement des stratégies de regroupement des petits et moyens producteurs ainsi que l'encouragement à la diversification des produits et des marchés.
    Dans tous les cas, pour les membres de l'Association, la mise à niveau du secteur s'impose pour une meilleure compétitivité, non seulement sur les marchés extérieurs, mais aussi intérieur. L'Etat est aujourd'hui appelé à intervenir, non pour assister les producteurs, mais «pour jouer un rôle d'accompa-gnateur».

    De plus, ils ont exprimé la nécessité de sauvegarder et de renforcer les acquis du secteur en matière de régimes économiques en douane appliqués aux intrants utilisés dans le secteur «à l'occasion de la refonte du code de la douane». Les membres de l'APEFEL ont également fait part de l'urgence d'éliminer des contraintes réglementaires qui «continuent à peser sur la compétitivité internationale des produits agricoles marocains et notamment au niveau de l'encadrement du transport routier».
    S'ajoutent la restructuration et la rationalisation du marché intérieur. Cela nécessiterait la mise en place d'infrastructures adéquates, l'intro-duction progressive de la nor-malisation et le développement d'un système d'information sur les marchés de gros.

    Centres nerveux

    Les marchés de gros, centres nerveux du système de commer-cialisation, obéissent actuellement à des statuts et à des règles de fonctionnement qui «ne corres-pondent plus à la réalité commerciale et constituent un facteur important de blocage du système»(1). De plus, les règles de monopole, toujours au niveau des marchés de gros, gênent considérablement le développement de la distribution moderne et empêchent tout circuit de commer-cialisation intégrée. En attendant le projet de normalisation en cours de discussion avec le Ministère de l'Agriculture, le marché intérieur se caractérise également par l'absence de normes de conditionnement ou de qualité communément acceptées par les opérateurs. Cette situation constitue ainsi un handicap majeur pour la transparence des transactions commerciales, de même qu'elle rend très difficile une information précise sur les prix pratiqués.
    La recherche a également été à l'ordre du jour. «Sans recherche, un pays ne peut avancer», dira à la tribune un agriculteur.
    Les producteurs, membres de l'APEFEL, rappellent la coopération instituée entre l'Asso-ciation et les organismes d'enca-drement, de recherche et de dévelop-pement au niveau de la protection sanitaire des cultures, la rationalisation de l'utilisation des facteurs de production et l'information commerciale. «Ces liens doivent être renforcés et développés dans d'autres domaines».
    Enfin, les producteurs appellent les organisations professionnelles du secteur à développer leur concertation et renforcer la coordination de leurs actions et ce, par la création d'une fédération interprofessionnelle des fruits et légumes.

    Mreiem OUDGHIRI.

    (1) Cf L'Economiste du 22 juin 1995, étude de la FAO sur le système de commercialisation des fruits et légumes au Maroc.

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