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    Affaires

    Agadir: Près du palais, un projet immobilier rasé

    Par L'Economiste | Edition N°:2142 Le 01/11/2005 | Partager

    . Le directeur de l’agence urbaine démis de ses fonctions . Les militaires entourent la zone. Black-out total autour de l’affaireL’affaire fait grand bruit. La capitale du Souss a été marquée le week-end dernier par la destruction d’un gros chantier immobilier implanté au km 4 sur la route d’Inezgane, dans le proche voisinage du Palais royal. Dans les salons, milieux d’affaires et autres, on ne parle plus que de cela. Les spéculations vont bon train mais aucune explication sûre ne filtre. Aucune information officielle non plus n’est communiquée sur les raisons de cette destruction. C’est le black-out total. Ce qui donne lieu aux plus extravagantes rumeurs. Une chose est certaine, l’ordre de destruction vient d’en haut, de très haut. Serait-ce en raison de sa promiscuité avec le Palais royal? Personne n’est formel. Les voix se taisent dès que l’on s’avance sur cette piste. Même les promoteurs, la famille Kabbage, refusent de communiquer sur cette affaire. Pourtant, leur dossier était ficelé et comporte toutes les autorisations requises, même celle du secrétariat particulier de Sa Majesté le Roi. Les réserves énoncées sur un document délivré par l’instance le 9 mars 2005, à l’adresse des promoteurs y sont même détaillées. Il s’agit de la limitation des constructions au R+1, le respect de la hauteur maximum de 8 mètres, l’inaccessibilité des terrasses des logements prévus, sans oublier le strict respect de toute la réglementation en vigueur. Des conditions que les investisseurs s’étaient engagés à respecter. Finalement, les diverses commissions locales chargées du traitement du dossier ont donné leur feu vert. Quel faux pas ont commis les promoteurs dans la construction du projet pour que les militaires supervisent en force la destruction de ce chantier? Des militaires qui n’ont pas hésité à recourir aux vieilles pratiques pour empêcher la prise de clichés. Pourquoi aussi le directeur de l’agence urbaine a-t-il été démis de ses fonctions? Aucune réponse ne sera donnée à ce sujet. Contacté par L’Economiste, Mounir Majidi, secrétaire particulier du Souverain, est demeuré injoignable. Un fait est sûr. Le dirigeant de l’agence urbaine a quitté précipitamment la ville d’Agadir le week-end dernier et la destruction du projet a commencé vendredi dans la soirée. A noter que le projet dont le maître d’ouvrage est Shems Promotion était prévu sur un terrain de quatre hectares, dont le tiers seulement devait être construit. Propriétaires des terrains depuis les années 50, les investisseurs prévoyaient l’aménagement de villas et d’appartements de haut standing. Un investissement de 80 millions de DH. Les travaux qui ont commencé il y a à peine deux mois réunissaient des centaines d’ouvriers et ont absorbé près de six millions de DH. Sur le plan commercial, fort heureusement, aucun appartement ni villa n’ont été vendus sur plan.


    Retour aux pratiques véreuses

    Aucune photo n’accompagnera cet article, car aucun reportage n’a été autorisé sur le chantier. La journaliste de L’Economiste, qui s’est déplacée sur le chantier pour voir de visu la destruction des bâtiments déjà aménagés, s’est vu forcée par deux militaires d’effacer ses photos, sans explications. Elle ne faisait pourtant que son travail. J. R.

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