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Economie

Agadir: Les opérateurs boudent la caravane d’exportation

Par L'Economiste | Edition N°:3173 Le 18/12/2009 | Partager

. Trop peu de participants à la manifestation . Un potentiel régional pas assez exploité Quelles sont les attentes des exportateurs du Souss? Difficile de faire un tour d’horizon sur la question. La caravane d’exportation organisée par l’Asmex (Association marocaine des exportateurs) qui s’est arrêtée mercredi dernier à Agadir n’a pas réuni grand nombre d’exportateurs de la région. Dans la première zone d’exportation du Royaume, le fait peut être considéré comme marquant.Les institutionnels de la ville étaient en fait les seuls à avoir répondu présents à la rencontre. Les opérateurs économiques se comptaient par contre sur le bout des doigts. Pourtant les organisateurs avaient distribué plus de 250 invitations. Pour un professionnel du secteur de la conserve dans le Souss, l’absence des opérateurs est la preuve d’un manque de confiance dans les discours des politiques et dans les mesures d’accompagnement proposées. De l’avis du Dr Mohamed Bouyaâd président de la Fipromer (Fédération de l’industrie des produits de la mer), les exportateurs continuent à souffrir dans leur activité «de lourdeurs administratives qui grèvent la compétitivité du Royaume face à ses concurrents». L’opérateur déplore également les conditions contraignantes pour accéder aux mesures mises en place pour soutenir les entreprises dans leurs campagnes de communication et de prospection. A ce sujet, l’exigence d’une copie de l’attestation de régularité vis-à-vis de l’administration fiscale et de la CNSS est pour beaucoup d’opérateurs candidats au programme d’accompagnement un frein à l’accès aux mesures. «En ce moment de crise, il est difficile de faire face à ses charges fiscales ; aussi il n’est pas aisé de bénéficier de ces mesures sous ces conditions», poursuit Bouyaâd.A noter que la région du Souss abrite plus de 500 établissements industriels. L’agroalimentaire est le secteur en tête. Dans cette filière, des opportunités sont aujourd’hui identifiées. De l’avis des experts, l’avenir est à l’activité de transformation des produits de la pêche associés aux produits agricoles pour la préparation de mets prêts à la cuisson. Le traitement des produits du terroir est aussi une niche à développer à l’international. La région recèle en fait beaucoup de potentialités pas assez exploitées jusqu’à présent. La productivité reste, en effet, faible par rapport aux richesses de la zone. Les opérateurs de la région ont prouvé par le passé qu’ils sont capables de développer des secteurs jusqu’à la pointe de la technologie. Pas étonnant donc qu’aujourd’hui ils préfèrent être sur le terrain qu’à discourir. Leurs doléances sont connues depuis trop longtemps et, maintenant plus que jamais, ils veulent du concret. De notre correspondante, Malika ALAMI

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