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    Affaire Erramach:
    Les plaidoiries attendues aujourd'hui

    Par L'Economiste | Edition N°:1688 Le 21/01/2004 | Partager

    . Erramach sera le premier appelé à la barre . Le procureur général rejette les requêtes de la défenseLa chambre criminelle de la Cour spéciale de justice (CSJ) devra répondre aujourd'hui sur les requêtes présentées par la défense. Les avocats ont achevé, hier, la présentation des vices de forme ayant entaché la procédure depuis le début. Il s'agit de la durée de détention, l'exclusivité dont a fait l'objet le ministre de la Justice pour enclencher la procédure et le non-respect du privilège dans le traitement des magistrats impliqués dans l'affaire. Les plaidoiries de la défense ont versé vers l'annulation de la procédure. Une requête rejetée par le représentant du ministère public lors de son réquisitoire d'hier. Pour lui, les procédures d'enquête et d'arrestation n'ont subi aucun vice de forme. Le délai légal de la détention provisoire a été respecté et les familles des accusés informées. Sur le non-respect de la procédure de traitement privilégié, le procureur général a indiqué que le ministre de la Justice a été avisé et c'est lui qui a décidé d'enclencher la procédure de poursuites contre les magistrats, comme le prévoient les statuts de la CSJ. A noter que ce débat a fait couler beaucoup d'encre, la procédure spéciale qui organise les statuts de la CSJ ne tenant pas compte des dispositions de l'ancienne comme de la nouvelle procédure pénale. Pour Khalid Sefiani, les magistrats arrêtés représentent une profession et doivent bénéficier du traitement préférentiel prévu par la loi. Si cela n'a pas été respecté, le traitement privilégié sera une affaire classée pour toujours, a enchaîné Sefiani. Le rapport du juge d'instruction relate l'affaire depuis la fusillade survenue à Tétouan entre deux gangs de narcotrafiquants, dont Mounir Erramach accusé d'être à la tête de l'un d'entre eux. Cet incident a levé le voile sur un important réseau de trafic de drogue. Et il a même été à l'origine du déclenchement d'une vague d'arrestations de hauts fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et même de l'armée. Les éléments de l'enquête révèlent que Erramach avait tissé des liens étroits avec ces fonctionnaires pour faciliter ses opérations de trafic de drogue vers l'étranger. Le rapport cite des personnalités qui faisaient partie du réseau Erramach comme le cas des deux préfets de police de Tétouan et de Tanger, Mohamed Charaf et Mohamed Essakouri. Ces liens avec les deux préfets et d'autres seront abordés lors des plaidoiries d'Erramach devant la cour attendues en principe aujourd'hui dans l'après-midi. Erramach, principal accusé, sera le premier appelé à la barre pour se prononcer sur les détails accablants contenus dans le PV de la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). Selon les éléments de l'enquête préliminaire, Erramach aurait affirmé au juge avoir donné à Essakouri une enveloppe de 4 millions de DH. Il a également reconnu avoir financé des biens immobiliers du préfet en Espagne pour un montant de 1,2 million de DH. Essakouri, qui a rejeté ces accusations devant le juge d'instruction sera, cette fois-ci, entendu par la cour.A noter que parmi les 31 personnes poursuivies dans cette affaire, figurent 5 juges, deux procureurs du Roi et trois présidents de tribunal de Tétouan.


    Nouveau tournant

    L'affaire a connu un nouveau tournant après que la justice a accordé la liberté provisoire aux trois fonctionnaires de police poursuivis dans la même affaire. Il s'agit de Youssef Jbara, Mohamed Hassan et Mohamed Hazim. Alors que les recherches se poursuivent pour mettre la main sur Hicham Kharboul, accusé de diriger une cellule de trafic de drogue vers l'Europe. Nabil Boubrahimi

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