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International

Adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan
Le niet de Poutine et Sarkozy
DNES à Bucarest, Jamal Eddine HERRADI

Par L'Economiste | Edition N°:2748 Le 03/04/2008 | Partager

. Bush y tient cependant. Serbie et Albanie, autres candidats. Relents de nouvelle guerre froide C’EST dans un air de tension à peine voilée que le Sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a démarré, hier à Bucarest, ses travaux au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement. Un sommet qui se tient, on le sait, sur un fond de crise notamment entre la Russie et les Etats-Unis à propos de l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’Alliance atlantique.La France est venue, à son tour, jeter de l’huile sur le feu en affirmant par la voix de son Premier ministre, François Fillon, que Paris est contre l’adhésion de ces deux pays à l’Otan. La France a également souligné qu’un «éventuel rapprochement de l’Ukraine et de la Georgie avec l’Otan doit nécessairement faire l’objet de négociations préalables avec la Russie». Se joignant ainsi à la Russie, grand invité du sommet de Bucarest, la France a complètement brouillé les cartes du président américain, George W. Bush, qui aimerait bien finir son deuxième mandat, et peut-être sa carrière politique, sur une note positive: élargir l’organisation atlantique à deux pays de l’ancien bloc soviétique. Avant de rejoindre Bucarest, le président américain a fait un «crochet» par la capitale de l’Ukraine, Kiev. Histoire aussi de narguer Vladimir Poutine dont le mandat en tant que président de la Russie prend fin dès la première semaine de mai. Comme quoi, la guerre froide n’a pas encore pris fin, mais se déroule sous d’autres formes que les courses-poursuites et autres chasses à l’espion. En tout état de cause, George W. Bush, qui a été accueilli en grande pompe tant à Kiev qu’à Bucarest (où il est arrivé hier vers 13 heures GMT), n’aura pas la tâche facile. Il lui sera vraiment très difficile de convaincre ses pairs de le soutenir dans ses efforts pour faire adhérer l’Ukraine et la Géorgie. Parlant de l’éventualité de cette adhésion, Bush n’a pas manqué de faire part de sa conviction que «l’Otan en tirera bénéfice tout autant que l’Ukraine et la Géorgie» si jamais elles sont acceptées dans la toute puissante organisation. Mais l’Ukraine et la Géorgie ne sont pas les seules à vouloir rejoindre l’Otan. A commencer par la Serbie qui est soutenue par la Roumanie, pays hôte du sommet. En effet, le président roumain, Traian Basescu, a plaidé, hier, pour «un rapprochement entre l’Otan et la Serbie en soulignant l’importance cruciale» de ce pays pour la stabilité dans les Balkans. Bucarest veut ainsi offrir à Belgrade une réelle possibilité de retour au sein de la communauté euro-atlantique. Il y a également l’Albanie qui «pense mériter de rejoindre l’organisation atlantique». «Pays des bunkers et des prisons lors de l’époque communiste, l’Albanie est aujourd’hui un pays démocratique qui mérite d’être invité à rejoindre l’Otan», a affirmé son Premier ministre, Sali Berisha.Mais la suite qui sera donnée au désir de ces pays à devenir membres de l’Alliance reste encore «imprévisible», de l’avis même du Secrétaire général de l’organisation atlantique, Jaap de Hoop Scheffer. «Il est difficile de prédire ce que seront les décisions du sommet concernant au moins les cas de l’Ukraine et de la Géorgie».«Vedette internationale» de ce sommet, Bush a aussi appelé l’Otan «à finir le combat contre les extrémistes en Afghanistan». «Si nous relâchons la pression, les extrémistes vont établir des zones où ils seront en sécurité et les utiliseront pour terroriser le peuple afghan et nous menacer», a-t-il dit dans son discours devant le sommet. Washington ne cesse d’ailleurs de multiplier les pressions depuis plusieurs mois sur «ses alliés» de l’Otan pour qu’ils «augmentent leurs engagements financier et militaire afin de stabiliser l’Afghanistan». L’on estime à Bucarest, «qu’au moins sur ce chapitre, Bush a raison du moment que le succès de l’Otan en Afghanistan est crucial pour la guerre contre le terrorisme et pour la sécurité internationale». Une conférence internationale sur l’Afghanistan devrait se tenir à Paris le 12 juin prochain à la demande du président afghan, Hamid Karzai. Le sommet, qui poursuivra ses travaux jusqu’à vendredi, se tient dans un contexte temporel et géographique plein de connotations symboliques. La Roumanie n’est-elle pas un des derniers pays du bloc communiste à rejoindre l’Otan? Ne délimite-t-elle pas la frontière-est de l’Alliance aux portes mêmes de la Russie de Vladimir Poutine? Ce dernier, grand invité du sommet, saura-t-il mobiliser contre l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie? Il tentera certainement de négocier la question lors de la réunion avec l’Otan ce vendredi à Bucarest.


Position française sur l’Afghanistan

LE président français, Nicolas Sarkozy, n’a pas clairement précisé le nombre de soldats que son pays pourrait éventuellement envoyer en Afghanistan. Il a estimé à ce propos que le plus important est la décision de principe. Le reste «relève des discussions techniques entre militaires qui devront déterminer le nombre précis de soldats et la localisation exacte des effectifs et renforts». La décision française a provoqué d’ailleurs une vaste polémique en France où elle a fait l’objet, hier mardi, d’un débat devant l’Assemblée nationale.

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