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Agadir: Le prix du poulet rechute

Par L'Economiste | Edition N°:2227 Le 06/03/2006 | Partager

. Depuis quelques jours, il est à 7,50 DH/kg dans les fermes et entre 9 et 10 DH/kg dans les souks. Plus de 30 millions de DH de manque à gagner en quatre mois pour la filière . Le volume des ventes a baissé de près de 50% par rapport à octobre dernier LES éleveurs et vendeurs de poulets du Souss sont désespérés. Le prix du poulet a encore rechuté après avoir atteint 13 DH/kg. Depuis quelques jours, il est redescendu à 7,50 DH/kg dans les fermes et entre 9 et 10 DH/kg (prix consommateur) dans les souks et marchés. Malgré le dispositif de vigilance mis en place, la psychose de la grippe aviaire ressurgit de nouveau et l’effet positif de la sortie du gouvernement sur le marché du poulet commence à s’estomper dans la région. Pourtant, aucun cas de grippe aviaire n’a été décelé jusqu’à présent. Pour Kheir Eddine Soussi, professionnel de la filière et membre de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), il faut renforcer la communication afin de bien informer l’opinion publique sur les dangers réels de la maladie et la situation du secteur. Il s’agit également de la rassurer au plus vite sur l’absence de risque de consommer du poulet cuit. «Chose que l’OMS a confirmé’’, souligne Soussi. En attendant, les opérateurs du secteur dans le Souss s’enfoncent dans la crise entraînant toutes les filières dérivées. En quatre mois, ils ont enregistré plus de 30 millions de DH de manque à gagner en raison d’une chute vertigineuse de près de 50% du volume des ventes. A Agadir, contrairement au marché de la volaille de Casablanca, l’abattage dans les tueries traditionnelles implantées dans les quartiers et le grand Souk de la ville continue. Dans le Grand Agadir, on estime le nombre de ce genre de structures à près de 300. Ces dernières continuent à occuper une large part du marché dans la région et constituent une véritable concurrence déloyale pour le seul abattoir moderne de la zone implantée dans la zone industrielle d’Aït Melloul. L’établissement dispose d’une capacité de production de 1.200 poulets/h. Ainsi, bien qu’il compte aujourd’hui parmi ses clients, outre Métro et Marjane, les établissements hôteliers et quelques restaurants d’Agadir et même de Marrakech ainsi que des clients à Casablanca, l’unité produit moins de 20% de sa capacité. Ce qui équivaut à 1.200 poulets/jour (2 tonnes) alors que le Souss absorbe actuellement environ 12.500 poulets/jour (25 tonnes). Aujourd’hui, les dirigeants de l’entreprise se disent vraiment inquiets car si la situation actuelle ne s’améliore pas ils seront obligés de supprimer des emplois qui sont au nombre de 50 pour l’instant dans l’établissement. Dans la région du Souss, la filière assure plus de 15.000 emplois directs et indirects.De notre correspondante, Malika ALAMI

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