×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Agence française de développement
Le financement s’étend à l’éducation et la santé

Par L'Economiste | Edition N°:3172 Le 17/12/2009 | Partager

. L’environnement et l’efficacité énergétique également au menu. Le soutien aux PME parmi les prioritésL’Agence française de développement (AFD) vient d’octroyer un prêt de 40 millions d’euros au Maroc pour le financement du projet d’aménagement hydro-agricole de Sebou. Depuis 2007, l’agence a injecté environ 8 milliards de DH dans l’économie nationale. Selon Jean Michel Severino, directeur général de l’AFD, «le prochain plan d’action triennal, qui couvrira la période 2010-2012, devrait s’inscrire dans une logique d’accroissement de nos contributions à l’économie marocaine». - L’Economiste: Le plan d’action triennal s’achève à la fin de l’année. Quel est votre bilan?- Jean-Michel Severino: L’AFD a apporté environ 8 milliards de DH à l’économie marocaine sur les trois dernières années (2007-2009), avec une exposition à ce jour d’environ 1 milliard d’euros. Notre filiale Proparco, destinée au financement des entreprises privées, a investi près de 285 millions d’euros depuis sa création en 1992 et son portefeuille actuel est de 80 millions d’euros. L’intervention de l’AFD au Maroc couvre un spectre extrêmement important qui vise l’amélioration de la compétitivité de l’économie marocaine, l’amélioration des conditions de vie des populations et le développement durable. Notre domaine d’intervention ne cesse de s’élargir, puisque dernièrement, nous avons entamé un processus de financement dans les secteurs de l’éducation et de la santé, des créneaux sur lesquels l’agence était absente. Mais nous allons également nous intéresser aux sujets sur le climat, le carbone et tout ce qui touche à l’efficacité énergétique.- Quels seront les secteurs prioritaires en 2010?- Il n’y aura pas de changement particulier de stratégie au Maroc. Nous allons continuer avec les axes actuels. En revanche, on mettra l’accent sur les questions environnementales. Nous serons également présents dans le domaine des infrastructures. La conjoncture économique internationale implique un soutien encore plus fort aux programmes d’investissements. De plus, la crise a été une occasion pour l’agence d’accroître ses financements. Dès 2008, nous avons mis en place un programme d’activité dénommé «contracyclique», afin d’apporter des ressources additionnelles dans les pays où l’AFD intervient. Et nous espérons trouver au Maroc, notamment dans le domaine des transports, entre 2010 et 2011, des opportunités additionnelles d’aide à l’investissement. Cependant, le plus important aujourd’hui reste la discussion avec le gouvernement pour élaborer le prochain plan triennal de l’AFD au Maroc, qui couvrira la période 2010-2012.- Et les nouveaux instruments en faveur du secteur privé?- Nous avons mis en place un important fonds d’investissement dénommé Fisem (Facilité d’investissement et de soutien économique à la Méditerranée) qui sera doté d’un montant de 250 millions d’euros de fonds propres de l’AFD. Ce fonds doit notamment permettre d’agir sur la recapitalisation du secteur bancaire afin d’accroître ses capacités d’intervention en faveur des PME. Il participera également au financement des grands projets structurants, et devrait réaliser début 2010 une première opération au sein d’un fonds d’investissement dans les infrastructures.Il y a également le fonds Averroès II, créé en partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations, qui sera doté initialement par les deux partenaires de 30 millions d’euros. Après, il sera ouvert à d’autres souscripteurs institutionnels afin de financer une dizaine de fonds de capital-investissement de la Méditerranée. Averroès II, qui démarrera début 2010, et Fisem auront la possibilité de co-investir sur les fonds PME de taille importante.D’un autre côté, nous souhaitons développer en Méditerranée le fonds de garantie dénommé Ariz qui jusque-là était embryonnaire dans la région, contrairement à d’autres régions du monde. L’objectif d’Ariz est de mettre en place une centaine de millions d’euros par an de nouvelles garanties, au travers du secteur bancaire. Ce schéma de garantie au profit des PME locales pourra soit s’appliquer à un financement ponctuel, soit couvrir des portefeuilles de crédits bancaires. Globalement, Ariz s’adresse aux institutions bancaires, mais nous pourrons également l’utiliser dans le cadre de politiques industrielles comme celle mise en place par le Maroc.Propos recueillis par Franck FAGNON

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc