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    Politique

    Afilal contrôle la Fédération de l’enseignement

    Par L'Economiste | Edition N°:2131 Le 17/10/2005 | Partager

    . Il a convoqué un congrès extraordinaire . Et nommé un nouveau secrétaire général Le flou est total à l’UGTM. Même ses dirigeants le reconnaissent volontiers. La Centrale syndicale est ballottée entre Abderrazak Afilal et ses détracteurs menés par Mohamed Benjelloun Andaloussi. Un énième épisode de cette guerre a eu lieu samedi 15 octobre à Casablanca. Cette fois-ci, la bataille a été menée sur le front de la Fédération autonome de l’enseignement affiliée à l’UGTM. A l’origine du conflit, un appel lancé par Afilal aux représentants de la Fédération dans les régions pour assister à son congrès extraordinaire au QG de la Centrale à Derb Soltane. Il devait initialement se tenir au siège de l’UGTM sis à côté du port de pêche de Casablanca. La décision d’Afilal, jugée abusive, a suscité le courroux de Benjelloun, secrétaire général de la Fédération. Il avait saisi la justice pour empêcher la tenue dudit congrès, arguant que seul le conseil général de la Fédération est habilité à le faire. Toutefois, le tribunal de première instance de Casablanca a rejeté la demande de Benjelloun pour non-compétence. Néanmoins, tôt dans la matinée de samedi, le siège du port était occupé par des dizaines d’enseignants qui ont chassé par la force les congressistes d’Afilal. Ces derniers ont finalement opté pour le QG de l’UGTM. «Nos militants ont rossé de coups le dénommé Jelloul Laghrisli que Afilal a voulu propulser à la tête de la Fédération», a précisé Khadija Zoumi, membre du bureau exécutif de l’UGTM. Affirmation démentie par Laghrisli. Finalement, deux rassemblements ont eu lieu le même jour. L’un, présidé par Benjelloun, est contre la tenue d’un congrès décrété par Afilal. L’autre fait figure de congrès dont la finalité est l’éviction de Benjelloun et la restructuration de la Fédération. Dans les deux cas, l’ambiance est électrique. Qui donc croire ? Les militants qui saluent la victoire de Benjelloun qui aurait «délivré la Fédération du joug d’un Afilal dictateur?» Ou ceux venus en grand nombre au Congrès extraordinaire qui sonne le glas d’un secrétaire général ayant osé défier le président. Difficile d’avoir une idée précise sur ce qui se passe à l’UGTM. En guise de gage de la crédibilité du congrès, Afilal, contacté par L’Economiste, a affirmé avoir fait appel à un huissier de justice pour recenser les participants et attester leur appartenance au corps enseignant. Sous le couvert d’anonymat, l’huissier a précisé que le nombre des participants au Congrès est aux alentours de 280 personnes. Des listes exhaustives ont été établies. C’est finalement Jelloul Laghrisli, responsable régional de la Fédération qui a été nommé secrétaire général à la place de Benjelloun. Selon la déclaration finale du congrès, «la Fédération autonome de l’enseignement est considérée comme le noyau de l’UGTM depuis sa création malgré les tentatives de déstabilisation». Pour Benjelloun, plébiscité au siège du syndicat au port de Casablanca, les bureaux syndicaux représentés au congrès n’ont aucune légitimité.


    Gestion financière
    Abderrazak Afilal montre encore une fois qu’il est toujours l’homme fort de l’UGTM. Mais les choses ont changé. Il est aujourd’hui durement contesté par ses amis d’hier qui lui demandent des comptes à rendre sur la gestion financière du syndicat qui porterait sur plus de 170 millions de DH. Ils évoquent aussi sa gestion de la commune d’Aïn Sebaâ, ses liens avec l’affaire Slimani et le fait qu’il soit empêché de quitter le territoire. Pour ses adversaires, «les démêlées d’Afilal avec la justice risquent de porter un coup de grâce à une centrale déchirée».Mostafa BENTAK
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