×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Affaire Bin Louidane
L’argent de la drogue finance-t-il les islamistes?

Par L'Economiste | Edition N°:2365 Le 20/09/2006 | Partager

. Le baron Kharraz aurait remis un chèque de 600.000 DH à une Jamaâ Islamia. Le chef de celle-ci a passé ses vacances d’été à Ksar Sghir…. La ville où a été arrêté le baron de la drogue en août dernierL’affaire Bin Louidane prendrait-elle un nouveau tournant? Est-ce qu’il y a des ramifications entre Mohamed Kharraz, le baron de la drogue arrêté fin août dernier et des réseaux islamistes(1) au Maroc? En tout cas, les dernières révélations sur ce tumultueux dossier vont dans ce sens. Selon nos informations, Bin Louidane a bel et bien financé un réseau islamiste au Maroc. «Le baron a remis un chèque de 600.000 DH au chef d’une grande Jamaâ Islamsite au Maroc, quelques jours avant son arrestation», affirme une source proche de ce dossier. Selon elle, c’est justement cette ramification avec cette Jamaâ qui aurait été fatale à Bin Louidane. «Avant qu’il ne tisse des relations avec les islamistes, Bin Louidane n’était jamais inquiété. Comment expliquer par exemple l’absence de sa photo alors même que la DGSN a lancé plusieurs avis de recherche le concernant». Cette thèse a été en partie confirmée par une autre source à la Direction de la surveillance du territoire (DST). «Je ne pourrais pas dire que Bin Louidane a financé ou non la Jamaâ en question. Ce qui est certain, en revanche, c’est que le baron de la drogue a bel et bien rencontré le Cheikh de ce réseau et à plusieurs reprises», souligne cette source. Pour étayer ces propos, elle indique que le Cheikh a passé ses vacances d’été à Ksar Sghir. La ville même où a été arrêté Bin Louidane le 25 août dernier. Si la relation entre le baron de la drogue et un réseau islamiste se vérifiait, les responsables sécuritaires, dont Abdelaziz Izzou, ex-patron de la sécurité des palais royaux et ancien chef de la Police judiciaire de Tanger, mis en examen dans cette affaire, pourraient risquer très gros. Car il ne s’agirait plus de trafic de stupéfiants, mais de financement de réseaux intégristes. En attendant une confirmation ou infirmation de cette thèse par le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca, les enquêtes concernant l’implication présumée de certains hauts responsables sécuritaires se poursuivent dans la métropole.Ainsi, 24 personnes ont été entendues par les enquêteurs de la Gendarmerie royale depuis le début de semaine. Selon des sources judiciaires concordantes, ces personnes ne seront pas transférées devant Jamal Serhane, le juge chargé d’instruire ce dossier, avant d’avoir été confrontées aux autres mis en examen. Ces derniers devraient donc être transférés de la prison d’Oukacha aux locaux de la brigade de la Gendarmerie royale dans le quartier 2 mars à Casablanca.


Commissaire et non préfet

Abdelaziz Izzou, ex-chef de la sécurité des palais royaux, qui a été écroué à la prison d’Oukacha pour une implication présumée dans l’affaire Bin Louidane, n’avait pas le grade de préfet de police au moment des faits. «Il est vrai qu’il a occupé ce poste après avoir été chef de la PJ dans la même ville, mais il n’en avait pas le grade. Izzou était seulement un commissaire divisionnaire chargé d’occuper le poste de préfet de police», explique une source à la DGSN. Ce n’est qu’après avoir été nommé pour chapeauter la sécurité des palais royaux qu’Izzou bénéficiera d’une promotion et deviendra préfet de police, comme plusieurs autres proches de Hamidou Laânigri.Naoufal BELGHAZI----------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) L’Economiste a décidé de ne pas communiquer le nom de cette Jamaâ tant que son implication dans cette affaire n’est pas judiciairement prouvée.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc