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    Affaire des minotiers: Les familles des prévenus s'activent

    Par L'Economiste | Edition N°:924 Le 26/12/2000 | Partager

    . Elles réclament la mise en liberté de leurs parents en détention provisoire depuis 8 mois. La compétence de la Cour Spéciale de Justice pour statuer dans l'affaire est contestée par la défenseLes familles des huit prévenus dans l'affaire des minotiers haussent le ton. Après avoir adressé plusieurs lettres au ministre de la Justice lui demandant d'intervenir pour accorder la liberté provisoire à leurs parents, incarcérés le 24 avril dernier, elles ont observé deux sit-in en fin de semaine. Le premier, le vendredi 22 décembre, devant le siège du Ministère de la Justice pour demander au ministre de leur accorder une audience. Le deuxième a été organisé le lendemain devant le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH). Mais, à peine un dossier remis aux membres du Conseil que les forces de l'ordre sont intervenues pour les disperser. Les pancartes arborées par les enfants des prévenus leur ont été arrachées. Il y était notamment dénoncé une «justice sélective«.Ce combat vient appuyer un autre mené par les avocats sur le plan juridique pour prouver l'incompétence de la Cour Spéciale de Justice (CSJ) à statuer dans cette affaire. La défense estime que l'Association Professionnelle des Minotiers (APM), «exclusivement financée par les cotisations de ses membres«, relève du droit privé et que l'affaire la concernant doit, par conséquent, être portée devant une juridiction normale. Sont de cet avis «d'éminents juristes, tels MM. Mohamed Machichi Alami, ex-ministre de la Justice, Michel Rousset, Khalid Naciri ou encore Hamid N'Guassi«, souligne un communiqué des familles. Les détenus sont des salariés de l'APM, alors que la CSJ est chargée, aux termes même de la loi portant sa création, «de la répression des crimes de concussion, corruption, trafic d'influence et détournements commis par des fonctionnaires publics«.Les familles dénoncent par ailleurs que leurs parents, qui ne sont «ni ordonnateurs, ni décideurs«, au sein de l'AMP «croupissent en prison à la place des responsables des Conseils d'Administration qui se sont succédé à la tête de l'Association depuis 1990«. Ces derniers sont tenus «statutairement et juridiquement de rendre compte de leur gestion devant leurs adhérents d'abord et devant la justice compétente ensuite«, estiment les familles. Ces responsables ont été convoqués au cours de l'instruction en tant que témoins.Concernant le retour de M. Ghali Sebti, les familles ne le prennent pas au sérieux. «C'est de la pure intox livrée par l'entourage de l'ancien président de l'AMP«, estime le père d'un prévenu. Les familles ne veulent s'attarder ni sur le cas Sebti, ni sur ses altercations avec l'ancien ministre de l'Agriculture qui avait porté l'affaire devant la justice. Pour elles, l'essentiel, c'est de mettre fin au calvaire de leurs parents. Le Ministère public, qui a ordonné le dépôt des prévenus à la prison de Salé, refuse pour l'heure de donner suite à cette requête pour «manque de garanties«. O. M.

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