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    Afghanistan: Les priorités de Hamid Karzaï

    Par L'Economiste | Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    . Le président bénéficie du soutien populaireHamid Karzaï, qui prend officiellement ses fonctions de premier président élu d’Afghanistan aujourd’hui, va devoir à la fois réduire le pouvoir des chefs de guerre, lutter contre les talibans encore actifs et la narcoéconomie croissante, des dossiers sur lesquels il est soutenu mais aussi attendu. Porté au pouvoir le 22 décembre 2001 par la conférence de Bonn qui avait mis en place l’administration intérimaire succédant au régime des talibans, Hamid Karzaï avait pendant trois ans composé avec les chefs des factions. Parfois détenteurs de ministères, ces chefs de guerre n’ont pas toujours oeuvré dans l’intérêt des Afghans et leurs pouvoirs ont été renforcés, entraînant un sentiment d’insécurité au sein d’une population qui se dit souvent harcelée par leurs milices. Parallèlement, plusieurs milliers de talibans restent actifs, en particulier dans le sud et le sud-est. Pendant ce temps, la culture du pavot a largement repris. Elle a connu en 2004 un bond de 64% par rapport à 2003. L’Afghanistan tire désormais 61% de son produit national brut du trafic de drogue et fourni 87% de la matière première nécessaire à la fabrication de l’héroïne consommée dans le monde. Sur ces dossiers, le président dispose cependant, selon beaucoup d’observateurs, d’une “fenêtre d’opportunité” car “il vient d’obtenir une victoire électorale massive”.  Avec les talibans, Hamid Karzaï pourrait profiter de leurs divisions et privilégier une politique de “réconciliation”, en incluant des “modérés” dans son gouvernement et en proposant une amnistie à ceux qui ne se seraient pas rendus coupables de “crimes”. Enfin, concernant les chefs de guerre, Karzaï est poussé par les Afghans eux-mêmes. Dans le domaine de la lutte contre la drogue, le gouvernement afghan est aussi très soutenu par la communauté internationale. Le président américain George W. Bush veut consacrer, l’an prochain, 780 millions de dollars à ce dossier, une enveloppe qui doit encore être approuvée par le Congrès. La composition du futur gouvernement, qui ne devrait pas être connue avant la mi-décembre, sera le premier indicateur de la volonté politique du nouveau président élu d’Afghanistan.Synthèse L’Economiste 

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