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Société

Affaire Bin Louidane, Izzou & Cie
La défense menace de se retirer

Par L'Economiste | Edition N°:2648 Le 09/11/2007 | Partager

. La Cour «réfute tous les arguments», selon des avocats. Ces derniers accusent les enquêteurs de la Gendarmerie d’avoir «fabriqué» le dossier Ça chauffe dans le procès de trafic international de stupéfiants et de corruption qui met en cause de hauts responsables sécuritaires du Nord. Lors de l’audience du mercredi 7 novembre, les avocats de la défense ont tout simplement menacé de se retirer du procès pour contester les décisions de la Cour qualifiées «d’injustes». Concrètement, la défense reproche au tribunal de différer son jugement concernant les vices de forme. «La Cour a refusé de se prononcer sur sa compétence dans cette affaire», confie une source judiciaire présente dans la salle d’audience. Signalons que la défense de Mohamed Kharraz, alias Chrif Bin Louidane, le notoire trafiquant de drogue, avait déjà réclamé à la Cour de se déclarer incompétente pour juger ce dossier. Et pour cause, «Bin Louidane a été arrêté à Ksar Sghir et non à Casablanca comme l’indiquent les PV des enquêteurs de la Police Judicaire», souligne l’avocat de Kharraz. Pour étayer ses propos, ce dernier fournit une trentaine de noms de témoins oculaires qui auraient assisté à l’arrestation de Kharraz à Ksar Sghir. Mais le représentant du parquet a énergiquement réfuté cette thèse en réclamant la poursuite du procès devant la même instance. La défense a même accusé de faux et usage de faux, les agents de la Gendarmerie Royale qui ont enquêté sur ce dossier. L’avocat de Bin Louidane a demandé la convocation des enquêteurs pour s’expliquer devant la Cour. Parmi les exemples de faux que la défense ne cesse d’invoquer, l’on peut citer la date d’arrestation de Bin Louidane qui correspondrait au 25 août 2006 au lieu du 11 septembre de la même année. «Ce qui porterait la durée de la garde à vue à 480 heures au lieu des 96 heures réglementaires», s’insurge l’un des avocats dans ce dossier. Quoi qu’il en soit, la menace du retrait n’a pas été vaine puisque la Cour a accédé à l’une des nombreuses requêtes en acceptant notamment d’écouter les témoins cités par la défense de Kharraz. La prochaine audience est prévue pour lundi 12 novembre. Outre Abdelaziz Izzou, ex-directeur de la sécurité des palais royaux et ancien préfet de police de la ville de Tanger, plusieurs autres responsables sécuritaires sont accusés dans ce sulfureux dossier. Neuf accusés, dont Izzou et Bin Louidane, comparaissent en état de détention préventive. Youssef Lahlimi Alami, fils d’Ahmed Lahlimi (Haut-Commissaire au Plan) et commandant de la Gendarmerie royale, figure également parmi les accusés, mais il comparaît avec sept autres en état de liberté provisoire. Naoufal BELGHAZI

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