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Affaires

Affaire CIH
La partie civile réclame 3,8 milliards de DH

Par L'Economiste | Edition N°:2560 Le 02/07/2007 | Partager

. Zahidi et Benkirane, les deux accusés les plus cités. Le ministère public se contente de réclamer l’application de la loi. Les plaidoiries de la défense démarrent le 10 juilletChose promise, chose due. Comme nous l’annoncions dans une précédente édition (cf. www.leconomiste.com), l’affaire de dilapidation de deniers publics au Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH) connaîtra sa fin avant les vacances judiciaires. Le verdict en première instance sera rendu fin juillet. La Cour a en effet entendu le dernier témoin dans ce procès fleuve (7 ans) jeudi 28 juin dernier. Et c’est Mohamed Idrissi, ex-directeur juridique et actuel directeur général adjoint qui est passé en dernier à la barre. Initialement mis en examen, Idrissi a bénéficié d’un non-lieu et a été réintroduit dans le dossier en tant que témoin. Sa déclaration a soulagé ses ex-collègues. A la barre, le DGA a affirmé que les procédures suivies au CIH en matière d’octroie de crédits n’ont pas changé depuis les années 90. Ce qui disculpe les 17 autres accusés dans ce dossier. Le témoignage de Idrissi a été suivi de la plaidoirie de la partie civile. Pour sa défense, le CIH, qui s’est constitué partie civile, a fait confiance à un ténor du barreau casablancais: Azzzedine Kettani. L’avocat qui n’a pris la parole qu’une vingtaine de minutes a réclamé à la Cour des dommages et intérêts de l’ordre de 3,8 milliards de DH. Une somme jugée «faramineuse» par bon nombre de ses confrères. Moulay Zine Zahidi, ex-PDG et Abdelhak Benkirane, ancien DG constituent, avec les héritiers d’Othman Slimani, ex-PDG du CIH, les noms les plus cités par la partie civile. Lors de la séance de jeudi dernier, le défaut de poursuite des clients, qui ont bénéficié des «largesses» de l’établissement bancaire, a encore été posé. Une question qui restera certainement sans réponse eu égard à l’absence d’une mise en examen des clients lors de l’instruction. Juridiquement, c’est le parquet qui est habilité à réclamer au juge d’instruction la mise en examen de telle ou telle personne. «Dans ce cas d’espèce, c’est le ministre de la Justice qui disposait du pouvoir de le faire puisque le dossier avait été traité en premier lieu par la Cour spéciale de justice», confie l’avocat de l’un des accusés. Selon lui, seul le ministre de la Justice est habilité à déclencher l’action publique au sein de la défunte CSJ. «Si les clients n’ont pas été inquiétés, c’est justement parce que le CIH a bel et bien récupéré une bonne partie de ses créances en souffrance. La poursuite des clients ne lui servirait donc pas à grand chose», renchérit l’avocat. Après la partie civile, la Cour a donné la parole au représentant du ministère public. En une quinzaine de minutes, l’accusation s’est contentée de réclamer l’application de l’article 241 du code pénal. Celui-ci prévoit la réclusion criminelle de 5 à 20 ans pour les détournements et concussions, commis par des fonctionnaires publics. La prochaine audience est prévue pour le 10 juillet. Date de la première plaidoirie qui sera assurée par Rachid Diouri, représentant d’Abderazak Walliallah, ex-directeur des réseaux au CIH.Naoufal BELGHAZI

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