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    Afrique: La FAO s’inquiète de la ruée sur les terres arables

    Par L'Economiste | Edition N°:3033 Le 27/05/2009 | Partager

    . Transactions en augmentation depuis cinq ans. Pertes de droits sur les ressources naturelles. Etude de l’institut international pour l’environnement LES achats de terres à grande échelle sont en rapide augmentation en Afrique et ailleurs, entraînant le risque, si ces opérations sont mal gérées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles, d’après la première étude détaillée de ces processus. L’étude a été réalisée par l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED, Londres) à la demande de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds international pour le développement agricole (Fida). Elle montre que ces transactions sur la terre peuvent créer des opportunités (débouchés garantis, emplois, infrastructures, hausses de productivité agricole) mais peuvent aussi causer des dommages si les populations locales sont exclues des décisions et si leurs droits fonciers ne sont pas protégés. Le rapport souligne un certain nombre de préjugés erronés sur ce qu’on a appelé l’accaparement (ou la spoliation) des terres. Il met en évidence le fait que ces transactions ont augmenté rapidement depuis cinq ans. Mais, alors que les investissements étrangers sont les plus nombreux, les investisseurs nationaux jouent aussi un rôle important dans ces acquisitions à grande échelle. Les transactions impliquant des acteurs privés (entreprises) sont plus nombreuses que celles de gouvernement à gouvernement, bien que les gouvernements utilisent des moyens indirects pour soutenir des transactions faites par des entreprises. Les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements alimentaires ou en énergie sont des motivations clés pour les acquéreurs, mais d’autres facteurs tels que les opportunités de profit, la demande de matières premières pour l’industrie ou l’action des pays d’accueil jouent aussi un rôle. Bien que les acquisitions à grande échelle ne représentent encore qu’une petite part des terres cultivables dans la plupart des pays, il n’y a que très peu de terres vraiment disponibles, car la plus grande part des terres de qualité sont déjà cultivées ou appropriées, le plus souvent par les populations locales. L’étude a révélé que beaucoup de pays n’ont pas de mécanismes suffisants pour protéger les droits locaux et pour prendre en compte les intérêts et moyens d’existence des populations locales. Un manque de transparence et de moyens de contrôle public dans la négociation des contrats peut favoriser des accords qui ne maximisent pas l’intérêt public. Des droits fonciers locaux incertains, des procédures d’enregistrement des terres peu accessibles aux populations, des législations incomplètes et d’autres facteurs affaiblissent trop souvent la position des populations locales.Le rapport appelle en conclusion à garantir «les droits des communautés locales et à impliquer les populations dans les négociations» avec les investisseurs privés. J. K.

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