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    Afrique: Les Objectifs du Millénaire sont loin

    Par L'Economiste | Edition N°:2392 Le 01/11/2006 | Partager

    . Malgré une croissance soutenue L’Afrique connaît une croissance soutenue. Mais elle ne lui permettra pas d’atteindre les Objectifs du Millénaire, affirme la Banque mondiale (BM) dans un rapport publié le 30 octobre. Les huit Objectifs du Millénaire (OMD) fixés par l’Onu en 2000 visent notamment à réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de ceux qui vivent avec moins d’un dollar par jour et de ceux qui souffrent de la faim. Mais le défi reste difficile à atteindre. Les pays donateurs ont une part de responsabilité. D’abord, parce que la définition des Objectifs a méconnu pour partie la réalité de la situation de départ. Ensuite, du fait que les engagements financiers des pays riches tardent à se concrétiser. Les pays du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Japon, Grande-Bretagne, Italie, Russie) s’étaient engagés lors de leur sommet de Gleneagles en Ecosse en juillet 2005 à augmenter leur aide aux pays les plus pauvres de la planète.Les taux de croissance en Afrique commencent à ressembler vraiment à ceux des autres pays en voie de développement notamment les pays asiatiques. D’un autre côté, il y a une diversité grandissante des performances économiques en Afrique. On constate que plusieurs groupes de pays croissent à des rythmes différents. Cet ensemble se décompose en deux: 7 pays exportateurs de pétrole (29% de la population pour des croissances annuelles supérieures à 7,4%) et 16 pays dont la croissance dépasse 5%. Ces derniers sont ceux dans lesquels la BM place plus d’espoir. Ils ne dépendent pas du revenu de leurs ressources minérales. Il s’agit notamment du Sénégal, du Mozambique et du Ghana. Pour les autres, la situation est alarmante. L’Afrique sub-saharienne «est la seule région du monde dans laquelle le nombre des pauvres continue de croître», note la Banque mondiale. Cette année, la flambée des cours du pétrole a alourdi le fardeau de ces pays, souligne John Page. D’ici à ce que le choc soit complètement absorbé, c’est-à-dire dans trois à cinq ans, environ 3,5% du PIB aura été perdu. Les gouvernements ont répercuté cette hausse sur les produits pétroliers au lieu de la faire supporter par le budget. Plusieurs pays sont parvenus aussi à contre-balancer ces dépenses supplémentaires par la hausse des recettes liées à leurs ressources en matières premières. Mais les Objectifs du Millénaire sont encore loin. «La plupart des pays africains ne les atteindront pas tous», estime John Page. Synthèse L’Economiste

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