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    Affaire Guédira vs Marciano
    La Cour ordonne une expertise

    Par L'Economiste | Edition N°:2410 Le 28/11/2006 | Partager

    . Objectif: déterminer s’il y a bien eu faux et usage de fauxLe litige opposant le clan de feu Ahmed Réda Guédira à l’homme d’affaires Joseph Marciano touche à sa fin. Le TPI de Casablanca en charge de trancher dans cette affaire a ordonné, lors de l’audience d’hier 27 novembre, une expertise technique. Celle-ci concerne le procès-verbal de l’assemblée générale de la société Somsi. Cette dernière constitue l’une des trois entreprises, objet du litige entre les deux parties. Les héritiers de Guédira accusent Marciano d’avoir mis la main sur une grosse partie des biens de feu le conseiller royal après sa mort. L’objectif de cette expertise est de déterminer si les signatures des héritiers de Guédira ont été falsifiées ou non. Selon une source judiciaire digne de foi, la Cour n’a opté pour cette option qu’à la dernière minute. «L’expertise technique réalisée par le laboratoire de la Brigade centrale policière s’est contentée de montrer qu’il existe des différences entre les deux spécimens de signatures, sans pour autant dire s’il y a faux et usage de faux ou pas», confie cette source. Et de poursuivre, «c’est pour cette raison que la Cour a ordonné une seconde expertise». Cette dernière a été confiée au laboratoire de la police judiciaire relevant de l’état-major de la Gendarmerie royale, situé à Témara (sud de Rabat). Ni l’accusé Joseph Marciano, ni les plaignants notamment Hakam Guédira et Farid Chebicheb, respectivement fils et gendre du défunt, n’ont jugé utile de se déplacer pour l’audience du 27 novembre. Aucune date n’a été fixée pour la prochaine audience. Les protagonistes devront attendre les conclusions de l’expertise technique qui prennent généralement 2 à 3 mois. A rappeler que le litige opposant le clan de feu le conseiller royal à Marciano a éclaté en 2002. Les héritiers de Guédira avaient alors introduit une plainte contre Marciano pour la récupération de leur héritage dont, notamment, trois sociétés. Il s’agit de Somsi (la société holding), Malibu et Touamoutou. Pour écarter les actionnaires du clan Guédira, Marciano «aurait falsifié des signatures pour vendre des actions de la famille plaignante à des membres de sa propre famille». Et c’est justement ces signatures qui feront l’objet d’une expertise technique. S’il est jugé coupable, Marciano risque, outre la restitution des biens, objet du litige, et le paiement de dommages et intérêts, une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Naoufal BELGHAZI

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