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    Affaires

    Affaire Slimani-Laâfoura
    Les «bonnes affaires» de la commune d'Aïn Sebaâ

    Par L'Economiste | Edition N°:1715 Le 01/03/2004 | Partager

    . Montant de sa construction: 42 millions de DH dont 5% de bakchich. Le président du conseil communal, Hirouff, est aussi impliquéAprès l'affaire du projet Ouled Ziane El Fouarat, le rapport de la Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ), transmis le 16 février dernier au procureur du Roi auprès de la CSJ (cf. leconomiste.com), relate les faits d'une autre affaire concernant une partie des mis en examen. Selon ce rapport, John-Victor Lovat, l'homme d'affaires suisse, a également introduit une plainte à l'encontre de Abdelmoughit Slimani, président du conseil communal de la commune de Roches Noires, de Lahssen Hirouff, président du conseil communal à Aïn Sebaâ, et d'Abdelaziz Laâfoura, gouverneur de la préfecture d'Aïn Sebaâ Hay Mohammadi. Ainsi, selon les dires de Lovat dans le rapport de la BNPJ, Slimani serait, avec la complicité de Laâfoura, intervenu auprès de Hirouff afin que Helvetica, l'entreprise gérée par Lovat, puisse remporter l'appel d'offres concernant la construction du siège de la commune d'Aïn Sebaâ. Le projet était doté d'une enveloppe de 42 millions de DH, dont 5% promis par Slimani à Hirouff si le marché est attribué à Helvetica. Pour ce faire, poursuit le rapport, et en sa qualité de président du conseil communal, Hirouff a révélé à Lovat (qui avoue avoir accepté) que l'offre que ce dernier doit faire ne devrait pas dépasser les 14 millions de DH afin que son entreprise décroche le marché. Helvetica remporte le projet de la commune et Laâfoura empoche près de 700.000 DH pour «service rendu». Il promettra après à Slimani et à Hirouff qu'ils auront chacun leur part du gâteau lorsque la deuxième tranche du marché aura été conclue. Chose qui n'a jamais eu lieu en raison du changement du conseil communal. Il apparaît donc, toujours selon les enquêteurs, que l'attribution du projet de construction du siège de la commune urbaine Aïn Sebaâ a violé les règles procédurales en matière de marchés publics. «Il est même certain qu'aucune procédure d'appel d'offres n'ait été suivie dans cette affaire», renchérit les rédacteurs du rapport. Pour étayer ses propos, Lovat a fourni aux enquêteurs, lors de son interrogatoire, «quelques documents concernant cette transaction», ajoute le rapport. De plus, les enquêteurs de la BNPJ ont pu retrouver des «droits constatés» avoisinant les 8 millions de DH et qui ont été attribués par Hirouff à la société Helvetica, sans même que celle-ci n'ait commencé les travaux de construction.


    Les «gros» comptes font les bons amis

    Il s'appelle Mohamed Boudhir. Ce cadre de la CNSS était également et sans aucune légitimité secrétaire général de la commune de Roches Noires entre 1984 et 1991 sous la présidence d'Abdelmoughit Slimani. Lorsque Boudhir a été interrogé par les enquêteurs de la BNPJ, il a répondu «qu'il ne faisait qu'aider un ami qui lui avait promis le poste de gouverneur». Ainsi, et pendant plusieurs années, le secrétaire général fictif, puisqu'il ne figure dans aucun document de la direction des Collectivités locales au sein du ministère de l'Intérieur, a signé des documents officiels, des correspondances et même des transactions financières «douteuses» relatives à la commune d'Aïn Sebaâ.Naoufal BELGHAZI

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