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Affaire Tahiti Club: Aveux explosifs!

Par L'Economiste | Edition N°:2666 Le 05/12/2007 | Partager

. Le comptable maître chanteur démasqué . Ses révélations marqueraient un tournant dans le procès . Audience prévue pour le 17 décembreL’affaire Tahiti Club qui tient en haleine les milieux d’affaires casablancais et rbati prend un nouveau virage. Celui du jugement. En effet, la première audience est prévue pour le 17 décembre au TPI de la métropole. Aziz Khenoussi, le magistrat qui a instruit le dossier, a rendu ses conclusions le 15 octobre dernier. Son rapport, dont L’Economiste tient copie, met en cause 5 personnes. C’est dire si l’homme d’affaires Hicham Sedki n’est pas le seul accusé dans cette affaire. Redouane Boujemaâ, comptable, Mohamed Benouna, expert-comptable et Nadia Ziad responsable administrative sont également poursuivis.La cinquième personne n’est autre que Saâd Benkirane, fils d’Ahmed Benkirane, ex-vice-président de la CGEM qui est également poursuivi pour «mauvaise foi dans la gestion de biens sociaux». Sur 33 pages, le rapport d’instruction relate les faits de cette tumultueuse affaire. Faux et usage de faux, trafic d’influence, mauvaise foi, détournements…Pas moins de 10 chefs d’inculpation y sont mentionnés. A partir du 17 décembre donc, la Cour devra s’attaquer aux multiples zones d’ombre de cette mystérieuse affaire. Cependant, une seule vraie question est restée longtemps sans réponse: Qu’est-ce qui a poussé les deux ex-associés à laver leur linge sale en public? Quel secret se cache derrière la société «La Compagnie des Plages» que se disputent Sedki et Benkirane et dont le capital social ne dépasse pas 100.000 DH? Serait-ce un simple alibi destiné à se débarrasser d’une personne indésirable? Une chose est sûre, Redouane Boujemaâ, comptable puis gérant de la Compagnie des plages, mais aussi comptable de la société Stor Azur appartenant à la famille Benkirane, est une pièce maîtresse dans ce dossier. D’ailleurs, il y est poursuivi pour participation à escroquerie et surtout pour avoir menacé de mort Saâd Benkirane. Selon les déclarations de ce dernier devant le juge d’instruction, Boujemaâ l’aurait fait chanter en lui réclamant 200.000 DH contre des documents comptables concernant la société Stor Azur. Selon nos informations, ces documents concerneraient des transferts d’argent vers une banque suisse basée à Genéve (Pictet & Cie). A ce stade de l’investigation, la Justice ne connaît pas encore l’origine et la destination de ces fonds. Une nouvelle enquête a été ouverte auprès de la Police Judiciaire et Boujemaâ a été convoqué lundi 3 décembre dans les locaux de la PJ. Si les dires du comptable se révèlent véridiques, l’affaire connaîtra son plus grand rebondissement. Elle risquerait aussi et surtout d’éclabousser d’autres personnalités du monde des affaires.


L’histoire de «Dessanges»

L'affaire de Tahiti Club n’est pas le seul conflit qui oppose Saâd Benkirane à Hicham Sedki. Un autre litige tout aussi sulfureux a été joint au dossier par le juge d’instruction. Il s’agit de la société «Les bains du Maroc» qui détient la franchise de la célèbre marque de soins pour cheveux «Dessanges». Contacté par la famille Benkirane pour l’exploitation de cette grande marque au Maroc, Sedki propose Mohamed Bennouna, expert-comptable. Ce dernier devient associé à hauteur de 34%. Les statuts sont alors établis et la gestion est confiée au duo Benkirane-Bennouna. Mais les statuts qui prévoyaient la double signature pour engager les dépenses n’ont jamais été déposés à la banque et Benkirane signe tout seul des chèques d’un montant global de 990.000 DH. Alerté, Bennouna, le cogérant, décide d’en informer Sedki qui s’oppose à Benkirane. Une plainte est ainsi déposée pour mauvaise foi dans la gestion des biens sociaux. Cette plainte signera l’arrêt de mort de la franchise, puisque «Dessanges» retirera sa carte à la société «Les Bains du Maroc».Naoufal BELGHAZI

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