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    Economie

    Administration et opérateurs de Ben M'Sik-Sidi Othmane : Le difficile apprentissage du dialogue

    Par L'Economiste | Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager


    Le dernière réunion du Comité Technique Provincial (CTP) a été marquée par l'ouverture d'un bureau de douane à domicile dans la zone industrielle Moulay Rachid. Les responsables des services extérieurs de l'Etat ont été sommés de revoir en profondeur leurs méthodes de travail avec les opérateurs économiques.

    L'expérience est pilote: la Douane a inauguré le 10 octobre un bureau de dédouanement à domicile au niveau de la zone industrielle Moulay Rachid (1). Cette opération vise à faciliter les démarches douanières aux opérateurs de la Zone Industrielle de Moulay Rachid, qui sont en majorité dans le secteur textile. Cette ouverture a été suivie par une réunion du CTP, tenue dans le sillage du Gentlemen's agreement en présence des responsables des services extérieurs de l'Administration.
    Cette réunion, qui a démarré avec une demi-heure de retard, a été marquée par des discours au contenu similaire (apports positifs du dialogue social et du Gentelemen's agreement). La plupart des interventions frisaient les généralités et sonnaient parfois creux. L'absence de coordination dans la préparation de cette rencontre a été manifeste. D'ailleurs, ce sentiment a dû être partagé par M. Hjaïj, représentant de la CGEM, qui a soulevé le problème de méthodologie dans le travail pour aboutir à des résultats concrets, ne serait-ce que pour les rencontres à venir. Pour lui, l'assistance devra concentrer ses réflexions afin de les positionner par rapport au problème de l'investissement. Il a rappelé que l'investisseur devra aller vite dans sa prise de décision d'investissement.

    Poches de léthargie


    Cette vision est partagée par M. Hasnaoui, représentant également la CGEM. Il a rappelé que l'attitude à l'égard de l'investisseur devra changer. «L'investissement concerne tout le monde. L'entrepreneur recherche la sécurité et un minimum de tracasseries administratives», a-t-il indiqué. Profitant de la présence de toutes les administrations inter-venantes dans la création de l'entreprise, il a réitéré la nécessité pour l'Administration de considérer les opérateurs comme des clients. Dans cette optique, l'Administration devra régulièrement mesurer ses perfor-mances pour avancer. «Il serait utile que chaque administration revoie sa façon de travailler et la manière de procéder pour favoriser l'investis-sement», a martelé M. Hasnaoui. Il a également fait part à l'assistance du problème d'assainissement et du manque de propreté dans la zone industrielle de Moulay Rachid, grief constamment soulevé par les investisseurs étrangers. «Cette situation laisse en effet à désirer. Nous devons donner l'exemple», a-t-il ajouté. Il est à signaler qu'avant de prendre la parole, M. Hasnaoui avait demandé la permission d'intervenir en français. «Considérez ce feu vert comme faisant partie des facilités accordées aux opérateurs écono-miques», a précisé M. Ahmed Himdi, gouverneur de la préfecture Ben M'Sick-Sidi Othmane, à Casablanca.
    Ces tentatives de secouer les poches de léthargie de l'Admi-nistration ne semblent pas produire leurs effets sur le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca. «Il a lu un discours préparé et qui sied à n'importe quelle occasion», a fait remarquer un chef d'entreprise.

    Prérogatives du gouverneur


    Il a fallu attendre l'intervention du gouverneur pour voir surgir quelques mises au point et des débuts de réponses aux différentes interrogations des opérateurs économiques, particu-lièrement celles des représentants de la CGEM.
    M. Himdi a promis de fournir deux tracts dès le lendemain pour nettoyer la région. L'assainissement n'a pas été en reste puisqu'il a fixé deux semaines de réflexion et de tractations entre les différents intervenants pour prendre une décision et l'exécuter. Quant à la méthodologie, M. Himdi a rappelé le projet de réunions périodiques avec un ordre du jour. «Les responsables devront venir à ces réunions avec des solutions».
    Pour lui, Il est inadmissible qu'un investisseur, plaçant sa fortune, parfois appuyé par des crédits bancaires, se voit faire des allers-retours entres les différentes administrations. M. Himdi a sommé les responsables des différentes administrations de sensibiliser leur employés a faire preuve davantage de disponibilité et de coopération. Car l'opérateur doit s'occuper de son investissement et prospecter le marché. S'il perd 24 heures dans les tracasseries administratives, un marché risque de lui filer entre les doigts. Afin de donner plus de relief et de poids à ses directives, M. Himdi a dû rappeler aux représentants des différentes administrations le texte de la nouvelle Constitution qui confère au gouverneur la responsabilité des services extérieurs de l'Etat.

    Mohamed CHAOUI

    (1) Cf L'Economiste n° 248 du 3 octobre 1996.

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