×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie Internationale

    Aérien: Bataille programmée dans le ciel européen

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    Le dernier verrou qui protégeait les espaces aériens nationaux dans les pays de l'Union va sauter le 1er avril. L'exploitation des lignes intérieures est désormais ouverte à toutes les compagnies des quinze pays membres.


    C'est la veillée d'armes dans le ciel européen à quelques jours de l'ouverture totale de l'espace aérien du vieux continent prévue pour le 1er avril. L'open-sky sera donc l'aboutissement d'un processus enclenché en 1987. "Cette déréglementation concerne uniquement l'espace des pays de l'Union Européenne", tient-on à préciser au Ministère des Transports. "Le Maroc reste néanmoins un observateur attentif de cette expérience grandeur nature qui se déroule à ses portes".
    L'open-sky implique que les compagnies aériennes de l'Union Européenne pourront exploiter toutes les lignes intérieures des quinze pays membres sans restriction. Libre à elles de choisir les dessertes "qu'elles jugeront économiquement viables".

    Le 1er avril verra donc tomber la dernière barrière qui protégeait les transporteurs nationaux. Il s'agit de l'avènement de ce que les spécialistes qualifient de septième liberté. Elle correspond au droit de charger passagers et fret dans un Etat tiers et les débarquer dans un autre sans être obligé de décoller ou revenir dans le pays d'immatriculation de la compagnie. La pénultième étape de libéralisation en cours permet aux compagnies de prendre des passagers ou du fret dans un pays tiers à destination de leur Etat d'immatriculation, avec une escale dans un autre pays pour prendre ou déposer de la charge marchande à raison seulement de la moitié de la capacité offerte. De manière générale, le transport aérien mondial est régi par sept principes d'organisation, appelés "libertés". Pour qu'un marché soit entièrement ouvert, il doit réunir les sept libertés. Outre les deux principes décrits plus haut, les autres libertés concernent respectivement le droit de survoler un pays tiers, d'y déposer et d'y charger passagers et fret, et de prendre de la charge marchande dans un pays tiers et la déposer dans un troisième pays.

    Manoeuvres stratégiques


    D'ores et déjà, les experts prédisent une fuite en avant des compagnies dans l'ouverture des lignes et une surcapacité de l'offre de sièges. Ce qui ne manquera pas d'accroître la pression à la baisse sur le prix du billet et laminer encore plus les marges des compagnies, même dans un contexte de croissance du trafic (+9% en 1996).
    L'échéance du 1er avril focalise sur elle les manoeuvres stratégiques des compagnies européennes. La plupart d'entre elles ont multiplié les accords d'alliance, essentiellement de co-sharing (le partage de code), soit intra-européens, soit avec leurs homologues américaines. Ces alliances permettent de répartir le risque financier d'une exploitation de ligne ainsi que les charges de carburant. Mais elles permettent surtout d'étendre le réseau à moindres frais, l'ouverture d'une ligne nécessitant un investissement important. Pour le passager, la pratique simplifie les procédures (au niveau de l'enregistrement des bagages) et diversifie l'offre de fréquences et de destinations.
    Les responsables de la Commission à Bruxelles placent ces alliances sous haute surveillance afin d'éviter toute utilisation anti-concurrentielle.


    La RAM s'y prépare


    LA Royal Air Maroc, dont le chiffre d'affaires provient essentiellement de son réseau européen, est bien sûr concernée par l'ouverture du ciel dans le vieux continent. Son PDG, M. Mohamed Hassad, réaffirme régulièrement que sa compagnie s'y prépare tous les jours en améliorant la qualité de service: "Nous serons prêts au rendez-vous".
    Plus récemment, la RAM avait montré qu'elle voulait également prendre pied dans le ciel européen en s'associant à un pool postulant à la reprise d'Air Liberté. Pour le président, la portée stratégique de la décision était claire: se positionner dans l'open-sky et "chercher des alliances pour étoffer la stature de la compagnie".

    Abashi SHAMAMBA





    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc