×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Affaires

    Affaire Ecoles Al Madina
    Le dossier se complique

    Par L'Economiste | Edition N°:2763 Le 24/04/2008 | Partager

    . Un homme de paille «réapparaît» trois mois après... sa mortLES écoles Al Madina, qui avaient perdu une partie de leur terrain, (Cf.www.leconomiste.com), ne sont toujours pas au bout de leurs peines. Si l’enquête policière concernant la revente de leur parcelle de terrain avance bien, elle porte néanmoins chaque jour son lot de surprises. Rappelons que les écoles Al Madina sont en conflit avec la société Les Tulipes concernant un terrain de 700 m2. Celui-ci comportait, avant janvier dernier, la porte principale des écoles ainsi qu’une bibliothèque et un espace de récréation. Se croyant victime d’une faille procédurale (un défaut d’enregistrement notamment), la direction des écoles avait essayé de négocier avec le nouvel acquéreur. Mais de nouvelles donnes l’ont convaincu de changer son fusil d’épaule. Désormais, c’est la voie judiciaire -pénale de surcroît- qui sera suivie. Ce qui mènera le dossier vers un développement «hitchcockien». La direction des écoles avait commencé par taxer de fausse l’attestation de morcellement fournie par la partie adverse pour prouver son droit d’acheter et de construire une parcelle incessible et inconstructible. Aujourd’hui elle rempile en découvrant une autre zone d’ombre dans ce dossier: il s’agit du contrat de vente du terrain objet du litige. «Selon les derniers éléments d’enquête, la parcelle a été revendue en 2000 à la société Les Tulipes. Cependant, cette dernière n’était pas représentée par Hassan Ghazali, son propriétaire actuel, mais par Rakmi Haddaoui, qui était certainement l’homme de paille de Ghazali», confie une source judiciaire. Les choses se compliquent le 7 février 2006, lorsque Haddaoui décède. «Un acte de cession de la totalité des parts sociales de la société Les Tulipes au profit de Ghazali voit ainsi le jour: il a été signé le 6 février 2006, soit quelques heures avant le décès de Haddaoui», confie une source policière. Selon elle, «l’acte de cession est notarié. Il atteste la vente, mais dit que le paiement a été effectué hors de la vue du notaire. L’acte ne comportant que la signature du notaire, il est difficile de savoir si Haddaoui était présent lors de la cession ou pas. Surtout si l’on sait qu’il a été hospitalisé quelques heures avant son décès». Et l’intrigue ne s’arrête par là. Tel un Saint Lazar, Haddaoui «réapparaît» trois mois après son décès pour réclamer une attestation bancaire au nom de la société qu’il ne représente plus, puisqu’il avait vendu ses parts sociales juste avant son décès. «Nous avons retrouvé un document signé par Haddaoui trois mois après sa mort. Il est clair que ce document est faux», indique un proche du dossier. A qui profite alors cette apparition post-mortem?Quoi qu’il en soit, la direction a réclamé une requalification des chefs d’inculpation pour un passage devant le procureur général du Roi. Si leur requête est acceptée, l’affaire virerait du délictuel au criminel. Mieux encore, l’enquête pourrait bien être confiée à la Brigade Nationale de Police Judiciaire (BNPJ), si le ministère public juge que les multiples dimensions de l’affaire dépassent les compétences et le domaine d’intervention de la Brigade Centrale de Police.


    Rappel des faits

    L’affaire des écoles Al Madina remonte à 1996. Cette année-là, l’établissement achète auprès de la société Tarka (administrée par Brahim Bouftas) une parcelle de terrain qui constitue la chute du lotissement abritant le groupe scolaire. La direction l’annexe à l’école pour y construire une bibliothèque et un espace de récréation pour les élèves. Après l’achat, la direction se voit refuser l’enregistrement du terrain en raison d’une hypothèque bancaire inscrite sur le titre mère. En 2007, l’établissement est surpris par une plainte déposée à son encontre par la société Les Tulipes. Celles-ci affirme, preuve à l’appui, qu’elle est propriétaire de la parcelle de terrain achetée par les écoles en 1996. Le nouvel acquéreur assure avoir acheté le terrain en 1998 et avoir fourni toute les preuves de ses allégations. La société Les Tulipes gagne d’ailleurs le procès et oblige l’établissement écolier d’évacuer la parcelle en janvier dernier.Naoufal BELGHAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc